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 [Fanfic] Innocence aux Enfers

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MessageSujet: [Fanfic] Innocence aux Enfers    Jeu 15 Juil - 4:48

Titre: Innocence aux Enfers

Rating: -17 (Violence (à la St Seiya XD) et yaoi)

Avancement: En cours, 14 chapitres (1ère version)

Couple: Shun/Hadès

Note: Une fic que j'ai écrite il y a... heu... longtemps! Donc no commente siouplé pour les noms d'attaque d'Hadès ou décors qui n'auraient rien à faire là. (et pi pour certains ça m'arrangeaient!) Et je préviens qu'à partir d'un moment je ne suis même pas repassé sur les fautes alors no comment... -_-
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MessageSujet: Re: [Fanfic] Innocence aux Enfers    Jeu 15 Juil - 4:58

L’innocence aux Enfers : Première Partie



C’était une journée calme et ensoleillée. Les chevaliers de bronze et les Saint d’or restant profitaient de cette agréable journée dans les jardins du palais du Grand Pope. Athéna était là, observant ses chevaliers d’un regard serein et doux. L’apprenti du Bélier était parmi eux et s’amusait à faire quelques démonstrations de ses talents de télékinésie devant le regard amusé de son maître et de Shiryu. Les autres discutant de choses et d’autre entre eux. Même Ikki était là, profitant de ces instants de paix qu’ils avaient si durement gagné.

-N’est-ce pas Shun ?

Le chevalier Andromède sursauta en sentant la main de pégase sur son épaule. Ce dernier avait tiré le jeune homme d’une pensée profonde :

-Quoi je t’ai fais peur ? S’étonna Seiya quoique amusé. Dit donc, on peut dire que toi au moins tu perds vite des réflexes !
-Pardonne-moi, je réfléchissais. Mais tu sais bien que je n’aime pas me battre, donc je me débarrasse de mes réflexes de chevalier dés que je le peux.
-Oui je vois ça. Mais dis donc à quoi pensais-tu ?
-A rien…
-Si penser à rien t’absorbe tellement, je ne préfère pas savoir ce que c’est quand tu penses à quelque chose. Allez, je n’insiste pas, continu de rêver d’une belle femme !
-Quoi !? Mais qu’est-ce que tu racontes ?!

Seiya ria aux éclats, vite imité par ses compagnons en voyant Shun rougir. Andromède se leva et commença à partir.

-Hey ! Ne pars pas ! Désolé si je t’ai vexé !
-Ne t’inquiète pas tu ne m’as pas vexé. J’ai juste besoin d’être un peu seul.

Puis le jeune homme s’éloigna, traversant les douze maisons pour sortir du Sanctuaire. Tous l’avaient suivit du regard, et Athéna et Ikki se demandaient ce qui pouvait bien lui arriver. Il n’était pas dans ses habitudes d’agir ainsi. Par respect pour lui, il le laissèrent tranquille et retournèrent prendre part au moment de détente.

Une fois les portes du Sanctuaire franchis, Shun se mit à courir aussi vite qu’il le pu. Il voulait retourner chez lui, s’isoler du monde. Une petite demeure à quelques lieux du Sanctuaire lui appartenait. Il voulait s’y réfugier et ne plus en ressortir. Mais que lui arrivait-il ? A présent que la guerre était finie et qu’ils pouvaient enfin retrouver la paix, son esprit et son cœur le torturaient.
Soudain, il fut violemment frappé au ventre, l’envoyant quelques mètres plus loin, la respiration coupé court. Il entendit les pas de quelqu’un en armure marteler le sol et sentit un regard emplit de haine posé sur lui. Andromède se releva et observa celui qui l’avait frappé. Un homme vêtu d’une armure d’ébène. Son casque et l’inclinaison de sa tête ne laissaient voir à Shun qu’un sourire carnassier.

-Qui es-tu ? Demanda le chevalier.
-Quelqu’un qui veut ta mort ! Siffla son opposant avec une haine indescriptible.

Avant qu’il n’ai eu le temps de voir venir quoi que ce soit, Shun fut de nouveau frappé au ventre et il sentit ses côtes se briser. Il n’avait pas son armure, aussi était-il très vulnérable et la fatigue qu’il avait accumulé depuis un certain temps l’empêchait d’utiliser sa tempête nébulaire. Encore un coup… Puis un autre… Encore un autre… Andromède subissait sans rien faire. Pourquoi cet homme qu’il ne connaissait pas le haïssait-il autant ? Soudain, la voix haineuse et métallique de son adversaire retentit de nouveau :

-Pourquoi toi… Pourquoi t’a-t-il choisi toi !!!

Un nouveau coup que le chevalier évita de justesse, le poing de son adversaire créant un mini cratère là où ce trouvait précédemment son bras.

-Tu n’as jamais rien fait pour lui, alors que moi j’ai tout fais ! Tu ne sais même pas l’honneur qu’il te fait et tu vas briser son espoir… Je ne laisserais pas un misérable chevalier d’Athéna comme toi lui faire affront !

Shun ne comprenait rien à ce que disait son opposant. De toute façon, il l’entendait à peine, le sang battant dans ses tempes masquant son audition. Il sentit faiblement son adversaire bouger pour lui porter un ultime coup. Ils savaient tout deux que ce coup allait le tuer.

« Frappe… Frappe donc. Comme ça je ne pourrais pas faire souffrir celui auquel tu tiens tant. Et au moins, je n’aurais plus à continuer de souffrir moi-même… Je préfère mourir que de perdre ma raison… Même si, j’aurai voulu le voir au moins une fois…»

Soudain, le bruit de métaux qui s’entrechoquent se fit entendre. Shun rouvrit les yeux qu’il avait fermé. Une imposante silhouette se tenait auprès de son corps meurtrit. Malgré l’immense cape d’ébène qui recouvrait le corps de son sauveur, le chevalier devina qu’il portait lui aussi son armure. Une voix sombre et ténébreuse, mais magnifique et majestueuse s’éleva à l’adresse du combattant qu’il avait arrêté :

-Tu oses te rebeller contre-moi ?
-Majesté !
-Je t’ordonne de le laisser en paix. Serais-tu capable de me désobéir ?

Les deux hommes se faisaient face. Le précédant adversaire de Shun semblait ne plus savoir comment réagir. Devait-il désobéir à son Seigneur et achever celui contre qui il avait tant de haine, ou le laisser en paix ?
Ce n’était pas tant ça que Shun observait, mais plutôt la silhouette de son sauveur. Son cosmos ne laissait aucun doute quant à son identité même si la cape couvrait intégralement son corps et son armure. C’était Hadès !

« Lui… C’est lui ! Mais pourquoi ? Pourquoi me sauve-t-il la vie contre l’un de ses spectres ? Ne veut-il vraiment personne d’autre comme enveloppe mortelle ?»

Le jeune homme tendit le bras vers Hadès, s’attirant le regard haineux du spectre. Ce dernier allait une fois de plus l’attaquer, mais son maître le stoppa dans un nouveau choque métallique :

-Eaque ! Arrête immédiatement !
-Jamais maître, je ne veux pas qu’il gâche tout !
-Alors tu te rebelles contre moi ?
-Si cela me permet de vous sauver ainsi que les Enfers, oui je me rebellerai !
-Alors tu ne me laisses pas le choix…

Une puissante vague de cosmos frappa le spectre de plein fouet, le faisant disparaître dans un grand cri. Hadès ne bougea pas, alors que Shun se relevait péniblement afin de regagner sa demeure.

« Non je ne veux pas ! Je ne veux pas qu’il m’emporte avec lui. Pourquoi ne m’a-t-il pas laissé mourir ? Il aurait pu trouver quelqu’un d’autre, et au moins plus personne n’aurait à souffrir par ma faute ni à s’inquiéter pour moi ! »

Le dieu des enfers se retourna et observa le chevalier partir, ressentant son cosmos troublé. Ce fut à son tour de se poser des questions :

« Est-ce que je te fais peur à ce point Shun ? Ces rêves qui te hantent à mon sujet te font-ils tellement regretter de ne pas être mort ? Sais-tu au moins, que tu serais mort depuis bien plus longtemps encore si je n’avais pas veillé sur ta vie ? Qu’importe ce que tu peux penser de toute façon. Je t’emmènerais aux Enfers avec moi et aujourd’hui même ! Que tu le veuilles ou non.»

La divinité se mit alors en marche, se dirigeant vers la maison de sa proie. Puisqu’il était apparut à lui sur Terre, alors il le rejoindra en Enfer…


Dernière édition par Shiryu le Sam 17 Juil - 22:04, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: [Fanfic] Innocence aux Enfers    Jeu 15 Juil - 10:43

Deuxième Partie



D’un pas lent et vacillant, Shun revint chez lui couvert de blessures. Il ferma la porte avant d’aller s’allonger sur le dos sur son lit. Il respira profondément, tentant d’affaiblir la douleur de ses plaies. La haine du Juge Eaque était vraiment douloureuse…
Soudain, une énergie sombre et d’une puissance incommensurable, bien que volontairement voilé, approcha de lui. Shun voulu se redresser pour voir l’homme entrer, mais il ne le pouvait pas, la douleur était trop grande et Hadès l’avait paralysé. La porte s’ouvrit, laissant entrer l’homme qui venait de le sauver.

-Mon pauvre ami… Dans quel état Eaque t’a-t-il mit.

Le bruit de l’acier martelant le sol s’approcha, lui confirmant qu’il était en armure. Shun commençait à se rappeler douloureusement ses rêves... Ses rêves lui montrant que l’esprit divin d’Hadès possédait son corps, ou qu’il l’aimait. Il parla :

-Hadès ! Que venez-vous faire ici ? Sur les terres d’Athéna !
-N’ai-je pas le droit de rendre visite à celui qui a été désigné comme mon enveloppe mortelle ? Personne à par toi ne sait que je suis ici.
-Ne me rappelez pas ce que vous comptez me faire !

Le dieu des Enfers approcha du lit et se pencha au-dessus du chevalier d’Andromède. L’éclat de ses yeux sombres laissèrent un instant le chevalier sans voix. Hadès sourit :

-Je puis te le rappeler si cela me chante.

Il posa une main froide sur la joue du chevalier qui en frémit.

-Crois-tu que je te laisserais en vie si tu ne représentais rien d’autre qu’un corps pour moi ? Peu importe ce que peuvent penser mes juges de mon choix. Je suis le seul maître, et tu ne peux pas plus t’échapper qu’ils le peuvent.

Hadès embrassa alors la main délicate du jeune chevalier qui fut terriblement choqué. Il laissa un instant ses lèvres sur la main de sa proie. Shun était pétrifié de peur. Hadès se redressa et se mit à rire.

-Ne sois pas si choqué Andromède ! Les humains ne sont que les jouets des dieux ! Toi tu es juste, bien plus précieux que les autres… Tu es à part…

Shun ne pouvait même plus parler, le choc et les pouvoirs d’Hadès l’en empêchaient. Le dieu des enfers eu un nouveau petit rire. Il claqua des doigts et l’armure d’Andromède enveloppa le corps de son maître. Puis le Dieu Sombre prit le chevalier dans ses bras pour le porter. Ils se dirigèrent ainsi vers le sanctuaire.
Ils approchèrent des portes du sanctuaire. Là se trouvaient Aioria, Mu et Milo. Tout trois furent stupéfié de sentir le cosmos de l’Empereur noir s’approcher. De plus, ils sentirent un autre cosmos avec lui, celui de Shun. L’ombre d’Hadès se fit de plus en plus distinct, tout comme la tache rose foncé qu’il portait dans ses bras. Les trois chevaliers d’or se mirent en garde, inquiet au sujet d’Andromède se trouvant près du sombre dieu. Puis Hadès apparut très distinctement, portant le corps paralysé de Shun. Les trois chevaliers furent très surprit. Mais Hadès expliqua :

-Je venais simplement vous annoncer, que je prenais le chevalier d’Andromède avec moi. Si vous ne répliquez pas, peut-être penserai-je à vous laisser en paix.

Seul les yeux de Shun avaient bougé pour apercevoir ses amis. Une larme coula, seule chose qu’il pouvait faire pour signifier combien il était désolé de s’être laissé fait prendre. Les chevaliers étaient désemparés ! Ils ne pouvaient rien faire pour leur ami. Combattre ce dieu à seulement eux trois était pur suicide, même avec la terrifiante puissance d’Aioria en colère.

-N’oubliez pas d’en informer Athéna chevaliers.

Puis Hadès disparut, enveloppé d’une fumé sombre, laissant derrière lui son rire macabre et trois chevaliers désemparé.

Le Dieu Sombre était réapparut directement dans une chambre, aux enfers. Il déposa le corps de Shun sur un lit aux couleurs sombre :

-Ici, plus personne ne pourra venir t’aider et nous déranger.

D’un touché Hadès débarrassa Shun de son armure, après avoir lui-même retiré la sienne. Puis il libéra Andromède de sa paralysie. Ce dernier se leva alors d’un bond et sauta sur Hadès pour tenter de lui assener un coup de poing. Hadès le rattrapa alors par les poignets :

-Petit inconscient, ce n’est pas avec tes poings que tu réussiras à m’atteindre !

Puis il projeta sans difficulté le corps de Shun qui alla s’écraser sur le mur à l’autre bout de la pièce. Le chevalier ne pouvait pas se relever. Ses précédentes blessures, allié à ce choc, l’avaient totalement épuisé. C’est alors qu’Hadès s’approcha de lui, s’accroupissant près de son corps affalé au sol.

-Blesser une si belle personne… Quel gâchis ! Tu ferrais mieux de te laisser faire…

Il le prit alors par le menton et l’embrassa, mais Shun réussit à se dégager. Cela fit rire Hadès qui le porta de nouveau, malgré le fait que Shun se débattait tant bien que mal, et le reposa sur son lit. Il lui prit les poignets en riant :

-Tu me fais rire à te débattre pour rien. Tu as beau être très puissant, ta force n’est rien contre la mienne.

D’un geste vif, il retira la chemise en lambeau du chevalier. Le dieu sombre observa le torse de son jeune mortel. Même couvert de plaie due à son combat, il ne pouvait s’empêcher de le désirer. Il plongea alors sur son torse pour faire courir sa langue sur chacune des blessures. Sans se préoccuper des protestations et de la gène de sa proie, ni s’il touchait des parties sensibles. Au contraire, il prenait un malin plaisir à s’attarder sur les hématomes se forment près, ou sur, les mamelons. Shun cessa de se débattre, trop faible pour continuer. Son corps frémissait et des gémissements se perdaient dans sa gorge. Il se contenta de pleurer en silence… Et pourtant il ne pouvait s’empêcher de penser :

« Je voudrais bouger, mais mon corps ne veux pas répondre. J’ai l’impression de le haïr, pourtant je ne peu pas m’empêcher d’aimer la sensation de ses lèvres sur mon corps… »

Ainsi quitta-t-il toute résistance, se qui fit sourire son partenaire. Le dieu sombre vient embrasser ses larmes, le faisant frémir à nouveau. Alors qu’il essayait de repositionner son bras, Shun posa sa main sur celle d’Hadès. Il tenta immédiatement de la retirer mais sa main était déjà prisonnière. Il ferma ses yeux déjà mi-clos. Ses idées se brouillaient dans sa tête alors que son compagnon continuait de faire glisser sa langue sur son tors et sa main sur son corps.

