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 Ange et/ou Monstre? Aiolia x Saga

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MessageSujet: Ange et/ou Monstre? Aiolia x Saga   Mer 2 Juin - 11:07

Voici un os non terminé que j'espère finir un jour bien sur. Il est basé sur le couple Aiolia/Saga. Attention langage parfois cru et violence mental aussi. bonne lecture.

Ange et/ou Monstre?

Cela faisait un an qu’ils avaient été ressuscités par Zeus sous la demande exhaustive de sa fille adorée Athéna. Un an que certain d’entre eux avait repris une vie de chevalier et pour d’autre une vie plus calme tout en continuant tout de même de s’entraîner au cas ou. Il en y en avait même qui s’était mis en couple, bien que certain ait du mal à accepter que certain soit ensemble, ce n’était pas le faite que ça soit deux hommes, pas du tout, ils avaient tous étés élevés avec la notion que chacun pouvait aimer qui il voulait que ça soit une personne du sexe opposé ou non comme du temps de la Grèce antique. C’était juste que voir le Sagittaire avec l’ancien dragon des mers, ce n’était pas normal pour certain, puisque l’un avait fomenté un plan pour tuer l’autre. Mais bon, il semblerait que le chevalier du Sagittaire qui avait son corps d’adolescent ait passé au-dessus de cela surtout après ce qu’il avait connu de l’enfer et ait accepté le soutien et l’amitié de l’ancien dragon qui s’était mué en un amour sincère bien que parfois compliqué entre les deux hommes de forte tête. (NdSyt : Pourquoi certain pense au cross avec Saiyuki lol ou à mon autre OS avec Aioros et Kanon. Non ce n’est pas la suite.) Mais ce n’est pas eux qui seront au centre de cette histoire mais leur frère respectif.

Aioros avait beau avoir pardonné aux jumeaux leur égarement de jeunesse, son jeune frère qui avait plus de 20 ans, avait toujours une dent contre eux et il était celui qui acceptait le moins la relation de son frère avec l’ancien manipulateur. Bien sur les deux frères s’étaient plusieurs fois disputés à ce sujet où Aiolia en sortait toujours perdant puisqu’Aioros était toujours avec Kanon. De son côté, Saga enviait son jumeau de pouvoir être avec la personne qu’il aimait, bien qu’il n’aurait jamais cru qu’il finirait avec son ami d’enfance, mais dans un sens lui et Aioros s’étaient bien trouvés et il trouvait qu’ils se complétaient à merveille. Pour son malheur, Saga était tombé amoureux du seul homme qui ne lui rendrait jamais son amour à cause de quelque erreur de jeunesse si on pouvait dire, bien que ces erreurs fussent loin d’être petites. La première consistait dans le faite qu’il avait ordonné la mise à mort de son frère, d’avoir traité ce même frère de traître au Sanctuaire et qu’enfin, il avait manipulé l’esprit de son amour. Et c’était sûrement cette erreur la qui faisait que le Lion ne lui accorderait jamais un pardon. Bien qu’il se soit repenti de ses erreurs devant le mur des lamentations.

La vie au Sanctuaire continuait donc son cours. Jusqu’au jour où une déesse qui aimait que les histoires d’amour se terminent bien vienne mettre son grain de sel dans les histoires de cœur des chevaliers de sa sœur. Elle alla voir son fils Eros pour que ce dernier l’aide dans sa dure tache que de rapprocher deux cœurs perdus. Au début, quand Eros entendit l’histoire des deux chevaliers, il crut que sa mère était devenue folle tellement il trouvait la situation impossible à régler. Mais quand il entendit son plan, il était certain qu’elle était bonne pour l’asile. Il avait beau être le Dieu de l’Amour, on ne pouvait pas forcer une personne à aimer celui qu’on accusait responsable de tous ses malheurs, surtout pas de cette façon. Mais quand il apprit que sa tante sous qui était ces chevaliers, était en parfaite accord avec ce que voulait faire sa mère, il se demandait dans quoi il était tombé. C’était impossible, la sage Athéna ne pouvait accepter un tel plan, une telle mascarade, cela allait finir en désastre, c’était couru d’avance, mais devant les yeux suppliants de sa mère, il n’eut pas d’autre choix que d’accepter ce qu’on lui demandait de faire.

C’est donc par un beau jour d’été que deux superbes créatures apparurent au Sanctuaire, un homme et une femme. Tous deux blonds cendrés avec des yeux bleus turquoise dans lesquels le ciel semblait se refléter. L’homme semblait assez bien battit mais pas trop non plus et la jeune femme tout en finesse avec une poitrine qui ferait sûrement virer sa cuti à tout homo qui pourrait la regarder. Mais ces deux personnes n’étaient là que pour deux personnes du Sanctuaire. Ils commencèrent une montée des marches sans grandes difficultés puisqu’ils n’étaient pas reconnus comme des ennemis. L’homme s’arrêta devant le temple des Gémeaux, alors que la jeune femme alla jusqu’à celui du Lion. L’homme pénétra dans la demeure du chevalier gémellaire et se rendit directement dans sa chambre, bien que son occupant soit absent. Il se sentait mal à l’aise de se trouver dans cette pièce surtout avec la mission qu’il avait, mais il savait où était ses limites et il n’irait pas trop loin avec sa victime si on pouvait parler ainsi.

Quand Saga rentra à son temple seul comme à son habitude puisque son jumeau avait emménagé chez le Sagittaire, il fut surpris de voir un homme magnifique ne portant que seulement un bout de tissus qui semblait suffisamment long pour entourer sa taille et lui cacher ses parties. Saga s’empêcha de rougir devant cet homme qui le faisait réagir d’une façon qu’il ne devrait pas. L’homme en question se rendait compte de l’effet qu’il faisait à la personne en face de lui, c’était bien pour cela qu’il avait pris cette apparence. Il savait que sa cible ne serait pas indifférente à son physique, mais le but n’était pas qu’ils finissent ensemble loin de là. Une fois ses esprits remis en place, Saga se demandait comment une personne avait pu entrer chez lui sans que personne ne le sache, de plus il semblait être étranger au Sanctuaire.

« Comment es-tu entré chez moi ?

Le ton qu’avait pris Saga se voulait en colère et ferme, mais sa voix était légèrement rauque à cause d’une partie de son corps qui réagissait trop facilement selon son bon vouloir.

« Mais par la porte chevalier Saga, tout simplement.

L’homme se voulait taquin et amusé, mais il savait qu’il ne devait pas aller trop loin s’il ne voulait pas subir la colère d’un chevalier d’or, tout dieu qu’il pouvait être. De son côté, Saga commençait à bouillir, qu’un homme se moque ainsi de lui.

« Quel est ton nom que je sache au moins qui je vais tuer ?

Le pauvre dieu se dit qu’il avait été trop loin et qu’il ferait mieux de calmer la situation. Il se leva puisqu’il avait passé la journée assis sur le lit du gémeau.

« Mon nom est Amoria. (NdSyt : c’est super proche de Aiolia comme prénom lol et de la moutarde mdr.) Et j’ai été envoyé pour vous servir.

Amoria fit une courbette en signe de servitude, mais qu’est ce que sa mère ne lui faisait pas faire. En tout cas cela sembla calmer Saga qui fit se redresser le jeune éphèbe.

« Je n’ai pas demandé de serviteur.
« Je sais, mais j’ai été engagé pour vous tenir compagnie et pour vous servir seigneur Saga.

Saga de son côté n’en revenait pas. Cela devait sûrement être un coup de son frère qui pensait bien faire pour éviter qu’il ne déprime. Mais il se sentait gêné de cela. Il ne voulait pas d’une personne étrangère dans son temple. Le seul homme en dehors de son frère qu’il voulait dans sa chambre (NdSyt : non Saga et Kanon n’ont pas couché ensemble c’est juste fraternelle bande de perverse.) était Aiolia, mais cela resterait un beau rêve malheureusement. Il était tard et Saga se voyait mal renvoyé le jeune homme chez lui. Il lui proposa donc de rester dormir dans son temple et demain, il repartirait chez lui. Amoria accepta l’invitation, au moins il était soulagé, l’homme qu’il devait aider était généreux et ne semblait pas vraiment cherché de substitue de son amour impossible.

De son côté Aiolia, avait été très surpris de voir la jeune femme dans son salon dans une tenue ne laissant pas grand chose à l'imagination, surtout que ses courbes étaient plus qu’appréciable pour le jeune homme qui sortait d'une relation avec la chevalier de l'aigle qui s'était mal finit soi disant car il n'était pas suffisamment engagé dans sa relation avec la jeune femme. (NdSyt: je sais Aiolia est toujours aussi nul avec Marine chez moi ^^) Pour le moment, il se moquait totalement qui pouvait être cette créature qui se trouvait chez lui, et il n'était pas contre une aventure avec cette splendeur. Aiolia avait beau être respectueux sur beaucoup de chose, ses relations avec les femmes étaient sûrement le seul point où il était le plus volage et le moins droit. Il s'approcha de la jeune femme sans chercher à savoir ce qu'elle faisait chez lui, ni son nom, ni rien d'autre d'ailleurs. Il passa un bras autour de la taille de la splendide créature pour la serrer contre lui et il écrasa ses lèvres contre les siennes. Au début la jeune femme trop surprise se laissa faire, mais quand elle sentit que le chevalier devenait un peu trop entreprenant, elle paniqua légèrement et le repoussa. Elle était loin de penser que le Lion était ainsi. Elle qui le croyait droit en tout, elle se trompait lourdement, et le Gémeau ne devait pas connaître cette partie de l'homme qu'il aimait. La déesse se rendit compte que ça serait plus compliqué que ce qu'elle pensait. Elle se dégagea de l'étreinte du Lion avant qu'il n'aille pas trop loin à son goût, elle n'était pas la pour se faire sauter par un chevalier mais lui faire ouvrir les yeux sur l'homme qui l'aimait. Une fois éloigner de son agresseur, la déesse repris son souffle.