-A.. rrêtez…

Andromède commençait à avoir peur en sentant la douleur de ses plaies laisser place au plaisir. Dans sa tête il suppliait le dieu Sombre d’arrêter, mais au plus profond de lui il voulait qu’il continue. Le feu aux joues, la respiration saccadée, le jeune homme voulait que tout cela cesse.

« Pas ça… Pas avec lui… » Pensait-il

Soudain, Hadès arrêta, répondant aux supplications muettes du jeune puceau. Il se retira d’au dessus de lui, mais gardant sa main dans la sienne. Il posa la main prisonnière sur sa joue froide avant de parler :

-Pour cette fois je te laisse. Le combat t’a affaiblit, inutile de t’achever en plein milieu d’un autre…

Le dieu eu un étrange sourire avant d’embrasser la main de son partenaire. Un frisson parcouru le jeune chevalier qui sentait sa main parcourue d’un léger tremblement. Pourquoi ? Pourquoi ne pouvait-il se résigner à retirer sa main de celle de son prétendu ennemi ? Pourquoi désirait-il qu’il la garde ainsi jusqu’à ce qu’il sombre dans les ténèbres du sommeil ?
Shun ne pouvait pas quitté le sombre et pourtant si magnifique regard de celui qui l’avait capturé de force. Lorsque ce dernier tenta de lui lâcher la main, celle de Shun resserra son étreinte presque malgré lui. L’homme eu un sourire amusé alors que Shun détournait le regard, ses joues devenant rouges. La voix d’Hadès fut très basse mais le jeune chevalier n’eu aucun mal à l’entendre, entendre sa voix si sombre qu’il se surprit à aimer :

-Je t’inquiète pas Shun…

Son cœur bondit en entendant son nom alors que son interlocuteur poursuivait :

-Cette chambre est désormais tienne. Personne ne pourra y entrer sans que je ne le sache et ne brave mon autorité. Seul moi ai libre droit d’entrer ici, voir aussi ma chère sœur Pandore, bien qu’elle n’ai aucune raison de pénétrer ces lieux.

Hadès caressa de sa main blanche aux loin doigts fins le visage de son invité.

-Repose-toi tant que tu le désirs. Je reviendrais te voir dés que possible.

Il déposa un baiser sur la joue du jeune homme puis séparèrent leurs mains. Le Sombre Monarque se leva et commença à sortir. Alors qu’il s’éloignait, Shun l’observait partir, jusqu’à ce que la porte se referme sur son image. Pourtant, son cosmos ne s’éloigna pas, il devait être resté derrière la porte.
Andromède était épuisé, son combat contre le Juge Eaque et les émotions provoquées par le maître de ce dernier avaient fini de l’achever. Il n’arrivait pas à croire que la présence d’Hadès et de son cosmos l’apaisaient. Encore moins qu’il appréciait le contacte de sa peau sur la sienne.

« Mais qu’est-ce qui me prend ?! Que m’arrive-t-il ?! Serai-je… NON !! Non je ne peux pas. Pas de lui ! Je ne supporte même pas de faire souffrir mes adversaires, alors comment pourrai-je apprécier le maître des enfers… »

Andromède tourna la tête et des larmes coulèrent sur son visage. Il ne savait pas ce que c’était que d’être amoureux. Seul sentiment qu’il connaissait, c’était l’amour fraternel qu’il offrait si facilement à ses amis. Eprouvé un vrai Amour lui paraissait impossible. Il avait bien cru un jour aimer June, mais il c’était avéré que c’était une fois de plus un amour inquiet, un élan de gratitude enverre la jeune femme qui avait voulu lui sauver la vie.
A présent, il était perdu. Il ne comprenait pas pourquoi l’image du Maître des Enfers s’imposait à son esprit alors qu’il se sentait seul et en danger en ces lieux. Il sentait encore le froid de sa main dans la sienne alors qu’il recherchait un peu de chaleur. Son esprit s’embrouillait, il n’arrivait plus à avoir des pensées claires… Le sommeil c’était emparé de lui. Derrière la porte, Hadès souriait heureux de la présence du jeune mortel qu’il avait si longtemps attendu.


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MessageSujet: Re: [Fanfic] Innocence aux Enfers    Sam 17 Juil - 21:18

Troisième Partie



Pendant ce temps, le Lion et le Phénix étaient retourné auprès d’Athéna, la mine en colère. La jeune déesse demanda :

-Il l’a emmené n’est-ce pas ?
-Comment savez-vous que… ? Demanda Ikki.
-Je ressens tout cosmos, allié ou non, qui s’approche du Sanctuaire…

Ikki était tellement inquiet pour son frère qu’il en avait oublié ce détail. La déesse poursuivit :

-J’ai sentit un sombre cosmos se présenter devant vous en enveloppant celui de Shun. Puis ils ont disparut. J’en déduis donc qu’il veut le garder avec lui.
-C’est bien ça, acquiesça Aioria. Cet homme, que nous n’avons pas pu vraiment distinguer, nous a dit prendre Andromède avec lui et de vous en prévenir. Il a également ajouté que si nous ne répliquions pas, il pensera à nous laisser en paix.

Le silence s’installa… Au bout d’un moment, Ikki n’y tint plus :

-Athéna, savez-vous qui ça peut être ?

Le visage de la jeune femme se troubla un instant, ce qui n’échappa pas aux chevaliers. Elle n’eu alors d’autre choix que de dire un minimum de vérité :

-J’ai bien une idée, mais c’est vraiment incertain. Je préfère confirmer mes soupçons avant de vous donner un nom.

Ikki marmonna une acceptation et partit d’un pas raide. Ikki était très énervé, pas contre son frère, mais contre lui-même. Lui qui avait toujours tout fais pour le protéger en temps de guerre, voila qu’il n’avait pas su l’aider un temps de paix. Il fallait qu’il retrouve son frère, et au plus vite. Le phénix ne le supporterai pas s’il devait lui arriver quelque chose. Shun était la seule famille qui lui restait. S’il ne le retrouvait pas, il en deviendrait fou de douleur… Bien avant Athéna, c’était son frère qu’il tenait à protéger.

-Shun… Je jure de te retrouver, même si je dois en mourir…

oOo

Aux Enfers, une ombre imposante et effrayante se dirigeait vers le tribunal du juge Eaque. Le spectre avait toujours son armure et maugréait on ne sait quoi. Il sentit son maître approcher et immédiatement il changea d’humeur et s’agenouilla, tête baissée. Menaçante, la voix de son seigneur retenti :

-Pourquoi as-tu fais ça ?
-Je ne pensais qu’à vous protéger maître !
-Je pense que je suis mieux placé que toi pour me protéger…

Dans un élan de sentiment, le juge releva la tête pour observer son supérieur. Il portait toujours son armure sous sa longue cape dont la capuche cachait son visage. Il ne pu tenir et avoua :

-Je ne veux pas que vous soyez déçu par ce mortel ! Je ne veux pas qu’il vous face souffrir en faisant échouer votre plan, Majesté !

Le dieu approcha et sa main se resserra sur la gorge de son juge. Ce dernier ne tenta rien pour desserrer l’étreinte. Il pensait :

« Ce serait une joie de mourir de votre main Majesté. Je ne peux être que le seul… »

Une sourde douleur s’élança dans les os du Juge qui eu l’impression qu’il se brisait en mille morceaux. Un cri s’échappa de sa gorge lorsque que la douleur revint, plus aigu encore. La main d’Hadès resserrait son étau autour de la gorge de son serviteur qui n’eu bientôt plus d’air. Alors qu’il croyait qu’il allait mourir, Eaque fut violemment projeté contre le mur du font. Le choque fissura la pierre.

-Ha… dès… Sama…

Le Juge voulu le voir, mais il ne vit que son dos dans le brouillard et entendit son pas s’éloigner alors que l’esprit du spectre sombrait dans les ténèbres de l’inconscience.

oOo

Le lendemain, Hadès était dans ses propres appartements. Des lieux sombres mais somptueux. La divinité était toujours vêtue de sa large cape qui dissimulé son corps et son visage, mais il n’avait visiblement plus son armure. Il sortit au pas de sa demeure et observa le ciel rouge de son royaume.
Son esprit était occupé par l’image de Shun. Il soupira en fermant les yeux. Ayant placé ses quartiers sous surveillance de son cosmos, il pu alors voir que son protéger dormait toujours. Hadès sourit à cette vision. Ce jeune homme paraissait si paisible, et il était si adorable ainsi… Agité dans son sommeil, il aurait voulut être à ses côtés pour poser une main apaisante sur son front. Tel un protecteur… Tel un… Non ! Il ne devait pas y penser. Il risquait d’en perdre toute raison. Cela faisait déjà si longtemps qu’il suivait chaque fait est geste du jeune homme sans jamais se montrer à lui. Tant d’années déjà où il se faisait souffrir à le suivre pour qu’il puisse vivre et devenir son corps mortel. Pourtant… Au fond de lui, il se refusait pourtant de le faire sans son accord. Il lui fallait gagner sa confiance ! Non seulement pour mener à bien ses projets, mais aussi pour… Parce que…

« Je vais devenir fou… Après tant d’années où je l’ai suivit et empêché de mourir… A présent qu’il est ici j’ai encore plus peur pour lui… »

Il avait enfoui son visage dans ses mains blanche. Il avait du mal à croire ce qui lui arrivait. Lui, le dieu des Enfers ! Tenir à ce point à un jeune mortel. Tant vouloir le toucher et l’apaiser…

Hadès se dirigeait vers la chambre qu’il avait attribuer à son jeune protéger. Il sentait qu’un Eaque emplit de haine s’en approcher. Lorsqu’il arriva à son tour dans les quartiers de Shun, le Juge était déjà là, en train de l’étrangler. Ivre de colère à cette vue, Hadès envoya un rayon de cosmos traverser le Juge de part en part. Il s’écroula sur un Shun abasourdit. Une onde de choque frappa le corps du Spectre qui disparut peu après dans un effroyable craquement d’os.
Le regard du chevalier restait rivé dans le vide, ses mains posées sur sa gorge brûlante.
Doucement, le Seigneur des lieux s’approcha et s’assit sur le rebord du lit. Une main blanche sortit de sous la cape pour se poser sur les mains pâles de son captif qui en sursauta. Le dieu murmura :

-Laisse-moi voir…

Lentement, hésitant, il retira ses mains pour laisser apparaître les marques rouges qu’avaient laissé les mains du Juge. D’un revers d’une main fraîche, Hadès caressa ces marques, faisant frémir le chevalier.

-Je suis désolé… Murmura Hadès en le faisant sursauter. Je savais qu’il serait dangereux de t’amener ici, mais j’avais espéré pourvoir te protéger.

Un lourd silence s’installa… La faible voix de Shun fini par le briser.

-Et vous l’avez fait…
-Pardon ?

Hadès était surpris de la réponse de son jeune ami.

-Deux fois votre Juge a voulu me tuer, et deux fois vous m’avez sauvé la vie… Pourquoi ?

Shun eu une expression presque implorante en direction du Seigneur Noir. Sans qu’il ne puisse le voir, Hadès détourna le regard.

« Je t’en pris ne me regarde pas comme ça. Ne me jette pas un tel regard.»

Sa main commença à trembler, intrigant le jeune chevalier. Il savait qu’avec sa position il devait considérer Hadès comme un ennemi, mais il ne pouvait s’y résoudre. Après tout, ne l’avait-il pas soigné et protégé jusque là ? Mais il n’y avait pas que ça… Quelque chose en lui le troublait… Hadès lui aussi se troublait.

« Non je ne peux pas ! Se cria Hadès en lui-même. Je t’en pris Shun arrête de me parler et de me regarder ainsi. »

Il lâcha son compagnon et se releva d’un coup.

-Je ne voulais simplement pas que tu sois blessé.
-Et pourquoi ? Je suis votre ennemi, vous auriez pu le laisser me tuer…
-Parce que je ne le supporterai pas !

Hadès tressaillit à ses propres paroles, tout comme Shun qui fut très surpris. Le dieu des Enfers ne savait pas comment réagir. Andromède avait-il comprit ? Ce dernier murmura :

-Ha… dès… ?
-Oublie ce que j’ai dis.
-Non ! Vous êtes comme moi, vous n’aimez pas la violence. Même votre ennemi vous souhaitez l’épargner.
-Tu n’es pas mon ennemi ! Tu es celui que…

Le dieu des morts se tut juste à temps. Il commença à partir, honteux et furieux contre lui même. Mais il entendit Shun se lever puis tomber. Il s’arrêta, désirant se retourner pour vérifier si tout allait bien. Mais il avait peur de se trahir plus qu’il ne l’avait déjà fais. Il l’entendit l’appeler :

-Hadès… sama…

« Shun, par pitié… Cesse de me torturer ainsi… »

Le Seigneur Noir serra les poings, luttant contre lui même. Il s’apprêtait enfin à partir lorsqu’il entendit un gémissement de douleur. Avant de s’en rendre compte, Hadès c’était retourné et agenouiller à côté de Shun. Ce dernier était recroquevillé sur lui-même et se tenait la gorge de ses deux mains. Il sentit la main inquiète d’Hadès se refermer sur son épaule pour qu’il se redresse afin de voir ce qui n’allait pas. Shun referma alors une main tremblante sur un pan de la cape d’Hadès. Il suffoquait, comme si Eaque continuait de vouloir l’étrangler.

-Shun !

Le chevalier entendit à peine la voix inquiète de son protecteur. Il allait mourir, il le savait, et son protecteur aussi devait le savoir. Toute force le quittait… Andromède bascula en avant, s’écroulant sur les genoux d’Hadès qui l’appelait désespérément. Il sentit alors son cosmos l’envelopper, pour essayer de l’aider. Mais il déjà était trop tard… Shun sombrait dans les ténèbres… Mourir dans les enfers, quel ironie !


Dernière édition par Shiryu le Sam 17 Juil - 22:05, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: [Fanfic] Innocence aux Enfers    Sam 17 Juil - 21:39

Quatrième partie : Mon amour…

(et voila le chapitre Yaoi)



Cela faisait sept jours qu’Ikki remuait ciel et terre pour retrouver son frère. Sept jours qu’il pleurait chaque soir sa disparition. Sept jours encore qu’il maudissait l’homme qui l’avait séparé de son bien aimé frère. Il était près à perdre la raison, car plus encore que le fait qu’il c’était fait enlevé sous ses yeux, le phénix ne ressentait plus le si calme et pur cosmos de son frère.

oOo

Aux Enfers, cela faisait cinq jours qu’Hadès n’était pas retourné auprès de Shun. Il n’osait pas y retourner. La dernière fois déjà il avait failli perdre la tête. Il savait que s’il y retournait, il ne pourrait résister au regard si pur de son jeune protéger. Pourtant… Pourtant rester à son écart lui faisait mal au cœur. A chacune de ses errances, ses pas le menaient immanquablement face aux appartements du chevalier. Il savait qu’à chaque fois il sentait sa présence et se demandait s’il entrerait. Mais l’un ne pouvait jamais voir l’autre et au final ils restaient tout deux seuls. Il était pourtant si difficile de rester écarter. Alors qu’à leur dernière rencontre il avait non seulement faillit se dévoiler, mais aussi perdre Shun. S’il n’avait pas user de son cosmos divin sur lui, Eaque aurait sûrement réussi à tuer Andromède grâce à son maléfice… Si c’était arrivé… Hadès ne pu continuer sa réflexion plus loin et enfouie son visage entre ses mains blanches.

Ce soir Hadès entendit un drôle de son, comme des sanglots que l’on étouffe volontairement afin que personne ne les entendent. Pourtant, le Sombre Monarque les entendaient et il savait qui pleurait ainsi : Shun. C’en était trop ! Il ne pouvait pas rester où il était sans rassurer son invité, son ami, son amour…
Il traversa alors le dédale qui menait à la chambre du chevalier et posa sa main sur la poignet. Il hésita un instant, il avait peur d’entrer. Mais ces sanglots lui faisaient si mal à entendre…

« Je ne peux pas le laisser souffrir seul ! »

Alors, il ouvrit et franchit la porte qu’il referma derrière lui. Lentement, il avança dans la pénombre de la pièce jusqu’au grand lit aux drap de soie. Dans la faible lueur du ciel obscure des Enfers, il pu voir son protéger la tête sur ses délicats bras pâles, en train de pleurer, des mèches tombant sur son visage. Hadès s’assit, et une main peu sûre sortit de sa cape, qui le cachait toujours, pour se poser délicatement sur la joue du jeune homme. Ce dernier ouvrit soudainement les yeux et regarda l’homme proche de lui. Sa voix sombre s’éleva doucement :

-Que t’arrive-t-il ?

Le suivant d’Athéna répondit avec franchise, la tristesse brisant sa voix à présent rauque :

-Je me sens si seul. Tous les jours je reste enfermé ici sans voir personne. Mon frère et mes amis me manque tant. Pourtant je n’arrive pas à partir…

Une telle sincérité… Face à son propre geôlier qui plus est !

Inconsciemment, les doigts du Seigneur Noir vinrent caresser les si doux et soyeux cheveux de son prisonnier qui ne dit rien pour l’en empêcher. En fait, il fini par se redresser, dévoilant un frêle torse nu, et dans son absolu détresse vint pleurer contre le dieu qui en fut dés plus surpris. Un bras encore couvert encercla le dos du jeune homme alors qu’une délicate main blanche se posait sur sa tête pour lentement glisser sur son cou, ses épaules, son dos… A ce moment seulement une lueur d’inquiétude apparue dans les yeux du chevalier. Il tenta de s’écarter, mais le bras se resserra dans son dos. Un vague murmure :

-Je t’en pris… Juste un moment… Reste encore un peu contre moi s’il te plait… Laisse moi apaiser un tant soit peu ta douleur…

Shun avait peur, il ne savait pas quoi faire, et se sentir si fébrile entre les bras de cet homme lui donnait une drôle de sensation. C’est vrai que ça le soulageait un peu de se sentir ainsi entourer et protéger, mais il présentait aussi que ça retirait à son ami un grand poids.

« Enfin… Se disait Hadès. L’avoir dans mes bras après si longtemps. Shun si tu savais à quel point je te désir. Moi, le maître des enfers, frère du Roi des dieux, je serais près à te donner ma vie pour une simple étreinte… »

Le jeune homme aux cheveux vert se laissa aller contre lui, laissant son tourment s’atténuer pour enfin disparaître. D’un geste incertain, il plongea la main dans les ténèbres de la capuche de son partenaire pour poser sa main sur sa joue.

«Sa main est si douce et chaude… »

Un frisson les parcourut tout deux. Puis la petite voix d’Andromède s’éleva :

-J’aimerai… voir votre visage…

Il s’y était attendu. Il savait que l’être qu’il chérissait tant voudrait le voir avant de savoir s’il devait véritablement le haïr ou non. Sa main pâle attrapa alors le pan du tissu mais Shun l’arrêta.

-Laissez-moi faire…

D’un geste un peu tremblant, il abaissa le tissu qui dévoila enfin la chevelure et le visage de cet homme qui le tenait dans ses bras. Il en eu le souffle coupé ! Une longue et brillante chevelure d’un bleu très sombre encadrait et rehaussait le blanc de son visage au port et aux traits royaux. Ses yeux noirs le fixaient avec intensité, le laissant muet. La divinité posa sa tête sur l’épaule de son aimé et murmura :

-Tu es le premier à voir mon visage…
-C’est un honneur.

Hadès fut étonné de la sincérité qu’il avait employée. L’avait-il dit par formalité, ou par véritable contentement d’être le seul à avoir vu son visage ? Peu lui importait, pour l’instant, il voulait simplement le garder contre lui, là, sans bouger… Mais il ne pouvait oublier la raison de sa précédente détresse. Demain, Hadès devait retrouver Athéna en Elision, devait-il lui dire ? Ou le laisser dans une ignorance qu’il craignait être douloureuse. Par respect et amour pour lui, il se décida finalement à lui dire :

-Shun…
-Oui ?
-Demain je devrais rejoindre Athéna en Elision pour lui parler. C’est elle-même qui me l’a demandé. Elle s’inquiète pour toi.

D’un coup, les muscles du chevalier c’étaient tendus, ce que son interlocuteur avait craint. Un lourd et long silence plana avant que ce dernier ne soupire et ne le lâche. Il s’écarta de son bel amour pour regarder par la fenêtre. Il pu voir le reflet de Shun dans les carreaux. Il paraissait si troublé, Hadès en avait mal au cœur et se détacha de cette vision. Le Monarque se résigna alors :

-Si tu le désirs, tu pourras m’accompagner. Si à la fin tu veux repartir avec elle, alors je te laisserai le faire. Je… Je ne… (sa voix s’affaiblit) Je ne veux pas que tu souffres à cause de moi…

Andromède avait très bien saisit cette dernière phrase, et sentit le rouge lui monter aux joues. La divinité le vit dans le reflet qu’il osait à peine regarder et se retourna. Il était si mignon à rougir ainsi. Mais il ne pouvait rester. Sa présence le gênait sûrement. Alors, sans un mot, il commença à partir.

Alors qu’il allait franchir la porte, deux bras délicat l’enserrèrent.

-Restez… S’il vous plait… Je ne veux pas être encore seul…

« Pourquoi faut-il que tu me dise ça en m’étreignant ainsi ? Veux-tu vraiment me faire perdre la tête ? »

Pourtant, sa main blanche se posa sur ses doux bras. Il le sentit frissonner. Le torse de son aimé se plaqua sur son dos, resserrant l’étreinte. Hadès étouffa un gémissement qui n’échappa pourtant pas à Shun qui ne dit rien.

« Non. Lâche moi par pitié. Je … »

Soudain il se retourna, forçant Shun à le lâcher. Il planta un instant son regard dans le sien avant de déposer ses lèvres sur les siennes. Le jeune homme ferma les yeux alors que ses joues rougissaient de plus belle. Doucement, une langue vint caresser ses lèvres, le faisant frémir tandis qu’ils les ouvraient. Profitant de cette opportunité, le sombre Monarque prit possession de sa bouche, goûtant et caressant la langue de son… amant. Shun se laissait emporté par l’instant, ne sachant pas trop comment réagir ni que faire. Soudain, Hadès s’arrêta et recula.

-Pardonne-moi…

Il détourna le regard, n’osant plus le regarder en face. Andromède venait de poser ses doigts sur ses lèvres, encore sous le choque.

« Il doit totalement me haïr à présent… »
-Tu pourras repartir avec Athéna demain. Je te rend ta liberté.

- …

Le cœur déchiré, une larme naissant dans ses yeux divins, l’Empereur Noir commença à sortir de la pièce. Revenant à la réalité, Andromède s’élança hors de la pièce :

-Hadès !

La divinité s’arrêta quelques secondes avant de poursuivre son chemin. Mais Shun insista :

-Hadès, onegai shim... Ugh!(=Hadès je vous en p...Ugh!)
-Je t’interdis d’appeler ça Majesté de cette manière!
-Eaque !!

Le dieu venait de se retourner pour observer le Juge, encore sévèrement meurtris, son surplis quasiment détruit, tenant Andromède prisonnier de son emprise. Le Titan ouvrit de grands yeux, c’était la première fois qu’il voyait le visage de son maître. Ce dernier avait un regard emplit de colère, mais le juge ne se laissa pas démonter. Il resserra dangereusement son bras sur la gorge de son adversaire et commençant à user de son cosmos sur lui afin de lui broyer les os.

-Jamais Majesté ! Jamais je ne laisserai ce pathétique chevalier vous faire souffrir ainsi. Je le tuerai pour avoir oser vous toucher et voir votre visage !
-Lâche-le immédiatement !
-Plutôt mourir Majesté ! Ne m’approchez pas et ne tentez pas de le sauver !

Hadès avança de deux pas. Le Titan supplia :

-Ne m’obligez pas… !

Il avança encore et le juge commença à tendre une main vers son supérieur. Son cosmos se concentra au creux de sa main alors que l’attaquant n’osait plus observer son maître. Il semblait endurer toute les peines du monde pour se forcer à porter la main sur Hadès. Il commença à lancer l’attaque et alors que la sphère de cosmos fondait sur Hadès, Shun se dégagea de l’étreinte en criant :

-Non !!

Il s’interposa juste à temps pour recevoir l’attaque de plein fouet, valsant quelques mètres plus loin.

-Shun !!!

Le Maître des Enfers rejoignit son protéger. Il était très mal en point, c’était même un miracle qu’il puisse être encore en vie ! Sans son armure et avec sa faiblesse actuel, la puissance aurait du le tuer sur le coup ! Hadès perdit toute dignité et impassibilité face à ce spectacle.

-Pourquoi… ? Pourquoi as-tu fais ça ?
-Je ne voulais pas… que vous… soyez blessé….
-Son attaque ne m’aurait rien fait ! Je suis un dieu, et il est affaiblit !
-J’ai tout de même… eu peur…
-Shun… !

A la grande surprise des personnes présentes, quelques larmes coulèrent sur le visage de la divinité. Andromède sombra dans l’inconscience et Hadès se releva, le portant dans ses bras. Son regard brûlant de haine tomba sur son suivant qui commença à trembler.

-Jamais je ne te le pardonnerai…

Le dieu des enfers ne bougea pas d’un centimètre et pourtant une vague d’énergie désintégra littéralement de Spectre.

-Plus jamais tu ne poseras la main sur lui ou ne verra mon visage…

Puis il revint dans la chambre de son protéger, l’allongeant sur son lit et soignant ses blessures. Des larmes continuaient de tomber de son visage.

-Shun… Je t’en prie… !

Un profonde détresse s’emparait du dieu des enfers. Il avait du mal à comprendre pourquoi il s’était interposé, mais s’en voulait terriblement.

Quatre longs jours passèrent sans que le chevalier d’Andromède ne reprenne conscience. Hadès restait jour après jour auprès de Shun pour veiller sur lui. Il ne le laissait que très rarement pour donner ses ordres à Pandore qui les transmettait aux Spectre.
Ce ne fut que dans la nuit du quatrième jour que Shun prononça enfin quelque chose :

-Hadès… sama…

Lentement, il ouvrit les yeux en sentant que ce dernier venait de lui prendre la main. Shun tourna son regard vers le maître des lieux qui ne cachait pas son soulagement. Il posa sa main sur son front en demandant :

-Tu te sens mieux ?
-Oui… Merci beaucoup.
-J’ai eu si peur… !
-Je suis désolé…

Prit d’un élan de sentiment, Hadès prit Shun dans ses bras, puis l’embrassa. Le chevalier fut prit de court mais ne se déroba pas. Bien au contraire, il passa un bras encore faible autour du cou d’Hadès. Ce dernier le pressait d’entrouvrir les lèvres, et il ne mit pas longtemps à céder. Le Sombre Monarque caressait maintenant avec tendresse et passion la langue de Shun qui avait fermé les yeux. Ce moment sembla durer une éternité, une magnifique et douce éternité, avant qu’Hadès n’interrompe enfin leur baiser. Cette fois-ci, il ne parut pas gêné, mais simplement soulagé et heureux. Il observait Shun, les joues légèrement rougies, ce qui le rendait d’autant plus mignon à ses yeux.
L’ayant redressé pour leur baiser, le drap avait glissé du corps de Shun pour dévoiler un torse frêle. Hadès semblait faire de très gros effort pour ne pas céder à son envie. Shun semblait l’avoir remarqué, car il rougit de plus belle. Il se blotti un peu plus contre son protecteur qui pouvait à présent sentir son cœur battre un peu plus rapidement que la normal.

-Hadès-sama…

Ce simple murmure qui prononçait son nom suffit à réduire à néant toutes ses tentatives pour se retenir. Hadès embrassa de nouveau son protéger qui ne se dérobait toujours pas. Un baiser bien plus passionné et amoureux. Pendant ce temps, sa main froide glissa sur la poitrine frêle et pâle de Shun qu’il sentit frissonner sous ses doigts. Sans rompre leur baiser, Hadès rallongea Shun dont il sentait le cœur s’affoler sous ses caresses. Shun garda sa main sur le cou de son amant alors que ce dernier rompait leur baiser pour glisser ses lèvres sur son cou, ses épaules… Les yeux mi clôt, ne trouvant aucun prétexte pour ce dérober à cette douce torture à laquelle il se soumettait, il sentit Hadès quitter son épaule pour sa poitrine. Il ne pu retenir un sursaut puis un gémissement qui franchis ses lèvres dés que le Sombre Monarque s’empara de son téton gauche. Ce dernier jouait de sa langue et de ses lèvres avec le bouton de rose dont il se délectait.
Hadès aimait la douce peau jeune au goût sucré de son amant. Chaque parcelle de ce corps qu’il touchait de sa langue, de ses yeux ou de sa main lui était parfaite. Il se laissait guider par les soupires de son compagnons. Il laissa sa main glisser jusqu’à l’autre mamelon durcis de plaisir, et joua avec. De légers gémissements s’échappèrent alors de temps à autre des lèvres de Shun. Il était si beau dans ce moment. Le Seigneur Ténébreux ne pu résister à la tentation et vint à nouveau embrasser son protéger, avec fougue. Il en profita pour laisser glisser sa main sur ses côtes, glissant très doucement plus bas. Il sentit alors Shun commencer à trembler.