« Seigneur Aiolia... Je... Je...Je suis ici pour vous servir mon seigneur. Mon nom est Siaka

Quand Aiolia avait entendu que cette créature était à son service, cela lui donna un sourire séducteur mais aussi appréciateur, car il avait déjà une idée de comment la jeune femme pourrait le servir. De son côté, Siaka, n'aima pas le sourire du Lion, cela ne lui augurait rien de bon.

« Bien Siaka. Si tu es à mon service, je vais te montrer ta chambre alors.

Aiolia la conduisit vers sa propre chambre. En entrant dans la pièce, Siaka se rendit compte que c'était loin d'être une pièce pour une servante, et qu'elle devait sûrement être dans celle du Lion. Intérieurement, la jeune femme bouillait, car celui qu'elle devait servir ne cachait vraiment en rien ses désirs envers sa personne. Elle resta sur le pas de la porte ne voulant pas entrer dans ce lieu qui avait sûrement du connaître plusieurs femmes avant elle.

En se retournant, Aiolia vit que sa servante n'était pas entrée dans la chambre.

« Mais entre Siaka, je vais pas te manger. “Enfin pas de cette façon là.”

Aiolia avait rajouté cela pour lui-même dans sa tête, mais toute déesse qu'elle était, Siaka n'avait pas entendu la suite mais elle n'avait pas besoin d'être télépathe pour comprendre ce que voulait faire le Lion.

« Mon seigneur, j'aimerai savoir où est ma chambre. Il ne serait pas correct que j'utilise la votre alors que vous dormirez sur le sol.

Aiolia bouillie intérieurement, il n'avait pas vraiment l'habitude qu'une femme se refuse à lui ainsi, mais il resta digne et conduit la jeune femme dans une autre pièce qu'il n'utilisait plus depuis qu'il était chevalier du Lion, puisque c'était la pièce où il dormait à l'époque où il était encore qu’apprenti chevalier d'or. La jeune femme trouva la pièce un peu poussiéreuse, mais bon elle n'allait pas raller là-dessus puisqu'elle était sensée être une servante. Elle entra dans la pièce et une fois à l'intérieur, elle claqua la porte au nez de son "maître". Maintenant qu'elle était seule, elle regrettait son idée de mettre ensemble le Lion avec le Gémeau. Elle espérait que son fils ait eu un meilleur accueil que le sien, ce qui ne devait sûrement pas être compliqué.

Le lendemain, Siaka et Amoria profitèrent que Saga et Aiolia étaient à leur entraînement pour aller voir Athéna et lui donner leur première impression sur les deux chevaliers. Quand Siaka raconta la façon dont l’avait accueillit le Lion, Athéna ne sembla pas très étonnée.

« Ma chère sœur ce que tu me raconte ne m’étonne guère. Si j’ai accepté ta proposition c’est en particulier parce qu’elle incluait Aiolia. Bien qu’il soit l’un de mes chevaliers les plus droits, son comportement dérange beaucoup de personne, surtout chez les femmes chevaliers. Ce comportement ne date pas d’aujourd’hui, il était déjà ainsi avant que je ne revienne au Sanctuaire. Quand j’ai repris ma place, j’ai reçu les plaintes de beaucoup de femmes sur son comportement. Je ne sais pas comment Saga faisait pour ne pas craquer devant toutes ces plaintes.

« Pourquoi Saga ?

« Parce que c’était lui qui occupait la place de Pope bien qu’il était un imposteur. Il a dut en recevoir aussi des plaintes, je ne sais pas comment il faisait pour calmer Aiolia et qu’il s’arrête et je n’ose pas lui demandé. C’est pour cela que j’ai accepté ton plan quand tu m’as demandé si tu pouvais t’occuper du cas de deux de mes chevaliers.

« Pauvre Saga. Lui qui est si gentil si je peux dire. S’il connaît les frasques d’Aiolia, il doit être encore plus mal. C’est même étonnant qu’il aime un tel salaud, excuse-moi de l’expression chère tante. Je me demande comment il fait pour tenir. Il a été plus que correct avec moi alors qu’on aurait pu penser qu’il craquerait mais rien. Si ce n’est pas de l’amour alors je ne m’appelle plus Eros.

« En tout cas, il faut qu’Aiolia se calme, sinon je ne pourrais plus contenir les femmes chevaliers. Beaucoup veulent sa tête et s’il ne change pas d’attitude envers elles, je risque de ne plus avoir de chevalier du Lion, mais une femme chevalier du Lion. Alors j’espère que vous réussirez.

« Ne t’inquiète pas ma sœur, on y arrivera. Je crois qu’il n’a jamais eu de refus avant moi. Ça devrait le faire réfléchir.

« Je l’espère. Leur entraînement ne devrait pas tarder à être terminer vous devriez retourner à leur temple. Et vaudrait mieux que vous ne veniez pas me voir avant un moment. On ne sait jamais.

Amoria et Siaka repartirent vers les temples des deux chevaliers. Ils eurent beaucoup de chance, car Saga arrivait à ce moment là pour venir s’entretenir avec Athéna à propos de son serviteur. Il avait appris durant son entraînement que ce n’était son frère qui lui avait envoyé. Donc il ne restait qu’une seule personne, leur déesse. Il se présenta à elle.

« Déesse, je suis désolé de vous déranger, mais je devais m’entretenir avec vous d’une affaire importante selon moi.

« De quoi voulais-tu me parler Saga ?

« Du serviteur que vous m’avez envoyé. Je suis désolé mais je ne peux accepter. Je sais que vous l’avez envoyé à mon temple pour faire taire la douleur qui hante mon cœur, mais j’aime Aiolia et jamais je ne pourrais l’oublier. En tout cas pas dans les bras d’un autre, aussi beau qu’il puisse être. Je vous demande la permission de le renvoyer.

Saga avait la tête basse durant ses paroles pour que la déesse ne voie pas les larmes de douleur qui coulaient sur son visage. Avouer ainsi ses sentiments vis-à-vis d’Aiolia devant leur déesse lui était assez dure. De plus, elle était la première à qui il avouait ce qui le hantait depuis des années.

Athéna qui ne pensait pas que le Gémeaux était si amoureux du Lion, fut émue par ce qu’il venait de lui dire. Bien sur elle connaissait les sentiments du Gémeaux, mais qu’il l’avoue ainsi était dur à entendre. Si cela ne tenait qu’à elle, elle ferait repartir Amoria, mais en même temps, elle comprenait où voulait en venir sa sœur et son neveu. Saga allait se détruire s’il restait seul à se morfondre des agissements du Lion, et même s’il y avait peu de chance qu’ils arrivent à ses fins, au moins le Gémeaux verrait qu’il n’y avait pas que le Lion avec qui il pourrait vivre.

« Je suis désolé Saga, mais je ne peux répondre à ta requête. Si j’ai fait venir Amoria ce n’est pas uniquement pour te servir mais pour que tu réalises enfin qu’il existe d’autre personne dans le monde autre qu’Aiolia. De plus si Amoria ne souhaite plus te servir, il pourra partir de lui-même. Mais seulement qu’à ce moment là Saga. Je suis désolé.

Le pauvre Saga n’en revenait pas. Il allait devoir partager son temple avec un inconnu. Mais visiblement sa déesse ne lui en laissait pas le choix. Souate, il obéirait, mais ce n’est pas pour cela qu’il s’entendrait avec le jeune éphèbe.

« Puisqu’il en est ainsi déesse, je vous obéirais.

Après une courte révérence, Saga se retira pour retourner chez lui. Quiconque l’aurait croisé à ce moment là aurait pu voir son aura teintée d’une tristesse infinie. En plus de ne pas pouvoir être avec l’homme que son cœur désirait, on l’empêchait de pouvoir ruminer son amour impossible en paix. Cela devait être la punition qu’il méritait pour avoir autant mal agi dans sa dernière vie.

De son coté, Aiolia avait hâte de retourner à son temple pour essayer à nouveau de séduire sa belle servante. Il n’avait pas pu le matin même recommencé son approche, car cette dernière était introuvable, sûrement partir faire les tâches qui lui incombaient en temps que servante. Mais bon, une fois arrivé à son temple, le Lion ne mit pas longtemps à la trouver. Siaka se trouvait dans la chambre qu’il lui avait donnée. Elle était en train de la nettoyer. Aiolia s’approcha doucement de la servante en évitant de faire du bruit pour qu’elle ne l’entende pas, mais il était à peine à une poigné de cm de la touché que cette dernière se retourna pour lui envoyé un coup de balai dans la partie la plus sensible de son anatomie. Aiolia se plia en deux, essayant de ne pas gémir sous la douleur. Siaka ne sembla pas le moins offensé de ce qu’elle venait de faire, au contraire.

« J’espère que vous avez saisi le message maintenant seigneur Aiolia. Je ne suis pas intéressée par vous, je préfère les hommes ayant plus de classes et de plus de respect pour les femmes. Ce qui n’est pas votre cas seigneur Aiolia.

Le pauvre chevalier ne pouvait pas répondre, tellement il était muet par la douleur. Siaka le laissa en plan là où il était et partit rempli ses fonctions dans une autre partie du temple.

Une fois arrivé à son temple, Saga alla directement dans sa chambre s’isolant totalement. Amoria qui l’avait vu rentrer ne s’en offusqua pas, mais il sentit l’aura de tristesse et de désespoir qui entourait celui qu’il devait veiller. Le dieu de l’amour le laissa seul, ne pouvant rien faire pour lui.

Saga était allongé sur son lit et pensait à ce que lui avait dit sa déesse. Il savait qu’il n’y avait pas qu’Aiolia. Il avait déjà essayé de l’oublier dans les bras de d’autres hommes, mais à chaque fois, c’était son nom qu’il prononçait. Ce qui lui faisait le plus mal au début, c’était de voir toutes ces femmes à ses pieds, mais aucune ne semblait retenir son attention pas même Marine n’y était arrivée. Pourtant, tout le monde était persuadé qu’ils auraient terminé ensemble. Mais Saga n’était pas dupe. Personne ne pourrait avoir le Lion. Pas même lui. Aiolia aimait trop la liberté pour s’attacher qu’à une seule personne. Et Saga savait qu’il ne pourrait le supporter. D’ailleurs, pendant l’entraînement, il avait entendu le Lion parler de sa future conquête. C’était bien la première fois qu’il l’entendait employer ces termes. Cela lui faisait plaisir d’une certaine façon d’apprendre qu’une femme lui résistait enfin. Mais il n’écouta pas plus. Il ne voulait pas connaître ses plans pour la prendre dans ses filets. Saga plaignait la pauvre jeune fille d’avance. Au bout d’un moment, il s’endormit ne rêvant que d’une seule personne, celle qui lui déchirait le cœur.