-Ne t’inquiète pas. Si jamais tu n’aimes pas ou que tu veux arrêter, il suffira de me le dire. Je ne veux surtout pas te brusquer.

Puis sa main passa enfin sous la couverture et Shun sursauta dés qu’une main douce et fraîche se posa sur l’objet de sa virilité. Hadès était heureux de sentir qu’il était déjà dur et gonflé. Il entama alors de longues et lentes caresses. Shun ferma les yeux sous le plaisir et il eu de plus en plus de mal à se retenir de gémir. Soudain, le Sombre Monarque, retira le drap du corps du chevalier et posa ses lèvres sur le gland de son compagnon. Il y déposa un tendre et avide baiser avant de le lécher avec avidité, puis le prendre.
C’était presque insoutenable pour Shun qui gémissait à n’en plus finir. Pourquoi était-il si démunie sous les caresses du Seigneur des enfers ? Pourquoi aimait-il tant se sentir fébrile sous ses mains ? Il n’eu plus aucune pensées cohérentes lorsque Hadès le prit entièrement, lui arrachant un véritable cri de plaisir alors qu’il se déversait dans sa bouche. Hadès avala, une expression de parfait contentement sur ses lèvres.

-Vraiment délicieux…

Shun, déjà écarlate, rougis de plus belle. Lentement, il se redressa, porté par ses bras tremblent de fatigue et s’approcha d’Hadès pour venir se blottir contre lui. Ils restèrent quelques instants enlacé en silence, lorsque le Sombre Monarque prit sa main et la porta à son propre sexe. Shun sursauta et le regarda. Le regard d’Hadès lui demandait de le faire, alors lentement et avec incertitude, Shun caressa la virilité de son amant qu’il entendit soupirer. Il fallut quelques minutes avant qu’Andromède ne se décide à venir lui aussi goûter à la colonne de chair dur et palpitante. Ce fut au tour d’Hadès de gémir de plaisir, et la vue de Shun qui l’engloutissait le réjouissait tout autant.
Ne pouvant résister à un désir ardent, le Sombre Monarque lécha et humidifia trois de ses doigts avant dans introduit un dans le corps de Shun qui lâcha prise et se cambra en gémissant de douleur.

-Détend-toi, sa ira mieux…

Le chevalier obéi alors qu’il sentait le doigt allez et venir avec lenteur en lui. Il ne réussit pas à reprendre son travail, tant l’étrange sensation de ce doigt en lui l’enserrait. C’est alors qu’un deuxième puis troisième doigts entra en lui pour lui arracher un cri qu’il ne su lui-même s’il était du à la douleur ou au plaisir tant cela se confondait . Très vite toute force le quitta et il se laissa gémir au rythme des allez et venues de ces doigts en lui. Après plusieurs minutes délicieuses, Hadès retira ses doigts et rallongea Shun dos sur le lit. Il lui écarta délicatement ses fines jambe, puis Hadès le laissa sentir son sexe contre ses fesses. Le dieu lui lança un regard inquiet, mais le chevalier acquiesça et l’invita à entrer. Alors, avec prudence et douceur, Hadès s’introduisit dans le corps de son protéger qui recommença à crier. Une fois complètement en lui, Hadès s’arrêta quelques instants pour qu’ils puissent reprendre leur souffle. Puis, doucement, il recommença à bouger et débuta de long et lent va et vient. Le rythme s’accéléra, tout comme la cadence de leurs cris de plaisir. Le plaisir brûlait tout son corps et Andromède eu bientôt l’impression qu’il allait défaillir si on ne le libérait pas très vite de cette délicieuse et insoutenable tension… Pour la deuxième fois, Shun atteint l’orgasme, suivit d’Hadès qui se déversa en lui dans un long cri d’extase.
Le Sombre Monarque se retira de son amant et se laissa tomber à ses côtés. Il murmura tendrement :

-Je t’aime Shun …

Il ne pu que sourire pour lui répondre. Le chevalier se blottit un peu plus contre son amant en murmurant :

-Je suis fatigué…

Et il s’endormit de fatigue dans ses bras. Hadès l’observa un long moment, une lueur d’inquiétude dans les yeux. Il savait qu’il n’aurait pas dû faire ça après ce qu’il venait d’arrivé, mais il n’avait pas pu résister. Maintenant qu’il voyait son protéger prit à nouveau de fièvre, il s’en voulait. En plus, dans quelques heures, il devrait rejoindre Athéna en Elision, et il se doutait que Shun voudrait l’accompagner, même s’il ne tenait plus debout.
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MessageSujet: Re: [Fanfic] Innocence aux Enfers    Sam 17 Juil - 22:20

Cinquième Partie : Ne me laisse pas partir…




Dans moins d’une heure Hadès et Shun allaient retrouver Athéna en Elision. Hadès avait revêtue son habituel habit sombre et royal, même si c’était la première fois que le chevalier le voyait avec. Shun, lui, avait remit son armure de bronze d’Andromède, qu’il n’avait pas remit depuis sa venue en enfer. Il était pâle, et faible.

-Shun, tu sais que je ne veux pas t’empêcher de la voir, mais es-tu sûr de vouloir venir ?
-Oui…

Cela faisait au moins la vingtième fois qu’il posait la même question et la vingtième fois que Shun répondait la même chose.

-Très bien… Mais j’ai peur pour toi. Tu es si faible… Hier, je n’aurais pas dû…

Mais Shun le fit taire en venant se serrer contre lui.

-C’était merveilleux hier… Je ne regrette rien, même si aujourd’hui je suis aussi faible. Et si Athéna vous en veut, j’en prendrais toute la responsabilité. Je ne veux pas vous laisser seul face à elle. Je connais bien son infini gentillesse, mais je veux être à vos côtés…
-Shun…

Hadès le serra contre lui, un sourire de remerciement aux lèvres. Ils restèrent ainsi quelques minutes. Puis soudain, il le prit dans ses bras et lui demanda de fermer les yeux.

-Allons-y maintenant, comme cela tu pourras contempler la beauté d’Elision avant qu’Athéna n’arrive.

Il y eu alors comme un souffle de vent sur le corps de Shun, puis il se sentit allonger sur le sol. Hadès était près de lui, il le sentait… Sa voix parvint alors à ses oreilles, douce et tendre :

-Tu peux ouvrir les yeux maintenant…

Lentement, le chevalier ouvrit ses yeux sur un magnifique ciel bleu et ensoleillé. Maintenant qu’il y prêtait attention, il entendait aussi le bruissement du vent, sentait une douce et délicate odeur de fleur. Il se redressa alors et observa ce qui semblai être un immense jardin où le jardinier aurait tout laissai pousser n’importe comment mais tout en décidant avec précision où chaque chose devait être. L’endroit était indéfinissable de beauté et une atmosphère presque plus paisible encore que le cosmos du chevalier de la vierge emplissait l’air.

-C’est magnifique… Murmura Shun, comme s’il avait peur de biser le charme avec sa voix.
-N’est-ce pas ? Nous autres Dieux venons ici en terrain neutre. Nous ne pouvons pas nous porter atteinte. Parfois même, nous nous régénérons ici. Jamais aucun mortel n’avait vu et encore moins foulé cette terre.

Shun se sentit alors comme un intrus. Un être impur dans une infinité vierge de tout mal.

-Je ne devrais pas être ici…
-Ne t’inquiète pas. Jamais cet endroit n’a connu homme plus pur que toi…
-Mais j’ai tué… !
-Crois-tu qu’Athéna ou moi-même n’ayons jamais tué personne ? Et quand bien même tu as tué, tu l’as toujours fais à contre cœur. Alors pourquoi souillerai-tu ces lieux ?
-Je suis mortel…

Visiblement, Shun était vraiment mal d’être ici, dans un endroit si serein et loin d’avoir connu toute violence. Alors que lui même ressentait le sang de ses victimes lui brûler les mains, sa mortalité le corrompre de l’intérieur. Hadès le prit alors contre lui, avec une infinie douceur, et lui répondit avec patience :

-Nous venons aussi alors que notre essence divine est enfermé dans un corps mortel. Et puisque je t’ai amener ici, c’est que tu as le droit d’y être. Les Hommes peuvent venir ici. Mais si leur âme est souillé, ou qu’ils ont de mauvaises intentions, alors Elision devient pour cet homme un endroit à l’atmosphère lourde et hostile. Ressens-tu cela ?
-Non…

Et enfin, un sourire se forma sur les lèvres du chevalier.

-Shun !

Le cœur d’Andromède bondit alors qu’Hadès observait d’où venait cet appel, une expression de léger mécontentement sur le visage. Ce n’était pas la voix d’Athéna, ce n’était même pas une femme qui l’avait appelé ! Mais un homme, une voix que Shun pourrait reconnaître parmi mille autre. Il regarda alors Ikki, son propre frère aîné, au côté d’Athéna. La déesse était comme d’habitude resplendissante, en la personne de Saori Kido, son éternel sourire bienveillant aux lèvres. Hadès se rapprocha avec Shun, s’arrêtant à quelques mètres d’eux. Le chevalier d’Andromède observait son frère. Il semblait à la fois atterré, furieux et légèrement soulagé.

« Athéna, pourquoi l’avez-vous amené avec vous ? Pourquoi lui imposer ça ? Lui exposer ma honte, ce sentiment qu’il ne comprendra pas. Pourquoi m’obliger à le faire souffrir, et me faire en même temps souffrir… »
-Bonjour mon oncle. Shun, je suis heureuse de te revoir. Dit-elle avec un sourire.
-Bonjour ma nièce.
-Bonjour… Répondit Shun, sans oser les regarder.
-Alors c’est lui ?! Ragea Ikki en observant Hadès. C’est lui qui a osé enlever mon frère ?
-Tu m’en veux n’est-ce pas ? Ricana Hadès. Tu m’en veux de t’avoir retirer ton précieux petit frère.

Le Sombre Monarque prit alors Shun par la taille, l’amenant contre lui. Le jeune homme rougit, mais ne bougea pas. Il ne savait pas trop comment réagir. Ikki semblait bouillonner de rage.

-Chevalier phénix, j’ai le regret de t’informer que ton frère est dorénavant à moi.
-Hadès ? Intervint Athéna. Il me semble que nous ayons accepter de nous voir afin de nous rendre le chevalier Andromède.
-Bien sûr Athéna. Mais il me semble aussi que nous pourrions laisser Shun choisir non ?

Ce que Shun avait redouté arriva. Il ne voulait pas dire quoi que ce soit. Il tenait à Hadès, bien qu’il acceptait encore à peine l’idée de l’aimer, mais il tenait aussi à son frère. Il lui était difficile d’être loin de lui, sans avoir son soutient.

« Je vous en prit, ne me demandez pas ça. Je ne veux pas choisir moi-même, sinon je ferai du mal à quelqu’un, et je me refuse de le faire… »

Hadès sembla l’avoir entendu, car c’est lui qui reprit la parole ;

-J’oubliais… Shun ne peut pas choisir par lui-même…
-Et pourquoi cela ? S’emporta Ikki.
-Tout simplement parce que je tiens déjà ton frère en mon pouvoir. Il m’appartient. Je pourrais lui demander ce que je veux. Lui faire ce que bon me semble. Il ne pourra pas dire ni faire la moindre chose contre moi. Je tiens son esprit à ma merci.

Et comme pour illustrer ses dires, il embrassa Shun, qui ne réagit pas, il ne savait même pas quoi faire. Il comprenait le plan d’Hadès. Il savait qu’il voulait rejeter toute la faute de son comportement sur lui, afin de lui épargner toute représailles. Leurs lèvres se séparèrent alors qu’une larme coulait sur la joue du chevalier. Soudain, il entendit Hadès parler dans son esprit :

-Shun. Je vais te laisser repartir avec Athéna. Je ne veux pas que supportes les conséquences de tout ça. Mais ne t’inquiète pas, chaque fois que tu penseras à moi, je t’entendrai.
-Mais…
-Vas-y. Pour eux tout sera de ma faute quoi que tu dises.
-Mais comment pourrais-je vous revoir ? Ne me laissez pas seul à jamais, pas en supportant les conséquences de mon propre sentiment !
-Shun, tu es bien trop pur et bon pour que je te laisse étouffer dans les ténèbres de mon royaume. Tu es l’ange de l’innocence au milieu de la corruption et entre les griffes du mal, c’est ce que tous verront. Mais ne t’inquiète pas, nous nous reverrons. Peut-être pas aussi vite que je le souhaiterai, mais je ferai ce que je pourrais. Rejoins Athéna, c’est la seule façon pour nous de ne pas nous éteindre dans une sanglante folie trop vite survenue.


Hadès et Shun se regardaient dans les yeux, l’un contre l’autre. Le chevalier pleurait à présent. Il savait que le Sombre Monarque ne voulait que le protéger. Que si tout ne tenait qu’à lui, il aurait laisser sombrer la Terre dans une nouvelle Guerre Sainte et n’aurait protéger que lui pour enfin vivre leur amour ensemble.
Du dos de la main, Hadès essuya les larmes de son amant qui ne pouvait détacher son regard de lui. Il le serra contre lui et lui murmura :

-Je t’aime… Je ne veux pas que tu ressortes blessé de tout cela…

Le cosmos des enfers enveloppa le chevalier qui eu tout juste le temps de sentir les lèvres d’Hadès sur son cou, avant de perdre connaissance. Le Sombre Monarque s’avança alors pour poser le corps de Shun aux pieds d’Athéna.

-Je le laisse retourner avec toi. Il est bien trop pur et encore innocent pour subir la colère de son frère. Et je crois bien qu’il ne supporterai pas qu’une nouvelle Guerre Saint ne se déclenche par ce qu’il considèrera être sa faute. Je suis de toute façon encore trop faible pour entrer en guerre. D’ici un siècle peut-être… Alors maintenant emporte le et ne m’importunez plus.
-Je te remercie de ta gentillesse. Même si j’avoue que ta soudaine humanité me surprend.
-Ne t’inquiète pas, je me surprend moi-même. Mais profite de mon humanité avant que je ne revienne sur ma décision.