Amoria ne sachant pas quoi faire, décida d’aller voir Saga pour au moins découvrir qui il était réellement. Il frappa à la porte de sa chambre, mais il n’eut aucune réponse. Il entra doucement dans la pièce, espérant ne pas le déranger. Mais il le trouva endormi. Le dieu s’approcha très doucement de lui et l’observa. Il trouvait le chevalier très beau endormi, même si son visage n’était que tristesse même dans cet état. Cela l’attristait de le voir ainsi. Ainsi même dans ses rêves, il ne trouvait pas le bonheur. Amoria assez touché par cet être qui même s’il avait fait des choses horribles, ne méritait pas un tel sort. Il s’approcha du visage de l’endormi et embrassa chastement ses lèvres.

« Je te fais la promesse chevalier Saga, que ton cœur trouvera l’être qui saura le combler, même si pour cela, je dois faire le plus grand sacrifice qu’il fut. Il en va de mon honneur de Dieu de l’Amour.

Sur ces paroles, Amoria quitta le grec et alla vers la plage pour réfléchir plus facilement.

Dans le temple du Lion, Aiolia récupérait du châtiment qu’il avait reçu de sa servante perfide. S’il le pouvait, il aurait hurlé tout ce qu’il pouvait sur elle, mais il avait appris à être respectueux avec les femmes. Cette pensée le fit bien rire. Il savait qu’il n’était absolument pas respectueux avec elles, puisqu’il ne comptait même plus le nombre de jeune femme qui était passé sous sa coupe. Il savait qu’il ne devait pas, plusieurs fois on lui avait prédit que cela se retournerait contre lui un jour, et ce jour semblait être arrivé. Autrefois, du temps où Saga se faisait passer pour le grand pope, si on lui avait demandé pourquoi il était aussi volage, il aurait répondu que c’était parce qu’il ne trouvait pas la bonne personne, mais si on lui posait la question maintenant, il aurait sûrement répondu, pour oublier qu’il désire un monstre. C’était ainsi qu’il le nommait, même quand il se disputait avec son frère, il n’employait jamais son nom, ni celui de son jumeau. Il ne comprenait pas que son frère puisse leur pardonner comme ça. Lui ne le pouvait, surtout pas après ce qu’il lui avait fait durant la bataille du Sanctuaire. Il n’avait pas le droit de le manipuler comme il l’avait fait. Certain aurait pu lui reprocher d’avoir pardonné à Shaka alors que ce dernier connaissait la situation, mais le Lion était suffisamment têtu pour rester longtemps sur ses positions. Aiolia décida qu’il ferait mieux de se faire une sieste et d’oublier tout cela. De toute façon, ça ne fera que le rendre de mauvaise humeur.

Quelques heures plus tard, le chevalier des gémeaux se réveilla, un poids en moins sur le cœur, mais il ne savait pas quoi. Il passa ses doigts sur ses lèvres comme pour garder une sensation de bien être. Il ne savait pas pourquoi mais il se sentait beaucoup mieux qu’avant sa sieste, plus léger comme si quelques chose de lourd et douloureux l’avait quitté mais que cela n’était que bénéfique. Il ne savait pas quoi, mais si cela lui était douloureux, il était bien mieux sans alors. Le Grec se leva et alla dans sa pièce d’eau pour se passer de l’eau sur la figure et enlever les derniers effets de la sieste. Devant son miroir, il constata qu’un léger sourire ornait son visage, il avait l’impression qu’il se voyait sourire pour la première fois depuis trop fort longtemps. Une fois sa petite toilette terminée, il sortit de son temple pour marcher et profiter de la belle journée qu’il avait. Pour la première fois depuis trop longtemps à son goût, il appréciait le soleil qui lui envoyait ses rayons sur son visage. Il ne fit pas attention à l’aura de plénitude qu’il dégageait. Il se rendit vers les hauteurs du Sanctuaire pour profiter de la vue mais aussi du calme enchanteur du lieu, qu’il semblait avoir oublié depuis des lustres. Une fois arrivé la haut, il remarqua une personne seul sur la plage, (NdSyt : les hauteurs sont au niveau des la plage enfin pour moi :-) ) il alla voir qui cela pouvait bien être.

Sur la plage, Amoria se perdait dans ses pensées qui tournaient toutes autour d’un chevalier d’or. Il se rendait compte qu’il allait plus loin que ce qu’il était censé faire. C’était la première fois qu’il embrassait un homme et il ne pouvait pas nier que Saga n’était pas à son goût. Il avait tout pour plaire à un homme, un corps bien fait, mais surtout un cœur tendre et dévoué. Il se demandait comment il avait pu devenir un être tyrannique. Il ne put s’empêcher de passer ses doigts sur ses lèvres, bien que le baiser n’ait eu aucune connotation, il était troublé de vouloir encore les toucher. Mais il savait que le cœur du chevalier appartenait à un autre pour le moment. Autre qui ne méritait pas du tout les sacrifices que Saga faisait. En tout cas le dieu était tellement parti dans ses pensées qu’il n’entendit ni ne senti Saga venir prêt de lui.

« A quoi penses-tu Amoria pour être si concentré ?

Amoria sursauta en entendant la voix du chevalier qui semblait calme mais aussi apaisée presque taquine. Il ne le connaissait pas depuis longtemps, mais il savait que le timbre de sa voix n’était ainsi normalement.

« Je… J’essayais de savoir ce que je pourrais faire pour vous satisfaire seigneur Saga.

Le chevalier d’or s’assit à côté de celui qui devait le servir.

« Tu n’es pas obligé de me vouvoyer, tu sais. Et puis, bien que tu sois le seul qui puisse décider de ton départ, tu n’es en rien obligé de me servir. Tu peux tout simplement passer ton temps à paresser ou faire ce qu’il te plait. Je ne te demande rien du tout. Tu n’as aucune obligation envers moi.

Le dieu regardait le chevalier, étonné de ses paroles. Il se demandait ce qui avait pu faire changer le grec en si peu de temps. Surtout que son visage ne portait plus aucune trace de désespoir et d’amour impossible.

« Tu sais, avant de dormir je cherchais un moyen de te pourrir l’existence pour te faire partir de mon temple, mais maintenant, cela ne me dérange pas que tu restes. Au contraire, je crois que j’ai besoin de quelqu’un même un ami pour être bien. Depuis que tu es arrivé dans mon temple, je me sens mieux et cela je te le dois Amoria. Merci d’être entrer dans ma vie qui était vide de sens avant.

Le chevalier d’or avait un sourire en disant cela, et tout son être resplendissait de bonheur. Eros ne pouvait pas y croire. Saga semblait avoir totalement oublié son amour pour Aiolia et l’en remerciait pratiquement. Mais il n’avait rien fait, rien à part l’embrasser et fait un serment. Serment qui semblait avoir fait oublier au chevalier l’être qu’il aimait en cachette, qui lui déchirait le cœur à sa seule pensée. Eros baissa la tête pour ne pas montrer sa honte à Saga. Il se sentait coupable d’avoir fait oublier le Lion au Gémeau, mais en même temps cela voulait dire que le Lion n’était pas la personne faite pour Saga. Et cela réconforta le Dieu. Maintenant qu’il commençait à connaître un peu Saga, il lui souhaitait d’être heureux, car malgré toutes les horreurs qu’il avait pu commettre, il méritait un peu de bonheur et d’amour. Il regarda à nouveau le chevalier et lui parla.

« Je te remercie de ta franchise Seigneur Saga, et je serai heureux d’être cet ami que tu recherches.
« Oublie le « Seigneur » et appelle moi Saga tout simplement Amoria.
« Bien Sei… Saga.

Saga lui sourit et se mit à regarder la mer. Les deux hommes restèrent sur la plage à regarder le paysage calme sans se dire une parole, profitant de la présence de l’autre ne cherchant rien d’autre pour le moment.

Pendant ce temps là, au Sanctuaire, au temple du Lion, son occupant principal se réveilla en sursaut d’un rêve assez érotique, plutôt un cauchemar vis à vis de celui qui l’avait fait, mais son corps semblait éprouver le contraire si on regardait une certaine partie qui semblait s’être très bien remis de sa rencontre avec un balai et qui se montrait de toute sa longueur. Et cela énerva encore plus le chevalier d’or. Déjà qu’il avait rêvé du monstre mais si en plus son corps ne lui obéissait plus et semblait en vouloir encore plus, alors c’était la fin du monde. Il ne restait plus que deux solutions à Aiolia pour résoudre son problème. Une bonne douche froide ce qu’il détestait presque autant que le rêve qu’il venait de faire, ou bien sa main droite dont il n’avait plus utilisé pour ce genre de chose depuis un bon moment maintenant.

Mais il eut une bien meilleur idée, puisqu’il avait une servante, elle allait le soulager elle-même et enfin il l’aurait pour lui. Il appela donc Siaka qui se demandait ce que lui voulait son obsédé de Seigneur encore. Elle arriva à sa chambre mais resta sur le pas de porte ne voulant pas mettre un pied dans ce lieu de débauche.

« Vous m’avez appelé Seigneur ?
« Oui, Siaka. J’aimerai que tu fasses quelque chose pour me soulager.

Le sourire appréciateur du Lion ne plus pas du tout à la servante et quand elle regarda de plus prêt son soi disant maître, elle comprit le pourquoi de son déplacement. Elle lui lança alors un regard noir.

« L’eau froide et la main droite ou gauche comme vous préférez existe mon Seigneur.