Hadès tournait à présent le dos à Athéna et Ikki. Il ne voulait plus souffrir en regardant Shun partir dans les bras d’un phénix furieux. Mais il fallu quelques minutes après le départ de la déesse et de ses chevaliers pour que des larmes coulent sur son visage divin. Laisser Shun repartir lui était un véritable supplice. Il se demandait déjà combien de temps il pourrait supporter leur éloignement. Il doutait même que Shun n’aille penser encore à lui une fois de retour auprès des siens. Mais si une chose était sûre, c’est qu’Hadès n’aurait pas supporter voir Andromède souffrir d’une guerre que leur union aurait déclenchée.
C’est encore en larme que le Seigneur des enfers quitta Elision.
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MessageSujet: Re: [Fanfic] Innocence aux Enfers    Sam 17 Juil - 22:44

Sixième Partie




Lorsque je Shun commença à doucement reprendre conscience, il n’ouvrit pas les yeux. La première chose à laquelle il pensa avant tout autre chose, ce fut Hadès. Puis lorsque ses sens lui revinrent, il sentit les lèvres du Sombre Monarque sur son cou, avant de se rappeler qu’il était revenu au Sanctuaire. Il se rendit alors compte que son armure ne pesait plus sur lui, et qu’on l’avait confortablement installé dans un lit. Une fenêtre ne devait pas être loin, car un léger souffle de vent caressait timidement son visage.
Finalement, après quelques longues minutes, il ouvrit les yeux. La lumière éclatante du soleil du Sanctuaire les lui brûla, faisant naître des larmes sous ses paupières refermées. C’est alors qu’il entendit quelqu’un s’approcher de lui, puis le lit s’affaissa sous le poids d’une autre personne.

-Tu reprends enfin conscience ?

Il reconnu instantanément cette voix. Une voix gave et d’habitude dur, qui ne prenait de tels accents d’inquiétude attentionné qu’avec lui : C’était Ikki, son frère. Shun rouvrit légèrement les yeux et vit le visage de son frère, visiblement soulagé, mais inexpressif de tout autre chose. La voix d’Andromède fut faible, presque éteinte :

-Ikki…
-Oui petit frère, c’est bien moi.
-Combien…
-Cela fais deux jours que l’on t’a ramené. Interrompit le phénix, pour l’empêcher de faire trop d’efforts.

Deux jours… Deux jours qu’on l’avait reprit des enfers et qu’Hadès l’avait plongé dans un sommeil profond. Alors comment ce faisait-il qu’il ressente encore sur son cou le baiser d’adieu du Maître des Enfers ? Alors que tout son corps ne pouvait se rappeler de sa nuit avec lui que si Shun désirait s’en rappeler entièrement ?
Le chevalier posa sa main sur son cou. Il vit alors Ikki faire une légère grimace et lui retirer sa main.

-Il t’a laissé sa marque… Lui expliqua-t-il, grincheux.

Malgré son épuisement, tant physique que mental, Shun comprit tout à fait ce que voulait lui dire son aîné. Il sentait sa colère, mais aussi une certaine frustration. Rassemblant alors ses maigres forces, Shun lui murmura :

-Je suis désolé niisan…
-De ? Demanda Ikki surpris.
-Je me suis laissé fais prendre. J’ai laissé Hadès m’emporter avec lui…
-Ce n’est pas grave petit frère, je ne t’en veux pas du tout. Que pouvais-tu faire seul face à ce dieu ?
-Mais je ne me suis même pas défendu…
-Ecoute, ne cherche pas à t’excuser pour ça. Je ne t’en veux pas du tout. Les chevaliers d’or m’ont dit comment tu étais lorsqu’il t’a emporté. Moi-même je n’aurai rien pu faire contre lui si l’un de ses Juges m’avait attaqué avant sans mon armure.
-Comment sais-tu… ?
-Athéna a pu se restituer ce qu’il c’était passé…

Shun fut alors très mal à l’aise. Avait-elle aussi pensée au baiser volé ?

-… elle a donc sentit la présence du Juge et connaissant Hadès, elle en a déduit ton combat contre le Juge, puis Hadès venu te prendre.

Shun réagis légèrement au mot « prendre ». Pourquoi avait-il fallu qu’il choisisse ce mot ? Son corps trembla légèrement en ce souvenant de cette nuit où Hadès l’avait fait sien. Ikki parut le remarquer, car il demanda :

-Tout va bien ?
-Oui… Oui, ce n’est rien…
-C’est ce qu’il c’est passé aux enfers qui t’effraie encore n’est-ce pas ?

Andromède mit quelques secondes avant d’acquiescer. Il ne pouvait pas avouer la vérité à son frère. Pas celle là. Il ne la comprendrai pas, ou plutôt il ne l’accepterai pas…
Le jeune homme regarda alors le plafond, avant de refermer les yeux. Il était si fatigué… Le sommeil, ne tarda pas à le reprendre. Il ne se réveilla et ne se leva que le lendemain. Depuis lors, il reprit sa vie au Sanctuaire. Plus renfermé et mélancolique que jamais… Pourtant, tous l’entouraient de leur joie de vivre. Agissant avec lui comme si rien de tout cela n’était arrivé. Ils ne lui posaient même jamais de questions, ce qu’il leur en remercia. Car il ne voulait pas en parler. C’était encore un souvenir trop vif et trop douloureux. Seul Athéna, avait quelque peu changé son attitude envers lui, mais de façon presque imperceptible. Elle était toujours la même, douce et aimante, offrant toujours son éternelle sourire. Cependant, elle était un peu plus attentive envers lui. Pas par peur, Shun en était certain, ni même par suspicion d’un quelconque revirement de camp de sa part, mais pour vérifier si tout allait bien. Mais comme tout les autres, elle ne lui posait aucunes questions, et ne lui avait même jamais parlé de son séjour aux Enfers. Pour cela aussi, Shun la remerciait.

oOo

Hadès lui, avait pleinement repris ses fonctions aux Enfers. Cependant, il retournait une fois par semaine à la chambre qu’avait occupé Shun. Laissé en l’état, il s’y enfermait pendant des heures. Ou encore, il restait assis sur son propre lit, à penser à la nuit qu’il avait passé avec son tendre amant… Qu’il ne reverrait peut-être plus…

Un jour, Pandore vint le voir, comme à son habitude, pour lui jouer de la harpe. La mélodie fut plus mélancolique, amer, qu’à l’ordinaire, mais cependant douce… Comme à l’image de l’humeur d’Hadès. Durant tout ce concert privé, il se rappela des moments passés avec son bel amant, et ceux qu’il aurait pu passer s’il était toujours à ses côtés. Il se demanda aussi s’il pensait toujours à lui. Lorsque le morceau s’arrêta, il revint douloureusement à la réalité.

-Merci beaucoup Pandore… Pour cette mélodie merveilleuse, comme toutes les autres.
-Je vous remercie du compliment seigneur. Je suis heureuse que cela vous ai plu.

Ils restèrent ainsi en silence. Hadès la remerciait de ne pas le juger, de ne pas lui reprocher son attachement désespéré et futile au jeune chevalier. En faite, il savait qu’elle compatissait. Elle était si compréhensive et attentionné envers lui. Une véritable sœur aimante et dévouée. Parfois même, elle veillait sur lui comme une mère muette mais attentive, soignant ses maux par une douce mélodie de sa harpe.
Pourtant, malgré tout cela, Hadès avait l’impression qu’il allait devenir fou si jamais il ne revoyait pas Shun. Ou s’il n’avait pas au moins la certitude qu’il lui manquait…

oOo

Les deux hommes souffraient de la perte de l’autre, sans que leur amant de le sache… Cependant, cette situation devenait trop lourde pour chacun d’eux, et particulièrement pour Shun. Depuis peu, il devait mentir à longueur de journée sur ses sentiments au sujet de ce qui lui était arrivé et de ce qui aurait dû être le soulagement de revenir. Aujourd’hui, il n’en pouvait plus. Il voulait s’isoler, ne plus avoir tout le monde sur le dos qui le surveillaient et s’inquiétaient pour lui. Il voulait retourner chez lui, là où Hadès était venu le chercher, et enfin pouvoir pleurer autant que son corps le lui demandait depuis toutes ces journées de cauchemar.
A nouveau ils étaient tous en train de discuter dans le jardin du palais, et Athéna elle-même était présente. Shun prit alors son courage en main et alla lui demander :

-Princesse Saori, pourrais-je me retirer chez moi ? Je… J’aimerai être un peu seul et isolé… J’ai besoin de réfléchir au calme. S’il vous plait.

Comme à son habitude, Saori eu un doux sourire de réconfort et de compréhension.

-Bien sûr. Tu peux y aller.
-Je vous remercie.

Puis Shun s’en alla, et il entendit Athéna retenir tous les chevaliers qui avaient voulu le suivre. Il lui en était reconnaissant, il n’aurait pas supporté une journée de plus à être surveillé de la sorte. En y pensant, il était sûr qu’Athéna savait tout des sentiments qui le rendaient ainsi depuis son retour des enfers. Mais il ne voulait pas penser à ça pour le moment.
Il courait, courait le plus vite possible pour s’éloigner du Sanctuaire et retrouver la paix de sa demeure isolée. Lorsqu’il la retrouva, il se jeta sur le lit pour pleurer. Il pleurait de douleur, de frustration. Il pleurait Hadès… Il repensa même à une phrase, lu dans l’un des rares livres qu’il avait pu parcourir…

« Séparé à jamais, et pourtant si proche l’un de l’autre… »

Sa main se posa alors sur son cou, où Hadès avait laissé sa dernière marque. Ses larmes redoublèrent.

« Hadès… Où êtes-vous ? Pourquoi m’avoir laissé ? Je veux vous revoir. Je veux être prêt de vous ! Revenez je vous en supplie !! »

Il supplia ainsi durant encore plusieurs longues minutes. Il appela à la présence d’Hadès avec un désespoir grandissant alors qu’il ne venait pas. Mais soudain, un cosmos se matérialisa dans sa demeure. Faible mais pour lui reconnaissable entre tous. Il n’arrivait cependant pas à bouger, et continuait de pleurer sur son lit, la tête entre les bras, certain d’être victime de la folie qui naissait en lui.
C’est alors qu’une main douce et hésitante se posa sur son épaule.

-Shun… ?

Cette main… Cette voix… Il était impossible que ce soit un rêve. Le chevalier releva alors la tête et vit le seul visage qui pouvait le réconforter. Hadès était là, l’observant avec tristesse, indéniablement inquiet pour lui. Dans un élan de soulagement, Shun se jeta dans ses bras et s’accrocha à lui comme s’il était son dernier espoir avant de disparaître. Hadès resserra ses bras sur lui et l’écouta en silence :

-Pourquoi ? Pourquoi m’avez-vous laissé ? Pourquoi ne venir que maintenant alors que je voulais tant vous voir ! Me haïssez-vous donc tant ? Tout cela n’était-il qu’un jeu ?!

Hadès n’en pouvait plus, il ne pouvait pas supporter cette accusation injuste ! Pas après toutes ces journées à sombrer dans une semi folie en se demandant si Shun ne pensait rien qu'un peu à lui. Il releva alors le menton de Shun et l’embrassa. Enfin… Enfin goûter de nouveau ses lèvres après toutes ces journées séparé. Ils se retrouvaient avec plaisir et soulagement. Hadès serrait Shun contre lui, refusant de briser ce baiser tant attendu. Peu à peu le chevalier se calma et se décrispa, jusqu’à s’abandonner à lui. Ce ne fut qu’alors qu’il rompit le baiser. Il sentait le chevalier trembler contre lui. Il murmura même :

-Ne me laissez plus… Par pitié…
-Si tu savais à quel point j’ai souffert de ton absence, et combien j’aimerai te garder auprès de moi pour toujours…
-Alors pourquoi ne le faite-vous pas ?
-Parce cela nous mènerai à une guerre inévitable. Je ne veux pas que tu souffres de cela.
-Mais je souffre d’autant plus de votre absence…

Hadès posa alors sa main fraîche sur la marque qu’il avait laissé dans le cou de son amant. Ce dernier ferma les yeux. Il se laissa bercer par la présence d’Hadès, qui lui même observait cet homme tant aimé. Soudain, Shun s’écarta et se déshabilla avant de s’agenouiller sur son lit. Il murmura :

-Prenez-moi…
-Pardon ? Mais Shun…
-S’il vous plait ! Prenez-moi. Je ne veux pas que vous repartiez sans que je n’ai été votre ! J’ai besoin de vous… Je ferai ce que vous voudrez mais prenez-moi…

Il rougissait et n’osait pas regarder Hadès, mais son envie était évidente. Son invitation était tellement attirante qu’Hadès ne pouvait refuser. Il s’approcha alors et caressa ce corps tant aimé du bout des doigts.

-Shun… Veux-tu vraiment me faire perdre la raison…
-Je vous veux vous.

C’en était trop ! Il voulait Shun plus que tout, et ce dernier se soumettait à lui. Il s’en voulait presque de cette attitude de sa part. Mais il ne pouvait résister. Il retira alors sa cape : il était entièrement nu en dessous. Visiblement, il n’avait pas eu l’intention de partir sans avoir fait l’amour à son amant. Il s’assit alors sur le lit et murmura :

-Allonge-toi…

Shun obéît. Hadès observa un moment ce corps pâle et si attirant, si désirable… Il embrassa alors le chevalier avec fougue et passion. Puis il descendit sur le torse, où il mordilla ses tétons. Shun gémit, sa réaction exagérée par des journées à languir de ce moment. Son corps était déjà brûlant, tremblant de désir. Il voulait être prit et n’osait presque pas bouger si ce n’était pour obéir. Il avait déjà presque envie de pleurer de bonheur.
Hadès embrassa, lécha et mordilla la moindre parcelle de ce corps presque sacré à ses yeux. Il le sentait frémir sous lui et ses soupirs plus qu’éloquent augmentait sa ferveur. Il torturai Shun en continuant son travail mais en évitant soigneusement toute partie intime. Bien vite le jeune homme se mit à languir et à se trémousser sous le corps de son geôlier. Il haletait.

-Pitié…

Il dirigea sa main vers son propre sexe, mais Hadès l’intercepta avant. Il embrassa la paume avant de murmurer :

-N’avais-tu pas dit que tu ferais ce que je voudrais ?

Il prit les poignets de son prisonnier et les lui immobilisa au dessus de lui d’une main. Le regard mi-clos de Shun le fixait avec un désir brûlant. Rien que pour le torturer, il frôla son sexe, le faisant gémir. Alors, n’y tenant plus, Shun se cambra, mettant leurs deux sexes en contacte. Les deux hommes gémirent simultanément. Cela sembla faire perdre la raison à Hadès qui le prit dans sa bouche, avalant le sexe de son amant avec fougue. Ce dernier se mit à gémir, poussant de temps à autre de petits cris. Et bientôt, il se libéra dans sa bouche.
Hadès avala avec délice l’essence même de son amant et l’embrassa afin de lui faire goûter sa propre saveur.