Sur ce, elle quitta la chambre sans attendre une parole d’Aiolia. Et puis quoi encore, elle n’était pas un jouet sexuel et cela elle lui ferait rentrer dans le crâne de ce macho sans vergogne. De son côté, Aiolia était encore plus énervé par cette servante qui le prenait de haut. En plus il avait toujours son problème qui le narguait encore plus. Le Lion ne voulant absolument pas allez sous l’eau froide, il n’eut pas d’autre solution que de faire des travaux pratiques avec sa main droite.

Il fit descendre sa main sur son membre qui lui était terriblement douloureux et commença à le masser pour essayer de se libérer très vite de cet enfer, mais sans savoir pourquoi, son rêve lui revint en mémoire et il commença à imaginer que c’était les lèvres de Saga qui emprisonnait ce membre de chair et de sang et qu’il lui suçotait très lentement comme si c’était une douce friandise. Sans se cacher, le Lion commença à gémir de satisfaction et accéléra les mouvements de sa main alors que dans son esprit, la bouche du gémeau lui faisait un va-et-vient torride et dont il ne pouvait taire les plaintes de plaisir qui se répercutait dans toute la pièce. Mais le moment tant redouté et attendu aussi, arriva, il se libéra enfin de cette tension mais en même temps une sensation de frustration lui parvint. Il sortit de sa rêverie presque cauchemardesque. Il se rendit compte qu’il venait de jouir en imaginant le monstre lui faire une fellation et qu’en plus il avait aimé. Cela devait être du au manque de femme et surtout à cause de sa servante qui lui résistait.

Il se leva donc pour se rendre dans sa salle de bain et prendre une douche bien chaude pour oublier ce qu’il venait de se passer, heureusement pour lui qu’il n’y avait eu aucun témoin de cette scène. Enfin c’était ce qu’il espérait. Mais derrière la porte de sa chambre, une certaine déesse qui un peu trop curieuse, voulait savoir comment il allait en finir avec son petit problème avait tout entendu. Et la fin lui avait beaucoup plus, surtout le nom qu’avait jouit son supposé Seigneur. Elle repartit à ses prétendus taches de servante un mystérieux sourire aux lèvres. Il fallait qu’elle voie Amoria pour lui raconter tout cela. En fin de compte cela serait sûrement plus facile que prévu de mettre les deux chevaliers ensemble.


Dernière édition par aioros le Mer 14 Juil - 10:20, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Ange et/ou Monstre? Aiolia x Saga   Mer 2 Juin - 11:07

Quelques semaine passèrent, et autant l’humeur joyeuse de Saga devenait plus grande, autant celle massacrante d’Aiolia ne désenflait pas. D’ailleurs on voyait rarement le Gémeaux sans son serviteur. Un matin, alors que tout les golds étaient réunis pour un entraînement collectif. Saga et Aiolia s’affrontèrent pour un combat dit amical. Mais pour le Lion, ce combat n’avait rien d’amical au contraire. Il voulait faire ravaler son sourire affreux aux Gémeaux. Déjà qu’il avait du mal à voir l’ancien marinas heureux, mais il lui était intouchable à cause de son frère. Il ne laisserait pas le monstre avoir le droit d’être heureux après tout ce qu’il avait fait. L’entraînement entre les deux hommes fut très violent, surtout venant d’Aiolia. Saga qui comprenait très bien pourquoi Aiolia lui en voulait, fut quand même surpris de voir la haine présente dans le regard de son cadet. Il ne sut pas vraiment pourquoi cela l’attrista un peu. Les deux combattants n’avaient aucunement remarqué que tous regardait leur combat se demandant s’ils devaient intervenir ou non.

Le combat prit fin sans que personne n’intervienne, avec un Saga à terre et Aiolia qui le surplombait debout sur ses pieds.

« Moi vivant, tu n’auras jamais accès au bonheur Saga. Un monstre comme toi, n’aurait jamais du ressuscité.

Aiolia quitta l’arène sur ces paroles qui en choquèrent plus d’un et Saga le premier, le replongeant dans d’ancien cauchemar. Il se releva doucement, n’osant regarder personne, il regagna son temple, les paroles du Lion tournèrent en boucle dans sa tête. Il savait qu’il avait fait des choses horribles par le passé, mais il ne pensait pas qu’on lui interdirait le bonheur pour autant.

Une fois arrivé à son temple, il fondit presque en larmes dans les bras d’un Amoria qui se demandait ce qui était arrivé à son ami pour qu’il soit dans cet état.

« Saga, que t’arrive-t-il ?

Le pauvre chevalier avait la gorge tellement serrée qu’il ne put qu’articuler le nom du Lion. Le Dieu compris en gros ce qu’il avait pu se passer. Mais il ne comprenait pas pourquoi cela affectait autant le chevalier qui avait oublié son amour pour le Lion, ou alors c’était son inconscient profond qui se rappelait cet amour et qui était meurtrit en ce moment même. Il conduisit le Grec à sa chambre où il l’allongea. Mais Saga ne voulant pas être seul, agrippa le jeune homme pour qu’il reste prêt de lui. Ce à quoi Amoria ne se fit pas prier énormément. Le blond s’assit auprès du Grec et mit sa tête sur ses genoux et passa une main dans la longue chevelure bleutée pour calmer celui qu’il était censé pousser dans les bras de celui qui venait de le mettre dans cet état.

« Dors Saga, il ne t’arrivera rien, je te le promets.

Il ne fallut pas longtemps au Grec pour se retrouver dans les bras de Morphée bercé par ce que lui faisait son ami dont il ne regrettait pas les attentions.

Dans un autre temple, son occupant revenait un sourire satisfait à ses lèvres. Il s’assit dans son fauteuil et demanda à sa servante un verre de scotch. (NdSyt : en plus c’est un alcoolo c’est pas bien) Pour la première fois, Siaka ne fut pas harcelée ou eue une remarque déplacée. Elle demanda quand même à Aiolia le pourquoi de son sourire.

« Vous êtes de bien bonne humeur, mon Seigneur. Ce serait-il passer quelque chose de bien ?

Elle espérait en son fort intérieur qu’il avait été embrassé par Saga et qu’il s’était rendu compte de son amour pour lui. Mais elle déchanta très vite quand elle entendit la réponse du Lion.

« On ne verra plus Saga avec son sourire de débile avant un bon moment, et rien que de savoir qu’il va au plus mal me réjouit amplement.

Buvant une gorgée de son verre. La déesse fut choquée par la monstruosité que pouvait abriter ce chevalier pourtant respecté par beaucoup.

« Seigneur Aiolia vous êtes un monstre ! Le seigneur Saga ne mérite pas que vous vous acharniez contre lui. C’est un homme bon et …
« LA FERME ! Tu ne sais rien de ce monstre. Tu n’es pas là depuis assez longtemps pour savoir quel monstre il est en réalité. C’est un manipulateur odieux et qui arrive toujours à ses fins d’une façon ou d’une autre.

La déesse avait été surprise de l’élan de colère qu’avait eu celui qu’elle surveillait. C’était trop soudain pour n’être que de la colère pure. Cela cachait sûrement quelque chose, qu’elle espérait être positif surtout après ce qu’elle avait surpris. Voyant qu’elle serait en tort quoiqu’elle puisse dire, elle laissa le Lion seul, espérant qu’il changerait d’avis.

Plus tard dans la journée, un couple s’inquiétait pour leur frère respectif. Ils allèrent chacun voir un peu ce qu’il en était et surtout pour l’un, résonner le cœur de pierre qu’était devenu son cadet. Les deux hommes se séparèrent au temple des gémeaux avec des encouragements pour l’autre.

Dans le temple des gémeaux, Kanon ne trouva pas son frère. Il se rendit dans la chambre, dernière pièce qu’il n’avait pas faite et tomba sur un tableau assez touchant. Son frère endormi la tête sur les genoux de son serviteur qui le regardait dormir avec beaucoup de tendresse. Ce qu’il voyait le rassura, car il avait pensé retrouver son jumeau effondré au vu de son départ de l’arène d’entraînement.

Il les regarda un moment avant de parler.

« Merci de veiller ainsi sur mon frère.

Amoria avait été surpris d’entendre la voix du jumeau du gémeau. Il était tellement parti dans sa contemplation de celui qu’il devait veiller qu’il n’avait pas entendu que quelqu’un était entré dans le temple. Vu la position de Saga, Amoria ne pouvait se dégager sans le réveiller, et pour le moment, le chevalier avait besoin de ce sommeil pour oublier ce qui c’était passé plus tôt dans la journée.

« Je… Je ne fais rien de particulier Seigneur Kanon.
« Pas de ça entre nous, je sais que mon frère t’autorise à le tutoyer, tu le peux aussi avec moi. Et si tu fais quelque chose. Mon frère n’a jamais été aussi bien que depuis que tu es ici. Moi qui pensais qu’il finirait seul, tuer par l’amour qu’il porte à Aiolia. Mais je me suis trompé.
« Vous… tu as tort, il l’aime toujours, en tout cas son inconscient aime toujours ce monstre, bien qu’il l’ait oublié en partie. Je ne sais pas ce que le Seigneur Aiolia a pu lui dire, mais cela l’a presque détruit. Saga n’était même pas capable de parler quand il est revenu. Il s’est jeté dans mes bras et a pleuré. Tout ce qu’il a pu me dire, c’était son prénom.


Avec ce que venait de dire Amoria, Kanon se rendit compte que son jumeau était dans la pire des situations. Dans un sens, il se sentait privilégié qu’Aioros soit moins têtu et borné que son cadet, car sinon cela serait encore la guerre entre eux, au vu de leurs caractères. Mais il se demandait quand même pourquoi le Lion se comportait ainsi avec son jumeau. Il connaissait les détails de la guerre du Sanctuaire, c’était Saga lui-même qui leur avait raconté à Aioros et lui pour qu’ils sachent ce qu’ils avaient loupé en 13 ans et il leur avait même raconté le lavage de cerveau qu’il avait fait subir à leur cadet et vu la façon dont il avait parlé de ce passage, il regrettait amèrement ce qu’il avait pu faire.