-Tu es délicieux Shun. J’en avais presque oublié la saveur de ton corps. Mais si tu me laisses continuer, tu deviendras véritablement mien, et à jamais. Le veux-tu vraiment ?
-Oui…
-Mon seul et unique amant, pour toujours ?
-Moi… Je le veux… Mais vous…
-Je te veux Shun. Toi, et toi seul… Personne d’autre. Toi, mon seul amant, mon seul amour…
-Je vous aime…

Ils s’embrassèrent, se confirmant leur amour l’un envers l’autre. Lentement, Hadès caressa les lèvres de son amant. Ce dernier lui lécha les doigts dans une attitude purement sensuelle. Le Sombre Monarque le regarda faire un moment, captivé par cette vision. Enfin, il retira ses doigts, et les glissa sur ce dos pâle, avant de pénétrer un doigt dans ce corps tant aimé. Shun se contracta légèrement. Puis un autre doigt entra, le faisant gémir doucement. Et enfin un troisième doigt le fit gémir alors qu’ils allaient et venait en lui. La sensation était encore plus délicieuse que lors de leur première fois, et très vite Shun activa ses reins. Mais à son grand regret, il retira presque aussitôt ses doigts. Le jeune homme écarta alors un peu plus les cuisses dans une invitation à la fois innocente et aguichante. Mais Hadès se contenta de poser sa main sur ses côtes et vint doucement lui murmurer :

-Pas encore… Ne veux-tu pas que je t’appartienne ?
-Comment… ça ?

Hadès remonta sur son corps, et Shun le vit se positionner au dessus de lui. Le chevalier sembla prit au dépourvu. Le dieu murmura alors :

-Veux-tu que je t’appartienne ?
-Mais je… vous…
-Je suis prêt à t’appartenir, je veux t’appartenir. Mais uniquement si toi aussi tu le désirs. Je te guiderai…

Shun acquiesça alors, avec un sourire. Il posa ses mains sur ses reins alors qu’Hadès venait lui offrir un long baiser amoureux. Il se redressa et observa le visage inquiet de Shun. Il lui sourit et le rassura :

-Ne t’inquiète pas, je te guiderai.
-J’ai surtout peur de vous blesser… De vous décevoir…

Hadès caressa son torse en souriant :

-Tu es tellement mignon… Ma douleur ne fera qu’affirmer la réalité de l’instant, et jamais tu ne me décevras, je te le promet.
-Mais je ne veux pas vous faire de mal… Vous avait beau être un dieu je…

Hadès posa son index sur ses lèvres pour le faire taire.

-Je te remercie de tant d’inquiétude à mon égard. Qu’importe la douleur que j’endurerai, si c’est toi qui me l’inflige, je suis prêt à l’endurer. Et en ce moment je ne suis plus un dieu, je suis un homme qui t’aime, c’est tout.
-Si… Vous êtes un dieu… Vous êtes mon dieu. Le dieu de mon cœur.

Hadès eu une rapide expression de surprise, avant d’être remplacer par un magnifique sourire. Il effleura les lèvres de Shun avant de murmurer :

-Merci… Merci de m’aimer ainsi… Mon amour… Mon ange…

Ils se sourirent, et d’un petit mouvement, Hadès lui fit comprendre qu’il allait se pénétrer. Shun garda alors son regard fixé sur l’homme qu’il aimait, et ses mains sur les hanches de son corps blanc et frais. Le Monarque s’empala sur lui, les faisant crier tout les deux. Hadès s’arrêta une fois entièrement pénétré, leur laissant le temps de reprendre leur souffle. Shun gardait son regard fixé sur lui, ses mains caressant à présent son corps. Enfin, Hadès commença ses vas et viens, les faisant gémir tout les deux. D’abord lent, le rythme s’accéléra au fur et à mesure de leur passion. Son corps emprisonné dans celui qu’il aimait lui donnait la véritable sensation de ne faire qu’un avec lui. Qu’il lui appartenait entièrement, et pour toujours. Shun fut le premier à atteindre la jouissance pour la deuxième fois, lui faisant crier le nom de son amant.
Sans qu’il comprenne vraiment pourquoi, Hadès se retira. Tout deux avaient la respiration saccadée, ils étaient en sueur, mais Hadès ne semblait pas vouloir en rester là. Il lui murmura en caressant son corps :

-Merci Shun… Merci d’avoir voulu que je t’appartienne. A présent, laisse-moi te faire à nouveau mien…

Et sans vraiment de préavis, il le pénétra d’un coup de rein qui le fit crier. Une fois encore, le rythme fut effréné, et leurs cris se mêlèrent. Chacun criant le nom de l’autre. Jusqu’à ce que Hadès se déversa dans le corps de son amant.
Enfin… Enfin tout les deux s’appartenaient… Ils étaient amant, et ne le serai jamais avec personne d’autre, ils en étaient certains. C’était impensable, et même impossible après un tel déchaînement de passion et une telle osmose.
Shun vint se blottir contre son amour, qui le prit dans ses bras. Chacun trop épuisé pour parler, ils se contentaient d’écouter le cœur de l’autre, de se rassurer de sa simple présence.
Peu à peu, Shun fini par glisser dans le sommeil, blotti là où était ce qu’il estimait être sa vrai place. Hadès le regarda alors dormir un long moment, le gardant contre lui, jouant tendrement avec quelques mèches de cheveux verts.

Le lendemain, Shun se retrouva confortablement installer dans son propre lit, les draps rabattus sur lui et une lettre à côté de sa tête. Il gémis de tristesse en constatant l’absence d’Hadès qui avait dû partir durant son sommeil. Il s’assit alors sur son lit, et prit la lettre pour la lire :

Citation :
Shun, mon amour

Je suis désolé d’être partit durant la nuit, mais je ne pouvais pas rester. Quelqu’un aurait fini par remarquer ma présence, et cela aurait été trop dangereux pour nous deux. Sache que j’ai tout de même eu beaucoup de peine à partir. Encore une fois j’ai eu l’impression de me briser. Mais au moins cette fois, je serai plus fort, car je sais que nous nous reverrons très bientôt. Athéna te l’annoncera sûrement assez vite. D’ici là prend garde à toi.
Je t’aime.

La lettre n’était pas signée, et elle n’avait pas besoin de l’être. L’identité de son auteur était évidente. Shun avait un pincement au cœur d’être à nouveau seul, mais la promesse de le revoir bientôt allégeait sa peine.
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MessageSujet: Re: [Fanfic] Innocence aux Enfers    Sam 17 Juil - 23:01

Septième Partie



Tous les chevaliers étaient sur le qui-vive, voir même à cran. Cependant, personne n’égalait l’humeur d’Ikki qui était sujet à de terrible crise de colère ce jour-ci. Par contre, Shaka restait égal à lui-même ; calme et serein.
La raison de cette agitation était qu’Hadès allait s’entretenir avec Athéna aujourd’hui même, au sein du Sanctuaire. Pour cette raison, le phénix ne lâchait plus son frère d’une semelle ! Ce qui agaçait grandement ce dernier qui aurait voulu avoir un peu de paix pour observer tranquillement Hadès. Avec Ikki sur le dos, il était sûr qu’il ne le laisserai pas poser son regard dessus plus d’une seconde ! Ni même l’approcher à moins de dix mètre ! Lui qui se faisait intérieurement une joie de revoir le Dieu de son cœur…
Tout les chevaliers avaient insister pour être présent auprès d’Athéna lors de l’entretient. Ce dernier ayant lieu dans la salle du trône.

Dans l’après-midi, le cosmos du Sombre Monarque apparut aux portes du Sanctuaire. Comme prévu, ce fut Mu qui guida le dieu à travers les 12 maisons. Ils ne s’étaient échangé aucun mot, mis à par un bonjour respectueux.
Une fois qu’ils furent derrière les portes de la salle du trône, Shun se figea presque, attendant de revoir enfin ce visage tant aimé. Ses muscles c’étaient légèrement tendu d’impatience. Il sentit la main de son frère se refermer plus fermement sur son poignet, comme pour lui interdire de faire un seul geste.
Les portes grincèrent, et l’ombre d’Hadès escorté par le chevalier du bélier se dessinèrent dans l’embrasure de la porte. Ils virent Mü faire signe à leur invité de passer devant, avant de lui emboîter de pas pour rejoindre les autres chevaliers. Entièrement caché par sa longue cape noire, le Maître des Enfers vint à la rencontre de sa nièce, s’arrêtant à trois mètres d’elle. Beaucoup grincèrent des dents en le voyant se dissimuler ainsi, et Shun fut un peu déçu, mais il comprenait. Le dieu salua Athéna :

-Ravi de te revoir ma chère nièce.
-Bienvenue au Sanctuaire mon oncle.

Le regard d’Hadès parut parcourir la pièce, observant chaque chevaliers. Il eu un petit rire narquois :

-Aurais-tu si peur de moi pour demander à tout tes chevaliers de veiller sur toi ?
-Pas du tout. Ils l’ont décidé d’eux-mêmes. Je suppose que tu peux comprendre leurs inquiétudes ?
-Bien sûr. Mais j’avoue que leur présence à tous me gène… Je m’étonne aussi que certain ne m’ai pas salué…

Hadès tourna sa tête dissimulée vers Shun. Il tendit une main d’invitation vers lui :

-Ne t’ai-je donc pas manqué ? Andromède…

Shun commença à faire un pas en voulant attraper sa main, mais Ikki lui tira le poignet et se plaça devant lui. Son regard furieux fixé sur le Dieu des Enfers.

-Vous ne le toucherez pas.

Hadès eu un nouveau rire narquois avant de répondre :

-Ne crois-tu pas qu’il est un peu trop tard pour me dire cela ? Tu es son frère, tu as bien dû veiller sur lui lorsque je l’ai endormis. Tu as dû remarquer la marque que je lui ai laissé sur le cou. Et quand bien même je ne l’avais pas touché, crois-tu que j’écouterai tes ordres ? Aurais-tu oublié à qui tu t’adresses ?
-Ho non je n’ai rien oublié !
-Ikki, appela Athéna. Calme-toi je te pris. Hadès, j’aimerai que tu évites de provoquer mes chevaliers.
-Pardonne-moi Athéna. J’ai juste été quelque peu contrarié par Phœnix…
-Ikki, laisse Shun. Il peut décider lui même ce qu’il veut faire.

Le frère aîné grinça des dents, mais ne pouvait désobéir à sa déesse. Il lâcha son frère qui se frotta le poignet qu’il avait un peu trop serré. Puis le regard vert d’Andromède fixa la silhouette noir qui tournait toujours le visage vers lui, la main tourné en geste d’invitation. Il ne pouvait résister, malgré la fureur de son frère.

« Gomen nasai, oniichan… »

Shun avança donc, lentement. Le bruit de son amure martelant le sol au rythme de ses pas raisonnant dans la pièce. Le cœur du chevalier battait fortement dans sa poitrine à l’idée d’être avec Hadès face à tout les chevaliers d’Athéna.
Arrivé près de lui, ils se prirent la main en un même geste. De telle manière qu’il était impossible de savoir qui avait prit la main de l’autre en premier.

-Je suis si heureux de te revoir… Pardonne moi encore de t’avoir laisser durant ton sommeil.
-Ce n’est pas grave, puisque je vous revois aujourd’hui.

Shun n’avait pas besoin de le voir, il savait qu’Hadès lui souriait dans l’ombre de sa cape. Il sentait également toute la fureur de son frère qui braquait son regard sur eux. Il le sentait prêt à attaquer. Hadès se tourna enfin vers Athéna :

-Je regrette, mais je n’avais pas prévu de te parler devant autant de monde. Je pense que tu dois connaître les raisons pour lesquelles je préfère l’éviter… Je me fiche complètement des foudres que je pourrais m’attirer. Mais je préfère éviter à Andromède les représailles des esprits bornés ou obtus qui n’auraient rien compris…
-Je comprends…
-Bien sûr je ne te demande pas non plus de te séparer de tout tes chevaliers. Ajouta Hadès en sentant les réticences furieuses.

Athéna observa un instant ses chevaliers silencieux qui attendaient ses ordres. Son regard se posa sur chacun d’eux avec patience mais gravité. Quelques brèves minutes plus tard elle se tourna de nouveau vers Hadès :

-Si je te demande de garder trois chevaliers, cela t’ira-t-il ?
-Si tu les juges suffisamment de confiance…
-Shaka, Mu, Dohko? Restez avec nous. Aioria, Milo ? Vous monterez la garde derrière la porte. Veuillez sortir vous autre.

Les autres chevaliers sortirent en grinçant des dents, jetant en passant un œil soupçonneux à leur invité. Aioria et Milo se postèrent derrières la porte qui se referma sur leur image.
Une fois tout le monde sortit, et sans se gêner de la présence des autres, Hadès passa son bras autour des épaules de Shun pour le conduire contre lui. Le chevalier rougit, mais n’eu pas cœur de se dégager. Sans même les regarder, il savait cependant que les chevaliers d’ors présent étaient surprit.
Athéna parla :

-Dois-je leur expliquer ? Ou veux-tu en avoir l’honneur, mon cher oncle ?

Le Dieu resta silencieux un instant en regardant Shun. Ce dernier avait fermé les yeux, blottit contre lui. Un léger sourire aux lèvres il releva la tête et regarda sa nièce puis les chevaliers.

-Ne voyez aucune animosité là-dedans chevalier, mais puis-je vous faire confiance ? Puis-je espérer que vous comprendrez ce que je vais vous expliquer, et que vous en garderez le secret ?

Il y eu un léger silence, et ce fut Dokho qui répondit :

-Si Athéna vous fait suffisamment confiance pour vous accepter en ces lieux alors nous vous faisons également confiance. En tant que chevalier nous nous devons de garder les secrets des dieux.

Shaka rajouta :

-Tout Homme à son degré de compréhension. Aussi accepterons nous ce secret avec celui que nous avons.

Mû eu un petit signe de tête pour dire qu’il était d’accort avec ses compagnons. Hadès tourna de nouveau le visage vers Shun qui n’avait pas rouvert les yeux. Il savait qu’il avait peur d’affronter la vision qu’offrirait ses camarades lorsqu’ils apprendraient cet amour entre dieu et humain…

-Shun…

Andromède se força à ouvrir les yeux à cet appel. Il regarda le visage d’Hadès qu’il ne pouvait que entre-apercevoir.

-Acceptes-tu que je leur dise ? Je ne veux pas allez contre toi…
-…
-Shun ?

Hadès jouait à présent avec l’une de ses mèches vertes. Il le gardait contre lui de manière protectrice, sous le regarde de ses amis… Shun respira alors et répondit :

-D’accord… J’ai confiance en mes amis, je sais qu’il comprendrons, ou au moins qu’ils essayerons.

Le chevalier observa alors ses frères d’armes qui le regardaient avec patience. Shaka s’assit même en position du lotus, ses yeux toujours fermé. Shun savait qu’il avait prit cette position pour écouter ce qui allait venir avec toute la sagesse qui lui était octroyé. Hadès regarda à son tour les chevaliers et commença.

-Croyez-le ou non chevalier, mais… J’aime le chevalier Andromède.

Le cœur de Shun bondit, tendis que Dohko sembla surprit, Shaka ne silla pas et Mû parut interloqué. Le dieu poursuivit.

-Cela fait plusieurs années que je veille sur lui. Dernièrement, mon Juge Eaque est devenu fou à cause de sa dévotion excessive. Il est venu attaquer Shun dans l’intention de le tuer pour qu’il ne puisse pas me blesser. Mais ce que ne voulait pas comprendre mon Juge, c’est que la pire blessure qu’on pouvait m’infliger, c’est la mort de Shun… Prêt à se laisser tuer, je suis venu l’aider, m’opposant à mon propre suivant. Je renvoya un Eaque quasi mort aux Enfers, car il avait osé porter la main sur celui que je protégeais depuis des années. Mais maintenant que je m’étais dévoilé, pouvais-je repartir ainsi ?

Shun, presque tremblant, posa sa main sur celle d’Hadès qui l’enserrait. Le dieu s’arrêta à la fin de sa phrase et tout le monde observa le chevalier de bronze. Ce dernier sourit à son protecteur et murmura :

-Je vais continuer. Ne prend pas toute la responsabilité sur toi seul.

Hadès caressa sa joue du plat de la main avant que Shun ne se tourna vers ses compagnons. Ces derniers semblaient attendre de connaître toute l’histoire avant de donner leur opinion.

-J’avoue ne pas tout de suite avoir accepté cet enlèvement. J’ai été enfermé dans une pièce où seul Hadès venait me voir. Je me sentais seul. Le Sanctuaire me manquait, mais je n’ai jamais rien dis. Ne n’avais jamais voulu rien dire. Un jour où toute cette pression était devenu trop forte, Hadès est venu me réconforter alors que j’étais au bord du désespoir…

Shun fit une pause et observa timidement son amour. Ce dernier le regardait. Le chevalier respira et reprit son histoire en observant de nouveau ses compagnons.

-Comment ce faisait-il que malgré tout ce détachement apparent et l’isolement qu’il m’imposait, il restait si prévenant avec moi ? Je me suis attaché à lui, ce qui m’attira de nouveau les foudres de son Juge. Par deux fois encore il essaya de me tuer et par trois fois Hadès me sauva encore la vie. Il soignait mes blessures et était toujours inquiet que je lui en cache d’autre ou que je lui cache un autre désespoir. Mais comment pouvais-je être triste avec lui… ?

Andromède serra la main sur un pan de la robe d’Hadès. Ce dernier lui murmura :

-Arrête, je vais continuer pour toi…

Hadès lui embrassa discrètement la tempe avant de poursuivre lui même :

-Je ne pouvais pas supporter de voir que ma présence blesser Shun ainsi. Je lui ai donc proposé de m’accompagner voir Athéna en Elision. Il pourrai ainsi repartir au Sanctuaire. J’étais près à éternellement souffrir de cette séparation plutôt que de le voir souffrir à mes côtés. Comme vous l’avez vu il est revenu, mais endormit …
-Je ne voulez pas le laisser, interrompit Shun. Je ne voulais pas partir… Mais il m’a endormit pour que je revienne ici…

Shun pleurait à présent, il se blottit contre Hadès comme s’il avait peur qu’il disparaisse. Le dieu l’embrassa donc pour le rassurer.

Les chevaliers d’ors les regardèrent, puis leur déesse sereine, puis enfin s’observèrent entre eux. Shaka était toujours assis en train de méditer sur leurs dires. Dohko prit la parole :

-Dans vos paroles il est évidant que vous êtes tout les deux sincères. Et même si je n’avais pas confiance en vous Majesté Hadès, je sais à quel point Shun est toujours sincère, même si sa vie devait tenir à un mensonge. J’avoue que cela me surprend. Cet amour est fort peu habituel, mais que pouvons nous faire contre la raison du cœur ?

Dhoko sourit à Shun qui en retour lui sourit avec reconnaissance. Shaka se redressa enfin quelques secondes plus tard

-Vous êtes tout les deux sincères. J’ai bien conscience qu’il serait pur folie que d’essayer de vous en dissuader. Cependant pardonnez-moi si je ne vous accorde que peu de confiance Seigneur Hadès… Mais j’ai confiance en Shun qui est un grand chevalier. Aussi vous demanderais-je de ne pas décevoir l’honneur qu’il vous fait en vous offrant son amour. Vous me pardonnerai également si je venais à ne jamais vous pardonner si vous veniez à le faire souffrir ou le trahir.

Shaka eu un léger sourire, chose bien rare de sa part ! Shun lui fut immensément reconnaissant de ses paroles. Puis Mû soupira :

-Que puis-je faire contre cela ? Je ne peux pas dire que j’accepte entièrement cette union. Deux hommes, et un humain avec un dieu qui plus est… Je dirais même l'Ange avec le Démon si on me permettait cette image. Mais les deux plus sages de l’ordre des chevaliers d’or l’on comprit et accepté. Je me plierais donc à ce choix. Mais comme cela à déjà était dit ; que pouvons-nous faire contre la raison du cœur ? Shun. Je ne suis pas le mieux placé pour cela, mais je sais à quel point tu laisses facilement tes sentiments te gagner. Aussi est-ce que je souhaite que tu ne ressortes pas blesser de tout cela…

Il eu à son tour un faible sourire en direction du chevalier de bronze qui avait les larmes aux yeux. Ils acceptaient son amour avec Hadès. Avec plus ou moins de réticence, mais ils l’acceptaient ! Ils étaient même inquiet pour lui et souhaitaient toujours le protéger, malgré l’horreur de son acte. Malgré l’horreur de son sentiment. Il leur en était tellement reconnaissant… C’est alors qu’Athéna, un sourire radieux aux lèvres, parla :

-Sache Shun que tu as aussi ma bénédiction. Cependant Hadès, comprend que si tu lui fais le moindre mal ou que tu le trahis, je crois que ce sera la colère de tout mes chevaliers que tu auras à affronter. Ainsi que la mienne.
-Je suis prêt à prendre ce risque ma nièce. Mais je crois bien que ma première punition sera de perdre Shun…

Il y eu un bref silence que la déesse rompit de nouveau :

-Tu voulez me parler d’autre chose je crois ?
-Oui. Car je ne crois pas que tout tes chevaliers accepterons cette liaison si facilement. Ce qui rend nos moment ensemble assez… impersonnel à Shun et moi. Aussi voulais-je te proposer quelque chose. Si Shun est également d’accort bien sûr.

Il sourit à Shun dans l’ombre de sa cape. Ce dernier lui rendit un sourire, paisiblement blottit contre lui.

-Que proposes-tu ?
-Je crois que tu connais la légende racontant ce qui lie les humains à l’enfers ?
-Oui.
-Et bien Shun a mangé et bu lorsqu’il était chez moi. Je ne peux pas le laisser repartir si aisément…
-Je vois… Combien de temps proposes-tu ?
-Un mois sur deux ?
-Tant que ça ?
-Il est resté longtemps…
-S’il vous plait Saori-san ! Intervint Shun.

Ce dernier venait de se dégager d’Hadès et avançait à présent pour s’agenouiller devant Athéna.

-Je vous en prit Athéna, permettez-moi de retourner aux enfers durant ce laps de temps… Je ferais toutes les missions que vous désirez ou autre chose durant mon temps au Sanctuaire. Mais je vous supplie d’accepter cette demande.

Athéna resta surprise un moment.

-Tu l’aimes véritablement à ce point n’est-ce pas ?
-Oui…

La nièce regarda son oncle puis fini par avoir un sourire.

-Très bien j’accepte. Mais je rappelle les conditions. Si nous avons le moindre soupçon d’un problème avec toi Hadès, nous te reprendrons Shun.
-J’en prend conscience, et jure que ça n’arrivera pas. Car jamais je n’oserai faire le moindre mal à Andromède.

Shun rayonnait face à l’acceptation de sa déesse. Il pourrait être avec Hadès un mois sur deux pendant l’année ! Il pourra être seul avec lui sans que cela ne crée de problème. Il était heureux qu’Hadès en ai eu l’idée et ai utilisé cette légende à son avantage.

Dans deux jours, il retournerai auprès d’Hadès ! Seul avec lui aux enfers…
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MessageSujet: Re: [Fanfic] Innocence aux Enfers    Lun 19 Juil - 2:12

Huitième Partie



C’était le lendemain de l’accort entre Athéna et Hadès. A minuit Shun serai ramené aux Enfers. Le Sanctuaire était assez tendu, inquiet. Shun leur avait prouvé sa valeur au cour des dernières guerres. Ils connaissaient tous l’innocence et la pureté de son cœur. Ils connaissaient également –et voir surtout- son esprit de sacrifice. Pour ceux qui n’avaient pas assisté aux explications qui avait mené à ce contrat divin, il était certain que c’était à cause de cela que leur ami retournerait régulièrement aux enfers. Pour eux, comme Andromède l’avait fait avant lui, Shun se sacrifiait pour leur épargner la colère divine.
Le chevalier se contentait de laisser cette rumeur circuler. Elle l’arrangeait très bien. Mais il souffrait de voir son frère plonger dans une sourde et triste colère. Ce dernier était toujours certain qu’Hadès manipulait son esprit. Et Shun savait qu’il avait peur de ce qui pourrait lui arriver. Cependant, depuis la veille, ni l’un ni l’autre n’osaient s’approcher…

En fin d’après midi, on frappa à la porte des quartiers de Shun, au palais. Le chevalier sortit de sa contemplation du paysage pour aller ouvrir. Il resta figé de surprise en voyant son frère qui le regardait durement. Sans le demander et sans un mot, le phénix entra, laissant son frère refermer la porte derrière lui. Le cadet regardait le dos de son frère. Il avait presque l’impression de voir son cosmos osciller autour de lui. Un long silence plana…

-nissan…
-Ne dit rien Shun. Je ne suis pas là pour écouter tes excuses.

Andromède commença à s’inquiéter de cette attitude. Ikki prit la place qu’avait prit son frère avant qu’il n’arrive. Il regarda par la fenêtre la plaine que l’on voyait d’ici. Le soleil commençait tout juste à descendre pour se coucher. Un autre très long silence plana. Shun en était gêné. Puis soudain son frère se retourna et s’approcha de lui, le regard furieux.

-Peu m’importe les raisons de cet accort entre Athéna et Hadès, je ne te laisserai jamais aux mains de cet homme ! S’il le faut je trouverai seul l’entrée des Enfers et les traverserai pour te ramener de force. Mais je ne le laisserai pas te toucher longtemps.

La colère de son frère en était presque à brûler l’atmosphère. Shun avait même presque peur de cette réaction.

-Ne fais pas ça, c’est trop dangereux !
-Ne crois-tu pas que tu seras plus en danger que moi ? J’ai promis de toujours te protéger, aussi c’est ce que je ferai. Peu m’importe si pour ça je dois affronter l’enfer, j’y suis déjà allé. Peu m’importe aussi si je dois affronter un dieu !
-Ikki ! Je suis un chevalier protégé par la constellation d’Andromède, et en tant que tel c’est un devoir et même un honneur pour moi que de me sacrifier. Si ce sacrifice me permet de sauver la Terre d’une nouvelle Guerre Sainte alors parfait ! J’y suis prêt et je le ferai !
-Arrête ça Shun ! Je sais très bien ce dont tu es capable. Je te connais mieux que quiconque ici ! Et c’est bien pour ça que je m’inquiète pour toi ! Car je sais aussi que tu as été choisis comme corps mortel d’Hadès !
-Je le sais ! Mais me crois-tu si faible et idiot ? Un dieu ne peut pas user de toute sa puissance dans un corps quand ce dernier refuse cette possession ! Et il ne me possèdera pas !
-Ho si il t’as déjà possédé…

Ikki jeta un regard furieux sur la marque qui disparaissait du cou de son frère.

-Mais qu’importe toute la puissance qu’il déploie pour te tenir en son pouvoir, je l’arrêterai. Et cela que tu le veuilles ou non. Car après tout, tu ne peux plus rien faire contre lui…

Le phénix sortit, laissant son frère interloqué derrière lui. Ainsi le croyait-il si corrompu et manipulé par Hadès ? Il était prés à aller jusque là pour l’en libérer ? Shun passa le reste de la journée à méditer sur la réaction de son frère et ses intentions.
Bientôt, avant qu’il ne s’en rende compte, Hadès était déjà venu le chercher. Il était apparut là, face à lui dans ses appartements. Shun se leva, revêtu son armure et vint machinalement contre Hadès.

oOo

De retour aux enfers, Shun resta un instant encore prit de mutisme. Hadès passa sa main sur son menton et releva son visage vers lui :

-Qui y a t-il ?
-C’est mon frère…

Shun lui expliqua alors les projets et les sentiments de son frère. Hadès resta quelques secondes silencieux, et malgré son éternel cape, le chevalier aurait juré qu’il avait sourit.

-Je me doutais bien qu’il aurait une réaction comme ça la dernière fois que je l’ai vu… Ne t’inquiète pas. Même s'il arrive à trouver mon royaume terrestre et descendre aux Enfers, il devra trouver son chemin. Je demanderai à mes spectres et mes Juges de le laisser passer sans trop de dommages.
-Sans trop de dommages ? S’inquiéta Shun.
-Comprend bien que je ne peux pas leur demander de ne rien faire du tout. Je limiterai donc les attaques. Mais je te promet qu’il ne sera pas grièvement blessé.
-Merci...

Hadès l’enlaça pour finir de le rassurer. Finalement il le fit se retourner et Shun resta bouche bée :

-Mais c’est…

Il avait beau ne pas connaître les Enfers, il n’avait aucun doute quant à qui appartenait ce bâtiment.

-Je ne peux pas…
-S’il te plaît. Je voudrais que tu sois à mes côtés. Je ne veux pas que tu sois de nouveau seul et te sente triste par ma faute.

Shun eu un petit sourire et entra aux côtés de son protecteur. Ce dernier le mena jusqu’à des appartements qu’il avait dû aménager spécialement pour le chevalier. Une pièce simple aux meubles pourtant luxueux, notamment un grand lit à baldaquin aux draps sombres. Un piédestal savamment taillé pour son armure et une grande armoire à l’ancienne avec un miroir. Une fenêtre donnant sur un joli jardin.
Hadès lui montra une autre porte :

-Cette porte te mène directement à ma chambre. Elle est toujours ouverte pour toi…

Shun prit la main d’Hadès et vint en embrasser la paume. Puis il lui retira sa cape pour le voir enfin.