« J’aimerai savoir pourquoi le Seigneur Aiolia en veut tellement à Saga. Lui qui est généreux, doux, calme, patient, comment pourrait-on le haïr au point de le mettre dans cet état ?
« Être une personne qui a subit les méfaits de la partie sombre de mon frère. Saga n’est pas tout blanc, tu sais. Durant prêt de 13 ans, il a connu une période de troubles mentaux, c’était un vrai schizophrène, avec une moitié blanche, le Saga que l’on connaît et une partie noire, Arlès. Depuis qu’Athéna est revenue, Arlès est mort si on peut dire. Mais c’est plus ou moins à cause de lui qu’Aiolia en veut à Saga, car il lui a fait un lavage de cerveau qui a réduit Aiolia en être à tuer la première personne qu’il rencontrerait, et surtout les bronzes avec qui il venait juste de signer la paix. Il y a eu un mort, Cassios, le disciple de Shina, qui c’est sacrifié pour sauver la vie de Seiya. Et depuis, Aiolia en a toujours voulu à mon frère pour cet acte.

Amoria comprenait un peu pourquoi Saga lui disait souvent qu’il n’était pas l’être bien qu’on le croyait être. Cela renforça l’idée que le dieu avait du chevalier. Seul un être bon pouvait ressentir autant de remords à cause de cela. C’est vrai qu’il avait fait une grosse erreur en manipulant Aiolia mais si à cette époque, Saga était malade, qui pouvait vraiment lui reprocher ses actes ? Personne n’est tout blanc ou tout noir, et cela Eros l’avait compris depuis longtemps.

« Aiolia…

Les deux hommes se tournèrent vers le dormeur qui semblait parler dans son sommeil et appeler avec une voix brisée, le gold qui avait juré son malheur. Cela désola encore plus les deux spectateurs qui se demandaient comment tout cela se terminerait pour le dormeur. Amoria sentait que les nuits agitées étaient de retour et que le dormeur n’aurait plus de repos tranquille et rien que pour cela, Amoria aurait voulu mettre sa raclée au Lion.

De son côté, Kanon s’inquiétait encore plus pour son jumeau et s’en voulait de l’avoir délaissé pour s’occuper de son histoire avec le Sagittaire. Peut être que s’il avait été plus présent pour lui, il aurait peut être pu lui faire oublier son idylle pour le Lion détestable. La pensée le traversa à peine, qu’il se dit que ce ne devait pas être un simple béguin pour Saga quand il se souvenait de leur enfance. Saga avait toujours été celui qui calmait le plus vite le Lionceau et qui savait le mieux gérer ses crises de nerfs quand lui et Aioros n’avait qu’une idée, l’assommé pour être au calme. Et cela avait été vrai jusqu’à la mort d’Aioros et de sa disparition en partie par sa faute. De eux deux, il avait été le premier à perdre la tête, et à cause de cela il avait détruit la vie sentimentale de son jumeau.

« J’ai vraiment tout fait merder. Sans moi, tu pourrais être avec ton Lion, mon pauvre Saga.

Amoria regarda Kanon sans comprendre ce que lui disait l’ancien dragon des mers. Kanon remarqua le regard perdu du serviteur.

« Il y a 14 ans, je fus le premier de nous deux à perdre la tête, et cela découla sur mon emprisonnement au Cap Sounion et à la mort d’Aioros, mais aussi c’est une des raisons qui fit perdre la tête à Saga. Peut être que si je n’avais pas été bouffé d’orgueil à cette époque, Saga ne serait pas dans cet état maintenant.

Amoria comprenait un peu mieux ce que voulait dire Kanon, et se rendit compte qu’ils n’étaient pas jumeaux pour rien. Ils étaient tous les deux rongés par les remords de leur erreur de jeunesse, mais l’un avait eu le pardon de sa victime et l’autre l’attendait en sachant que cela serait vain.

Ne sachant quoi faire pour aider son jumeau, Kanon le laissa au bon soin du serviteur qui serait sûrement mieux le rassuré que lui. Il se mit en quête de retrouver son amant qui serait sûrement chez lui.

Pendant ce temps, Aioros arriva au temple de son frère. Il trouva ce dernier toujours assis dans son fauteuil ou plutôt avachi dedans un verre à la main qui avait du être rempli et vidé plus d’une fois. Le Sagittaire se demandait comment son frère avait pu devenir ainsi. Il était loin l’enfant qui admirait ses aînés et qui voulait leur ressembler. Aioros n’aurait jamais cru à cette époque que cet enfant se comporterait ainsi, cherchant à faire mal à l’une des personnes qu’il respectait le plus. Bon il connaissait les conneries de Saga vis à vis du Lion, mais quand même, ce que lui avait craché Aiolia plus tôt allait au-delà de la simple rancune. Le Sagittaire se demandait pourquoi son cadet se comportait ainsi avec le Gémeau. Mais pour le savoir, Aioros devait lui retirer le verre qu’il avait à la main. Ce qu’il fit d’ailleurs et eut le droit de recevoir un regard noir de la part de son cadet.

« Ça suffit Aiolia. Tu as assez bu comme cela à mon avis.
« Je fais ce que je veux. » Répondit le Lion à son aîné, bien que légèrement éméché. « Tu n’as pas à m’imposer ta volonté, je suis assez grand pour savoir ce que je fais. Je ne suis plus un gosse.
« Oh si Aiolia, tu es un gosse. Pour ce que tu as fait à l’arène, tu es encore un putain de gosse qui pique sa colère. Non mais qu’est ce qui t’a pris de parler comme ça à Saga ? Si on nous a ressuscité c’est quand même pour avoir le droit au bonheur, et toi parce qu’on t’a un peu trop bousculé, tu l’interdis à une personne. Mais ça ne va pas dans ta tête ?

Aioros n’avait pas réussi à contenir sa colère. Il hurlait sur son frère comme il ne l’avait jamais fait auparavant.

« Ça va très bien dans ma tête Aioros. Et tu n’étais pas là quand ce monstre m’a obligé à affronter Seiya et à tuer Cassios, ni quand il a tué Shaka. Alors ne vient pas me faire la morale, alors que tu n’étais même pas présent lors des faits. Ne vient pas me dicter ma conduite, alors que tu joues la putain pour celui qui à voulut te tuer il y a plus de 14 ans. Ne viens pas jouer au grand frère modèle maintenant alors que je n’ai plus besoin de toi. Je suis suffisamment grand pour savoir qui je dois haïr et qui je dois aimer. Alors ne viens plus me faire la morale, et si ma conduite, te déplais, tu n’as qu’à t’en prendre à toi-même pour m’avoir abandonné alors que j’avais le plus besoin de toi.

Le Lion s’était relever et tenait face comme il pouvait à son frère et l’accusait de tous les malheurs qui lui étaient arrivé.

« C’est ta faute si Saga a pété un plomb et a voulu tuer notre déesse et toi avec ! C’est ta faute, si je le haïs autant, c’est ta faute, tout est ta faute ! A toi ! Je te haïs.

Le Lion finit par s’effondrer dans les bras de son frère, complètement ivre mort. Cela n’étonna pas trop le Sagittaire, mais les propos qu’il avait tenu avant oui. Alors là, il avait du louper un épisode. En quoi cela serait de sa faute à lui, s’il haïssait Saga. Là, le pauvre Sagittaire, avait beau se creuser les méninges, il ne comprenait pas ce qu’avait voulu lui dire son cadet. En plus c’était la première fois qu’il entendait son cadet appeler le gémeau par son prénom depuis l’époque où il n’était qu’un enfant recherchant les bras protecteur de l’apprenti chevalier des gémeaux. De toutes façons, vu l’état dans lequel était son frère il n’aurait pas les réponses de ci-tôt. Il le porta donc à son lit pour le coucher. Une fois ceci fait, il allait quitter la pièce quand il entendit la voix de son frère appeler le Gémeau plus tôt injurié, d’une voix qui était plus sensuelle, presque tendre. Cela étonna beaucoup le Sagittaire qui ne savait vraiment pas comment comprendre son cadet. Voyant que ce n’était pas en restant ici qu’il pourrait mieux expliquer le comportement du Lion, il quitta le temple de son frère pour retourner au sien, espérant que son amant pourrait l’aider à éclaircir tout ceci.

Aioros retrouva Kanon en pleine réflexion dans son temple. Sachant que quand l’ancien Marinas était dans cet état, il ne fallait pas trop le déranger. Aioros se rendit dans sa cuisine et prépara un repas pour eux deux. Une fois ce dernier terminé, il mit tout au chaud et alla rejoindre à nouveau Kanon. Ce dernier n’avait pas bougé de sa place et ne semblait pas avoir senti son cadet s’asseoir prêt de lui. Aioros prit doucement son aîné contre lui et posa sa tête sur ses genoux. Kanon ayant reconnu les mains de son amant, se laissa faire comme à chaque fois que le Sagittaire le surprenait en pleine réflexion. Sentir les mains de son amant sur ses cheveux l’apaisait bien plus que toutes les paroles qui auraient pu être prononcé. Dire qu’au début de leur relation, c’était lui qui consolait et apaisait le Sagittaire quand il allait au plus mal. Kanon tourna la tête et regarda son amant en lui faisant un petit sourire. (NdSyt : bave quelqu’un peut me dire où je peux en trouver un comme ça ? lol)

« Ca c’est passé comment avec ton frère ?
« Il dormait quand je suis arrivé. Mais il va mal. J’ai parlé avec son serviteur Amoria. Et je peux te dire qu’il ne porte pas beaucoup d’estime à ton frère. J’aurai préféré que Saga tombe amoureux d’un type comme lui que ton frère. Je n’ai rien contre Aiolia, mais excuse moi l’expression, mais ton frère est un véritable enculé. (NdSyt : A ça Saga voudrait bien le faire lol. Désolé, l’ambiance du boulot qui déteint sur moi mdr)
« Je ne t’en veux pas de le dire. Je l’ai pensé aussi. Quand je suis allé le voir, je l’ai retrouvé à moitié ivre mort. Il était content de sa connerie en plus. Et quand j’ai voulu lui faire la morale. C’est limite s’il ne m’a pas expulsé de chez lui. Que je n’avais pas à me mêler de ses affaires. A la fin, il m’a même sorti que c’était ma faute s’il haïssait ton frère. Il s’est écroulé dans mes bras après et quand je l’ai couché, il a prononcé le prénom de ton jumeau, mais c’était loin du cinéma qu’il nous a fait. C’était presque tendre. J’ai l’impression qu’il nous cache quelque chose derrière toute cette haine qu’il envoie à Saga. C’est trop violent pour n’être que de la rancune.
« Et tu penses que ça pourrait être quoi d’autre ?
« De l’amour.
« Avec ce qu’il a balancé ce matin à Saga ? C’est vraiment de l’amour vache à ce stade là.
« Mais Kanon, ça pourrait être vrai. Cela pourrait être une crise de jalousie envers le serviteur de Saga. Depuis qu’il est là, Saga est mieux, et l’humeur d’Aiolia s’est dégradé, et ne vient pas me dire que c’est parce qu’il ne s’est pas fait sa nouvelle servante, on sait tous les deux, qu’il ne s’emporte pas autant et aussi fort pour ce genre de banalité. Et puis sa tirade de ce matin, cela pourrait être un avertissement à ton frère comme quoi, il est le seul qui est capable de le rendre heureux.
« Ce n’est pas un peu tiré par les cheveux ta théorie là Ros ?
« Un peu, mais je préfèrerais cela à ce qu’il déteste totalement ton frère.
« C’est vrai que ça serait mieux. Mais crois-tu que ton frère est prêt à accepter ses sentiments pour Saga ? Car jusqu’à preuve du contraire, il ne peut toujours pas me voir en peinture et c’est pire depuis que tu lui as annoncé pour nous deux. Je peux te dire que quand il me croise seul, il a la langue très acérée. Et ne se gêne pas pour me traiter de pédophile et autre joyeuseté. Si je ne t’ai rien dit avant, c’était pour ne pas te fâcher avec ton frère. Et de toute façon cela ne m’atteint pas. Je me fiche totalement de ce qu’il peut penser de moi.
« Mais Kanon, c’est grave ce qu’il te dit.
« Je te l’ai dit, je m’en fiche. Il est le seul à le pensé au Sanctuaire. Je ne sais pas si tu as remarqué, mais il te traite comme si c’était toi le cadet. Et puis moi je sais que tu es loin d’être encore un adolescent.

Il avait dit cela avec un sourire qui se faisait aguicheur, ce qui fit rougir le Sagittaire.

« Kanon !! T’as pas honte ?
« Jamais avec toi ! :-) Et puis si j’étais le pédophile que ton frère pense que je suis, je t’aurais sauté dessus dès le départ sans te demander ton avis, au lieu d’attendre pas loin de neuf mois que tu m’embrasses. Alors tu vois, il peut me dire ce qu’il veut, cela ne me touche pas, car je sais que c’est faux.
« Kanon, tu aurais du me dire cela plus tôt.
« Ros, cela n’aurait servit à rien, à part que je ne sache pas me défendre face à lui, et lui donner d’autre raison de m’insulter. Donc laisse cela. Et comme je te l’ai dit, il est le seul au Sanctuaire à penser ainsi, même s’il a essayé de monter les autres contre moi, il a échoué, avec le baptême de sang que m’a fait subir Milo, cela à suffit pour convaincre tous le monde que je n’étais plus un salaud. Alors ne t’énerve pas pour cela. Cela ne servirait à rien.
« Bien si tu le dis.
« Mais c’est ce que je fais.

Kanon lui fit un petit sourire taquin à son Sagittaire pour l’embêter, ce à quoi Aioros lui répondit par une petite tape derrière la tête.

« Bon puisque tu sembles aller mieux, que dirais-tu de remplir nos estomacs ?
« Je te dirais que c’est une très bonne idée et te connaissant, au besoin on pourra faire tout réchauffer plus tard, car là j’ai une meilleur idée.

L’ancien marinas se redressa pour atteindre les lèvres de son cadet et pour en profiter aussi pour le caresser sous ses vêtements. Aioros n’eut pas de mal à refuser l’invitation de son amant pour un câlin assez sportif mais bon, ce n’était pas comme s’il n’avait pas prévu cette possibilité.

Ce ne fut que le lendemain que Saga se réveilla. Il était toujours dans la même position que la veille à la différence que son serviteur dormait. Il prit le temps de regarder cet homme qui veillait sur lui avec tant d’ardeur. Il ne put s’empêcher de remarquer qu’il ressemblait beaucoup au Lion à part la couleur des cheveux. Oui, Amoria était la copie de son Lion, enfin quand il n’avait pas le visage barré par la haine. Saga sentait les larmes revenir. Pourquoi s’entêtait-il à aimer un homme qui le haïssait à ce point.

Amoria se réveilla en sentant des larmes couler sur lui. Il fut surpris de voir Saga réveiller et des larmes coulant à nouveau sur son visage. Cela émut un peu plus le Dieu. Lui qu’on appelait le dieu de l’amour et des amoureux, se rendit compte qu’il ne savait rien de l’Amour. Mais le plus dur pour lui, fut de se rendre compte qu’il était amoureux de cet homme blessé jusqu’à l’âme. Devant cette détresse, il ne put s’empêcher de poser une nouvelle fois ses lèvres sur celles du gémeau. A la différence que cette fois ci, il ne voulait pas un simple contact lèvres contre lèvres, mais un vrai baiser.

Au début, Saga avait été surpris du geste de son ami et se laissait faire, puis il finit à se laisser aller au baiser et même y répondre, mais dans sa tête, la voix haineuse d’Aiolia retentit.

« Moi vivant, tu n’auras jamais accès au bonheur Saga. Un monstre comme toi, n’aurai jamais du ressuscité.

Saga repoussa son serviteur.

« Je… je ne peux pas. Je suis désolé.

Amoria comprenait le refus du chevalier et cela accentua le respect qu’il avait pour lui. Mais là, il avait envie d’être égoïste et de pouvoir avoir au moins le droit une fois de goûter le fruit défendu, même si cela ne devait jamais se reproduire. Il prit le gold contre lui.

« Laisse moi t’aimer au moins une fois Saga. Je sais que je ne serais jamais Aiolia, mais laisse moi te donner un peu de bonheur auquel tu as le droit.

Les larmes du chevalier revinrent à nouveau. Il ne savait plus quoi faire.

« Mais… Il m’a interdit le bonheur.

Il ne fallut pas longtemps à Eros pour savoir qui était le “il ” en question. Il comprit enfin pourquoi Saga s’était effondré sur lui la veille. C’était bien la chose la plus horrible à dire à quelqu’un, surtout quand celle-ci vous aime. Cela donnait plus envie encore au dieu de ravir Saga à cet homme qui ne le méritait absolument pas. Il raffermit à nouveau sa prise sur le chevalier anéanti.

« Laisse moi au moins essayer de combler ton cœur, ton corps et ton âme, si lui n’est même pas capable de combler ne serait-ce ton cœur.

Eros posa à nouveau ses lèvres sur celle du mortel en un baiser tendre et plein d’amour. Saga se laisser aller à cet amour qu’on lui offrait sans promesse de retour. Peut être qu’avec lui, il arriverait à L’oublier. Enfin c’était sa raison qui pensait cela, alors que son cœur lui hurlait de ne pas trahir le Lion ignoble. Alors que leur baiser se prolongeait, Amoria s’allongeait de plus en plus sur le corps du chevalier, tout en caressant doucement le corps musclé alangui sous le sien et ne faisant que réclamer d’autre caresse, au vu des soupirs étouffés du Gémeau.

Ce dernier ne resta pas à rien faire car il commença à déshabiller son serviteur avec une façon de faire qui montrait que cela n’était pas sa première fois. Eros en fut un peu troublé mais ne le montra pas. Il délaissa les lèvres de son futur amant et commença à l’embrasser au niveau du lobe en redescendant vers le torse, il fut bien sûr gêner par le t-shirt du Gémeau, qu’il lui retira immédiatement. Saga en profita pour retirer aussi le haut de cet être qui lui était si dévoué et ainsi contemplé le torse imberbe de l’éphèbe. Eros rougit un peu devant cette inspection, mais cela ne cassa pas pour autant le moment. Saga fut le premier à bouger. Il prit l’un des bourgeons de chair entre ses lèvres alors qu’une de ses mains s’occupait de l’autre.

Le dieu de l’amour ne put que se laisser aller à la tendresse et à la passion que lui donnait le chevalier tout en sachant très bien que ce dernier embrassait un autre corps que le sien, touchait un autre que lui et surtout aimait un autre. Mais à ce moment là, il s’en moquait un peu. Tout ce qu’il voulait c’était que Saga continue de le toucher comme il le faisait. Au bout d’un moment, Saga délaissa les deux boutons de chair, et s’aventura sur le reste du torse de son bel éphèbe. Il en profita pour l’allonger, car tous deux s’étaient redressé pour retirer le haut de l’autre. Il arriva à son nombril avec lequel il joua un moment avec sa langue, faisant gémir de plaisir le dieu qui se faisait homme. Il délaissa à nouveau ce point sensible et commença à suivre le chemin de paradis qui était tracé par une fine toison blonde, Saga fut vite gêné par le pantalon de celui qui s’offrait à lui, mais cela ne resta pas une gêne très longtemps, puisque le Gémeau s’affaira à enlever l’ennuyeux vêtements ainsi que ce qui se trouvait en dessous et en profita pour caresser les cuisses et les jambes de l’éphèbe qui était devant lui.

Eros ne savait plus à qui se voué, tellement il sentait Saga partout sur lui entre ses mains et sa langue qui venait titiller son membre déjà bien dressé. Mais il ne put retenir le léger cri de surprise mêlé au plaisir quand Saga le prit entièrement en bouche. Son corps entier se tendit tel un arc tendu par un archer hors pair. Au fur et à mesure que Saga engloutissait cette virilité, Eros l’accompagnait de ses hanches. Le Dieu sentit qu’il ne tarderait pas à se libérer dans cette cavité humide qui savait se faire si aimante, mais Saga s’arrêta juste avant qu’Eros ne puisse atteindre le point culminant, puis il revint à la hauteur de ses lèvres.

« Je veux te donner la seule chose que je n’ai donné à personne, et même si j’aurais voulu que cela soit Aiolia qu’il me la prenne, il n’y a plus le droit.

A ces mots, Eros comprit ce que voulait dire le chevalier, et cela le toucha plus que les mots ne pouvait le dire. Il prit à nouveau possession des lèvres de cet être qui était finalement resté pur malgré les horreurs qu’il avait pu faire.

Le dieu se mit alors à enlever les derniers vêtements que portait encore le chevalier, Saga se laissa faire. Il était encore surpris de la façon que l’éphèbe avait de l’effeuiller, entre ses doigts, il avait l’impression d’être un objet précieux.

Il ne fallut pas longtemps pour Saga se retrouve dans la même tenue qu’Amoria. Cette fois ci, ce fut le dieu qui put contempler dans sa totalité le corps du chevalier qui fut intimidé par une telle inspection. Il sentit le rouge lui venir aux joues, comme jamais le regard d’un homme n’avait à ce jour pu lui donner une telle poussée de chaleur. La seule fois où il avait eut ce genre d’émotion, était la fois où il avait surpris Aiolia en tenue d’Adam aux thermes.

Durant un bref moment, Eros vit une étincelle de désir et de nostalgie dans les yeux du chevalier, et il comprit qu’il pensait au Lion, mais il fit abstraction de ce regard et prépara Saga qui se mouvait telle une anguille prise au piège, mais le plaisir ressentit par seulement quelques doigts donnant un avant goût au chevalier de ce qui allait venir par la suite. Ce fut le Gémeau lui-même qui enleva les doigts d’Amoria de son intimité encore à ce jour inviolé et s’assit sur son bassin de façon à sentir la verge dressé du blond contre son fessier.

Saga se suréleva de façon à se placer juste au dessus de l’épée de chair qui palpitait et n’attendait que de rejoindre son fourreau de plaisir. Le chevalier descendit lentement, se faisant pénétrer sans trop de douleur, jusqu’à ce qu’il ait du mal à se contenir et se laissa tomber totalement sans avoir donner aucun avertissement à son amant qui ne put retenir un cri de surprise mêler au plaisir de se sentir entièrement enveloppé dans un cocon de chaleur humide et étroit. Saga lâcha un léger cri de douleur mais qui semblait si dérisoire au plaisir qu’il ressentait quand il commença à chevaucher l’étalon alangui sous ses doigts et ses baisers qui se faisaient tantôt tendres et sensuels, tantôt brutaux et sauvages.

Eros ne se plaignait absolument pas de ce que lui faisait subir son amant qui savait se faire si attentif à ses soupirs et cris de plaisir qu’il ne resta pas sans rien faire et lui rendait baisers pour baisers et caresses pour caresses, jusqu’à ce qu’il prenne en main le bâton de vie du Gémeau délaissé depuis le début de leurs ébats et le masturba à la même vitesse que Saga allait et venait sur son propre gourdin de vitalité qui semblait grossir encore si possible dans son écrin d’allégresse.

Au bout d’un moment, Amoria ne put se retenir plus longtemps et finit par se répandre dans l’antre encore inoculé plus tôt dans un cri de jouissance dans lequel le nom du chevalier était clairement reconnaissable. Saga ne resta pas longtemps inassouvi car il se libéra dans la main et sur le torse du blond dans un cri de jouissance qui se mêla au sien, mais même l’oreille la plus fine n’aurait pu savoir quel nom avait traversé les lèvres du bleuté, car un mélange du nom de son amant et celui de l’être aimé se fit entendre. Eros n’en fit guère éclat, sachant d’avance qu’il aurait pu entendre clairement le nom du Lion à travers les lèvres du chevalier trahi. Au moins il avait eu la jouissance d’être peut être le seul à qui le Gémeau avait au moins tenté de jouir son prénom.

Saga se dégagea lentement d’au-dessus de l’éphèbe, et se coucha contre lui, s’endormant presque aussitôt. Amoria le prit contre lui, le caressant tendrement et ne tarda pas à le rejoindre dans les bras de Morphée.

Quelques heures plus tard, Saga fut le premier à se réveiller dans ce cocon de tendresse que lui donnait le blond. Il le regarda à nouveau cet être endormi, et ne put retenir une larme de couler. Pendant l’acte, il n’avait pu empêcher son cœur de parler et de lui faire voir Aiolia dans les traits d’Amoria. Et c’était la raison de cette larme, car il savait que celui qu’on avait choisi pour le servir était tombé amoureux de lui. Il ne le voulait pas, car cela serait un amour à sens unique. Et ça, Saga ne le souhaitait à personne d’aimer sans retour. Il s’assit à côté de cet homme aussi beau que pouvait l’être un dieu.

« Je suis désolé Amoria, mais je vais devoir t’enlever ce souvenir de ta mémoire, je fais cela pour toi, pour que tu n’ais pas à connaître la même souffrance que je connais. Je garderai à jamais ce souvenir de cet amour que tu as pour moi. Mais toi tu oublieras tout de ce que tu as pu ressentir pour moi. J’en suis désolé, j’espère que jamais tu n’auras à savoir le geste que je vais perpétrer à l’instant.

Saga posa sa main sur le front de son serviteur et utilisa la même attaque qui lui avait fait perdre la seule chance qu’il pouvait avoir le Lion. Il fit totalement oublier le moment d’amour qu’ils avaient partagé ensemble, ainsi que tout les sentiments amoureux que le blond pouvait avoir à son égard pour le remplacer par une animosité à son attention qui le ferait partir du Sanctuaire et l’oublier à tout jamais. Une fois son méfait accompli, Saga rhabilla son serviteur et le porta dans sa chambre, pour qu’il n’y ait aucune confusion dans l’esprit d’Amoria.

Quand Eros se réveilla, il fut surpris de constater qu’il était habillé et dans son lit seul. Il crut un moment avoir rêvé ce qui s’était passé avec Saga quand il se rendit compte qu’une animosité à sa pensée le prenait. Tout dieu qu’il était il ne mit pas longtemps à constater qu’on avait essayé de manipuler son esprit et que quelqu’un avait essayé de lui retirer ses souvenirs. Il ne connaissait qu’une personne qui avait pu tenter cette folie. Saga. Et cela toucha le dieu, plus qu’il ne pouvait le dire. Il comprenait le geste du chevalier, même s’il avait du mal à l’accepter. Au moins cela exprimait le respect et l’amitié que lui témoignait le Gémeau, rien que pour cela, il ne pouvait lui en vouloir pour ce geste odieux. Mais sa colère pour le Lion n’en fut que plus grande, car sans le savoir, Aiolia venait de condamner à jamais le Gémeau à une vie de solitude infinie. Puisque Saga désirait son départ, c’est ce qu’il allait faire, mais pas avant d’avoir été parlé avec le Lion et de lui avoir donné le fond de sa pensée, et pour cela, il n’avait pas peur de dévoiler son apparence de Dieu à un mortel. Il quitta donc le quatrième temple non sans avoir laisser un mot au Seigneur du lieu.

Seigneur Saga,

Je pars. Il m’est impossible de vivre et même de servir un homme aussi ignoble que vous puissiez être. Je préfère retourner à ma vie d’avant et de vous oublier.

J’espère que votre vie sera aussi misérable que celle que vous m’avez fait vivre à votre service.

Votre serviteur qui vous déteste.

Amoria.

Eros ne pensait aucun mot qu’il avait pu écrire, mais il se devait de respecter la volonté de Saga quand il avait voulu manipuler son esprit. Il ne pourrait jamais oublier le mortel qui lui avait fait découvrir l’Amour. Une fois sa tache accompli, il se rendit au temple du Lion sans se faire voir de personne.

Pendant ce temps là, Aioros était retourné au temple de son frère mais pas pour le voir lui, mais sa servante. Il ne mit pas longtemps avant de la trouver assise contre une colonne à regarder le paysage. Il s’approcha doucement de la jeune femme pour ne pas lui faire peur.

« N’ai crainte chevalier Aioros, je t’ai vu venir de loin.

Aioros fut surpris de la façon dont la jeune femme lui parlait. Mais quand elle se tourna vers lui, il comprit pourquoi, c’était une déesse. Il s’agenouilla devant elle, il se demandait comment son frère ne l'avait pas remarqué.

« Relève toi Aioros, qu’est ce que les autres diraient en te voyant agenouillé devant une servante. Et puis je suis ici incognito.
« Mais pourquoi déesse ?
« Appel moi Siaka, c’est le nom que j’ai donné à ton frère. Il ignore tout de mon statut et je compte bien qu’il ne le sache jamais, sinon il risque d’avoir beaucoup de problème avec mon mari. Mais si tu veux tout savoir, si je suis ici, c’est pour permettre à Saga et à ton frère de vivre heureux. J’aime les histoires d’amour qui finissent bien, comme la tienne et celle de Kanon.

La déesse sourit au Sagittaire qui s’était relevé et qui rougissait à ce que venait de dire Aphrodite.

« Siaka, vous savez quelque chose sur Aiolia. Je... Je ne sais pas par quel bout le prendre. Surtout avec ce qui c'est passé hier. Vous êtes peut être au courant de quelques chose.

« Il est vrai que je sais certaine chose et que j’en espère d’autre, mais je ne peux te dire si mes appréhensions sont bonnes. Mais cela me semble en bonne voie. Et….

Elle ne put terminer sa phrase qu’ils entendirent un bruit de corps qui percutait un mur violemment. La déesse et le chevalier entrèrent dans le temple en courant et virent Eros ramasser Aiolia par le col et le remettre debout le mettant à sa hauteur, prêt à le frapper à nouveau. Aioros l’attrapa au poignet pour l’empêcher de frapper à nouveau son frère.

« Stop, mais que vous arrive-t-il ? Que vous a fait mon frère ?
« Il a tout simplement détruit la vie d’une personne qui m’est chère et cela semble lui convenir complètement. Alors que Saga se meurt d’amour pour ce monstre, lui il prend plaisir à le traîner plus bas que terre.

La déesse vit la fureur qui animait son fils, de plus qu’il avait renoncé à son déguisement et se montrait tel le dieu qu’il était devant un mortel, et surtout le frappait comme le dernier des rustres. Que s’était-il passé pour que le dieu des amoureux devienne ainsi. Elle s’approcha de lui et vit une flamme de colère et de tristesse infinie briller dans ses yeux. Et au vu de ses paroles, elle comprit que son fils était tombé amoureux de celui sur qui il devait veiller, mais elle ne comprenait pas pourquoi il s’emportait autant. Pourquoi il disait que le gémeau se mourrait d’amour pour Aiolia. Ou alors, il s’était passé quelque chose entre les deux personnes et que cela ait eu une répercussion importante sur les deux hommes.

Aioros avait beaucoup de mal à retenir le Dieu, de par sa nature même, il était plus puissant que lui et en plus sa rage le faisait être plus fort encore. Le chevalier d’or se demandait ce que son frère avait bien pu faire pour l’offenser autant. Peut être qu’une des jeunes femmes avec qui il avait joué avait finir par demander l’aide au Dieu, mais ce ne devait pas être cela, un Dieu ne se déplace pas pour si peu.

De même Aiolia ignorait pourquoi un Dieu venait en sa demeure pour le frapper ainsi. De plus l’horloge du zodiaque ne s’était pas déclenchée, ce qui était encore plus bizarre.

Eros avait vraiment envie de détruire cet homme qui était responsable de la torture mental du Gémeau.

« Ça te fait jubiler de savoir qu’il est prêt à passer sa vie seul parce qu’il t’aime. Il tient tellement à toi qu’il est prêt à se faire haïr des personnes qui sont prêtes à lui donner de l’amour pour qu’elles ne soient pas détruites par la même chose qui le détruit lui. Alors maintenant dis moi qui est le monstre entre vous deux. Lui qui s’enferme à être complètement fou d’amour pour un type qui ne fait que le mépriser et lui prendre tout ce qu’il possède, ou toi qui le rabaisse et fait en sorte qu’il soit encore plus misérable qu’il ne l’est déjà. Il avait la chance de pouvoir vivre avec un homme qui était prêt à tout pour lui. Même à savoir que ce n’était pas son nom qu’il gémirait, mais il a préféré s’en faire détester pour ne pas être égoïste et lui imposer une vie si dur. Alors dis-moi qu’il est un monstre après cela. C’est sur qu’il a fait des conneries sur ta personne, mais il ne s’est pas assez repentit ? Il n’a pas assez souffert ? L’enfer était surement plus doux à côté de ce que tu lui fais vivre.

Aiolia ne comprenait ce que lui disait l’homme qui s’était introduit chez lui, enfin il ne voulait pas comprendre, car une partie de lui avait saisi de quel personne était question, mais il ne voulait pas l’avouer.

« Répond moi Chevalier Aiolia. Dis le moi en face combien tu détestes cet homme qui t’a fait faire un acte horrible au point qu’il ne connait pas le repos de l’âme et du cœur. Ses jours et ses nuits te sont consacrées entièrement. Si personne ne passait un peu de temps avec lui ou s’il n’avait pas certaine responsabilité, il se laisserait mourir d’amour pour toi. Même s’il le fait déjà psychiquement, il serait accompagné du physique. Je ne sais pas pourquoi tu lui as refusé le bonheur, mais moi j’étais prêt à tout pour lui. Même prêt à ce qu’il m’appelle par ton nom pour voir ses sourires, l’entendre rire réellement. Mais même ça il se l’interdit pour toi. Il est tellement intègre qu’il a renvoyé la seule personne qui voulait lui donné un peu d’amour pour pas qu’elle souffre.

Aiolia ne répondait mais des larmes coulaient sur son visage sur ce que lui disait la personne qui le tenait. Aioros ne comprenait pas tout, seulement que cet homme était amoureux de Saga à un point que ça lui était douloureux, et que Saga avait du le repousser à cause de son amour pour son frère. Le Sagittaire ne put rester de marbre et frappa lui aussi son cadet pour sa connerie. Il avait la chance d’être aimé d’un amour sans égal et lui, le bafouait comme un connard.

« Aiolia, je te jure sur Athena que si tu ne vas pas voir Saga dans la minute pour t’excuser pour tes actes envers lui, je te tue et j’achève Saga pour qu’il n’ait plus à souffrir de la monstruosité humaine que tu es. Je me demande bien ce que tu fais dans les rangs d’Athena pour être aussi ignoble. Tu serais bien mieux dans ceux d’Hadès ou même ceux d’Harès au moins là, il est normale de torturer psychiquement les Hommes.

Aiolia fut interloqué par les propos de son frère tout comme les 2 dieux présents. Eux qui pensaient que le chevalier du Sagittaire était un homme calme et intègre, découvrait qu’il était capable de tuer de sang froid et de commettre des meurtres s’il le fallait. C’était la première fois qu’il se montrait ainsi enfin devant du monde, car seul Kanon jusque là connaissait cette partie sombre que le Sagittaire avait ramené des enfers.

Eros lâcha enfin Aiolia qui tomba à terre, puis se releva pour exécuter ce que son frère lui avait ordonné de faire. Le dieu de l’Amour regarda le chevalier du Lion partir de son temple comme s’il allait à l’échafaud. Il regarda sa mère un instant puis disparut pour se rendre chez sa tante.

Pendant ce temps Saga était chez lui dans sa chambre, il avait un couteau dans la main, il savait que l’acte qu’il allait commettre était indigne d’un Chevalier et encore plus de ceux qui servaient Athena qui symbolisait l’espoir. Le sien était mort au moment où il avait retiré ses souvenirs à Amoria. Sans se l’avouer vraiment, il avait mis ses derniers espoirs de vie en lui. Mais une fois de plus cet amour destructeur pour le Lion avait une fois de plus fait office. Il ne savait rien de l’altercation qu’il y avait eu chez Aiolia. Il ferma les yeux et il commença à s’ouvrir le poignet droit faisant fit de la douleur. De toute façon elle était toujours moins forte que celle de son cœur. Il ne vit pas le spectateur à sa douleur qui le regardait horrifié de l’acte qu’il commettait. Une fois ses veines ouvertes Saga se rendit dans sa salle de bain sans regarder le sang qui coulait sur son passage. Il se fit couler un bain se mettant entièrement nu et plongea dans l’eau froide qu’il avait fait couler. Mais cela le laissa indifférent ne sentant pas la température de l’eau vu la chaleur que son cœur tentait de dégager alors que son corps entier n’était que pierre puisque sa source de chaleur ne désirait pas de lui. Il sembla s’endormir dans son bain, alors que le sang s’écoulait toujours, dans un dernier murmure qu’il lançait à la vie comme un adieu, il marmonna son amour à un homme qui devait le haïr et à qui il n’avait jamais osé lui avouer.

Ce n’est que quand Saga ferma complètement les yeux ayant un sourire triste sur son visage que le spectateur bougea enfin. Jusqu’à maintenant il n’avait pu faire le moindre geste sauf de suivre le chevalier. Mais là il ne pouvait rester immobile face à cette scène. Il fallait que la personne de son cœur puisse avoir la chance de répondre à cette déclaration. Il lui banda ses poignets pour arrêter l’hémorragie espérant que cela n’était pas trop tard. Il le mit dans un peignoir avant de le porter dans ses bras pour le conduire à l’espace de soin qui était prêt du camp des aspirants, seul lieu où l’on pouvait être soigné au sanctuaire. Tout le long du chemin il priait les dieux pour que celui qui se trouvait à nouveaux aux portes d’Hadès ne les franchissent pas pour la troisième fois. Il avait des choses à lui dire, à faire avec lui, il ne pouvait pas partir comme ça. Ils avaient la vie devant eux, Athena ne les avaient pas ressuscités pour qu’ils se suicident après.

Trois mois étaient passés depuis que Saga avait été amené au centre de soin du Sanctuaire, trois mois que Eros avait été voir Athena pour aller s’excuser du bout des lèvres d’avoir malmené l’un de ses chevaliers d’or et qu’il partait emmenant avec Amoria qui voulait servir le dieu et ne plus rester auprès de la déesse de la sagesse, trois mois que Seika n’avait pas vu son seigneur dessoûlé, ou même tenté de lui faire des avances un peu trop sexiste, trois mois que Kanon désespérait de voir son jumeau enfin se réveillé de son comas.

L’ancien marinas comprenait pourquoi son jumeau avait tenté de faire taire sa douleur, mais il ne pouvait se résigner à le voir partir. Quand il avait su qu’Aiolia s’était fait boxer par le dieu de l’Amour et par Aioros, et qu’ils avaient réussi à obliger le Lion à aller s’expliquer avec son jumeau, il ne pensait pas que ça se finirait ainsi. Il ne pouvait croire qu’un aspirant était venu le voir pour l’informé que son jumeau était au centre de soin pour tentative de suicide et qu’il était à présent dans le comas sans que personne ne sache quand il en sortirait. Il vivait un vrai cauchemar. Heureusement pour lui qu’il avait Aioros, sinon il serait allé tuer le Lion pour ce qu’il avait fait. C’était sa faute si Saga était dans cet état et cela il ne pourrait jamais le lui pardonné.


Voila la fin pour le moment, mais j'y travaille toujours mais peut être qu'avec des encourages et peut être des avis de certain pourrait être utiles ^^.
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Shaka

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MessageSujet: Re: Ange et/ou Monstre? Aiolia x Saga   Ven 30 Mar - 23:56

J'aime bien !

Tu as réussi à m'émouvoir dit donc !!!!

A quand la suite ?
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MessageSujet: Re: Ange et/ou Monstre? Aiolia x Saga   

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Ange et/ou Monstre? Aiolia x Saga
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