-Merci beaucoup…

Hadès lui sourit et lui caressa les cheveux. Puis sa main glissa sur son armure qui se morcela pour reformer son totem sur le piédestal. Lentement les mains froides du dieu caressa ainsi le chevalier. Ce dernier se dégagea et s’assit sur son lit en signe de soumission…

-Je t’en prit Shun, ne me fais pas perdre la raison…

Mais le chevalier resta ainsi en silence, écartant légèrement plus les jambes encore prisonnières du tissu. Hadès ce rapprocha et lui caressa la joue en murmurant :

-Ne te soumet pas à moi comme ça s’il te plait. Je vais vraiment me sentir coupable… Et ton frère aurai toute les raisons de me haïr. Ne t’inquiète pas, nous avons un mois pour nous aimer…

Le chevalier acquiesça de la tête, mais Hadès lui accorda tout de même un long baiser.

-Endors-toi. Demain j’aurai un autre privilège pour toi… Je te réveillerai.

Il se sourirent, et après un autre baiser, Hadès se retira dans sa propre chambre. Shun fixa un instant la porte par laquelle il avait disparut puis se coucha.

oOo

Le lendemain, Hadès entra dans la chambre de son protéger par la porte qui reliait les leurs entre elles. Il fut inquiet de voir le chevalier s’agiter et gémir dans son sommeil et précipita le pas pour s’asseoir à ses côtés et poser sa main froide sur son front en sueur.

-Arrêtez… Arrêtez ça… Pitié… Pas lui… Gémissez-t-il à travers de son cauchemar.

Hadès caressa doucement sa joue et lui embrassa le front. Shun se réveilla enfin, en sursaut. Un moment perdu, il vit Hadès et se jeta contre lui en s’accrochant à son vêtement alors qu’il essayait de contrôler les tremblements de son corps.

-Hadès… Hadès-sama…
-Je suis là Shun. Ne t’inquiète pas…

Il se passa plusieurs minutes durant lesquels Hadès garda le chevalier contre lui. Le rassurant de douces caresses, et enfin Shun fini par se calmer. Il se sépara de son protecteur en baissant la tête :

-Pardonnez-moi… Je me suis laissé emporté par mon cauchemar.
-Tout le monde peut l’être. Ne t’excuse pas. Te sens-tu capable de voir et endurer ce que j’ai pour toi ?
-Oui.

Shun releva la tête et osa affronter son regard avec un faible sourire. Le Sombre Monarque le conduisit à la salle d’eau où il l’abandonna un long moment. Il ne revint qu’à la fin pour lui tendre des vêtements. Andromède enfila le kimono d'intérieur digne d’un grand seigneur qui lui était offert. Il se regarda dans une glace et se sentit étrange. C’était la première fois qu’il portait des habits de son pays d’origine. Il n’avait non seulement pas l’habitude d’en porter, mais pas non plus de se voir avec. Hadès apparut derrière lui, vêtu de ses habituelles habits royaux. Shun observa son reflet qui lui souriait.

-Tu es magnifique avec ça.
-Merci…
-Viens.

Le Seigneur des Enfers lui fit signe de le suivre, et Shun lui emboîta le pas. Ils sortirent à l’extérieur de bâtiment et une cape sombre enveloppa soudain le corps d’Hadès, le cachant à tout regards. Shun fit la moue, mais on lui promit une explication, et il continua à suivre son protecteur.
Ils finirent par arriver dans un magnifique jardin, un peu en retrait derrière le palais. Hadès s’arrêta au milieu et enleva sa capuche de son visage. Il ferma les yeux et laissa un moment le vent lui caresser le visage en silence. Shun faisait de même, car il aimait le calme et la magnificence de ce jardin. Hadès s’assit, et invita Shun à faire pareil, ce qu’il fit.

-Voici le jardin de mon palais. Le deuxième seul endroit aux enfers où il y a des fleures. J’aime beaucoup le jardin de la deuxième prison, mais je préfère celui-ci. Il est plus beau et les spectres n’y viennent pas me déranger, seul Pandore peut y venir.

Une étrange lueur passa en un éclaire dans les yeux de Shun.

-Serais-tu jaloux ?

Shun rougit un peu.

-Oui, Pandore est comme ma sœur et a accès à tout ce qui constitue mon royaume. Elle régit mon royaume terrestre et je commende les spectres par son intermédiaire. Sache cependant qu’elle n’a jamais vu mon véritable visage. Elle ne voit qu’une illusion, celle d’une puissance encapuchonnée où elle peut voir l’univers. Elle bénéficie de mon attention de frère et de dieu, rien d’autre. Tu es le seul à qui j’ai accordé l’honneur de voir mon véritable visage, mon véritable corps. Le seul qui ai pu le touché…

Il embrassa longuement son amant avant d’ajouter en un murmure ;

-Le seul qui ai pu me goûter et me posséder…

Shun rougit, mais sembla se rassurer et se détendre. Il laissa Hadès poser sa main froide sur la sienne et observa le jardin. Il était magnifique. Il n’égalisait peut-être pas la beauté d’Elision, mais pouvait être son équivalant des Enfers. Une atmosphère paisible, une rivalité de couleurs splendides entre les fleurs qui diffusaient leurs agréables parfums. Quelques rares arbres en fleur qui bruissaient dans le vent. Et le ciel d’un pourpre claire…

-C’est splendide… Merci de partager cela avec moi.
-Je partagerai absolument tout avec toi si je le pouvais… Murmura Hadès.

Ils restèrent un moment silencieux, avant que Shun ne demande :

-Pourquoi mettez-vous toujours cette cape ?
-Pour que l’on ne me voit pas… Je refuse que l’on puisse voir mon visage. Car je ne veux le montrer qu’à toi seul…

Shun sourit de tant d’honneur et posa un instant sa tête contre l’épaule d’Hadès. Puis soudain, la cape de son aimé recouvra de nouveau son visage, quelques instant avant que Shun ne sente approcher un cosmos. Sûrement celui de Pandore. En effet, une très belle jeune femme s’approcha d’eux et s’inclina devant son maître qui c’était relevé. Sa voix était aussi belle que sa beauté :

-Hadès-sama, les trois Juges vous attendent.
-Je viens…

Pandore s’inclina de nouveau, salua avec respect Shun qui c’était relevé, puis se retira. Le chevalier fit une petite moue, car il savait qu’il allait devoir passer le reste de la journée seul. Mais ce qui le rassurait, c’est qu’Hadès ne serait tout de même pas très loin.
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MessageSujet: Re: [Fanfic] Innocence aux Enfers    Lun 19 Juil - 2:42

Neuvième partie




Plusieurs jours passèrent où Shun et Hadès restaient ensemble, et souvent dans le jardin. Ils pouvaient passer des heures en silence, ce contentant de la présence de l’autre. Ils leur arrivaient également de parler des Enfers ou du Sanctuaire. Parfois aussi de ce que Hadès avait vu des guerres des chevaliers en le protégeant. Mais jamais ils n’avaient fait plus que s’embrasser ou s’enlacer depuis le retour du chevalier aux enfers.
Aujourd’hui, Hadès devait de nouveau présider, et Shun eu un petit air triste. Hadès baissa alors la tête vers Shun –car après tout, Hadès était plus grand que lui- et lui demanda :

-Accepterais-tu d’y être à mes côtés ?

Le chevalier fut très surpris, mais répondit avec un sourire :

-Avec plaisir.

Ils se sourirent et revinrent en Guidecca. Ils passèrent par une porte que seul Hadès devait pouvoir emprunter songeait Shun. Car elle menait directement sur le promontoire où se trouvait le trône.

-Je ne peux malheureusement pas te laisser t’asseoir avec moi. Pandore elle-même ne traverse pas le rideau que tu vois là-bas. Les Juges ne m’aperçoivent qu’à travers. Si je t’accordais l’honneur d’un siège à mes côtés, il y aurait beaucoup trop de représailles.
-Ce n’est pas grave. Sourit Shun.

Ils s’avancèrent jusqu’au trône où Hadès s’assit, retirant sa cape. Shun s’avait qu’à cette distance, et à travers le rideau, jamais les Juges ne pourraient véritablement le distinguer… Sa contemplation et ses rêveries terminé, Shun revint à la réalité et s’assit au sol, s’appuyant contre le trône. Là il prit la main d’Hadès, qui fut surprit de son acte.

-Pourquoi… ?
-Si je ne peux pas être assit à votre hauteur, je serai au moins à vos côté.

Hadès eu un faible sourire, lorsqu’il entendit Pandore jouer de la harpe. Il expliqua que c’était pour attendre l’arrivé des juges. Ils se laissèrent ainsi emporter par la magnificence de la mélodie.
Quelques temps plus tard, tout juste à la fin du morceau, la grande porte central s’ouvrit pour laisser apparaître les silhouette des… trois Juges !

-Eaque ! Trembla Shun.
-Il est revenu de son châtiment la semaine dernière. Après sa dernière attaque contre toi, je l’ai soumis à sombrer dans l’un des sept enfers.. On verra bien si cela l’a calmé…

Hadès resserra légèrement l’étreinte de sa main pour le rassurer. Les trois Juges s’avancèrent alors et s’agenouillèrent face à Hadès à qui ils présentèrent leurs respect. Puis ils se relevèrent et saluèrent Pandore. Shun entendit vaguement l’un deux s’excuser de ne pas l’avoir entendu jouer. Hadès l’informa qu’il s’agissait de Radamanthys de la Wyvern. Il lui Indiqua aussi Minos du Griffon. Eaque n’avait pas encore regardé vers Hadès, et restait en retrait des autres Juges.
Finalement, Radamanthys s’approcha du rideau et s’agenouilla :

-Hadès-sama. Mon information est d’importance.
-Qu’elle est-elle.. ?

Shun sursauta de surprise en entendant la nouvelle voix d’Hadès. En le regardant, il remarqua même que son apparence avait changé. A présent il ressemblait à… lui ! Shun avait l’impression de se voir dans un miroir à l’exception prés de son port et ses cheveux devenues châtain.

-C’est ainsi qu’il peuvent m’apercevoir à travers le rideau. Et c’est sous cette forme que Pandore peut parfois me voir.

Shun était encore un peu sous le choque, mais ressentait un certain honneur. Mais il revint très vite au sujet de l’audience.

-Je voulais vous informé qu’on avait fini par pénétrer aux enfers. Un chevalier d’après ce qu’il m’a été rapporté.
-Je vois… Laissez-le avancer… J’aimerai bien voir s’il pourra se retrouver et se débrouiller sur mon propre sol.
-Mais majesté... ?
-Comment crois-tu qu’il ai pu atteindre les Enfers si Pandore l’en avait empêché ? Laissez le venir jusqu’ici puisque c’est ce qu’il veut.
-Ce qu’il me paraît étrange, c’est qu’il ne semble pas vraiment en vouloir à votre vie.

Hadès eu un petit rire.

-Il essayera peut-être de me porter atteinte une fois arriver là, car il ne contrôlera pas sa colère mais ce n’est pas là son but. Mais ce chevalier reviens chercher ce qu’il crois que je lui ai volé…

Eaque releva alors la tête vers Hadès et aperçut Shun. Sa colère bouillonna. Le chevalier sentit alors de nouveau son cosmos lui enserrer la gorge. Hadès cria, menaçant :

-Eaque !

Mais Shun continuait de suffoquer. Alors Hadès se leva et sa cape réapparut autour de lui. Lentement il descendit les marches et les deux autres Juges se reculèrent. Radamanthys somma à son confrère :

-Eaque arrête ! Tu oses te rebeller contre notre seigneur?

Mais le Juge n’écoutait rien. Hadès s’arrêta à quelques marches du rideau et parla d’une voix basse :

-Je t’ai donné une chance de rédemption en t’envoyant dans l’un des sept enfers, mais cela n’a pas eu l’air de te suffire. Sache que la douleur que tu as enduré jusque là n’est rien face à celle que je pourrais te faire subir…

Un frisson parcourut l’assemblé mais Eaque ne fit rien. Hadès allait avancer davantage quand le cosmos du chevalier commença à dangereusement osciller. Vêtue de son amure, Hadès l’entendit donc se relever et descendre péniblement les marches. Le Sombre monarque tourna la tête pour le regarder vaciller dans sa descente. Arrivé à sa hauteur, il rattrapa son protéger qui manqua de tomber. Il était évidant qu’il souffrait. Hadès connaissait l’aptitude de ses Juges à faire souffrire leurs adversaires, même si Eaque n’était pas le meilleur des trois en la matière. Le Seigneur Noir qui croyait qu’Eaque le faisait juste suffoquer, commença à s’emplir d’une intense fureur. Il prit Shun dans ses bras et traversa le rideau, toutes les personnes présentes s’agenouillant face à lui et sa présence si proche. Mais Eaque continuait de fixer Shun de son regard sanglant. Hadès confia Shun à sa sœur pendant qu’il s’approchait du Juge du Garuda. Une ombre oppressante et menaçante s’étendit autour des deux hommes. Le dieu eu un murmure parfaitement audible mais inquiétant :

-Il me semble vous avoir déjà fait comprendre que j’avais besoin de ce mortel… Il est le seul qui puisse devenir mon enveloppe mortel… Si tu le tues, mon plan échouera, et il faudra sûrement attendre plusieurs années, voir des siècles avant que quelqu’un d’autre puisse faire office d’enveloppe mortel. La difficulté qui reste après avoir trouvé une enveloppe mortel, est de pouvoir la posséder avec son consentement. Si je ne le fais pas, alors jamais je ne pourrais user de toute ma puissance et jamais nous pourront accomplir nos dessins. Si je dois lui faire croire l’aimer et m’abaisser à cela pour que je puisse me servire de lui alors soit. Alors ne vient pas tout faire rater par ta bêtise !

Hadès posa la main à l’endroit du cœur de son sujet, comme s’il attendait la moindre occasion de le lui arracher.

« Allez y seigneur… Vous pouvez toujours m’arracher le cœur de vos mains, mais vous l’avez déjà arracher depuis longtemps… J’aurais au moins au le plaisir et l’honneur de mourir de votre main. Car jamais je ne vous laisserez être avec ce mortel, jamais ! Et vous le savez… »

Mais avant même qu’Hadès n’ai pu faire quoi que ce soit, un éclaire de cosmos rose fendit l’air pour frapper le Juge de plein fouet. Ce dernier vacilla sous le choc alors qu’une entaille apparaissait sur sa joue. Tous furent abasourdit et se tournèrent tour à tour vers le chevalier Andromède qui pouvait à nouveau respirer normalement et sans souffrir. Ce dernier fixait Eaque en haletant. Hadès était surpris qu’il ai pu passer sa propre barrière pour blesser le Juge. Shun se leva en vacillant, se libérant de la protection de Pandore. Le chevalier fixa le Juge en s’approchant de quelques mètres. Il y avait une colère évidente dans son regard tandis qu’il disait au Juge :

-Je ne suis peut-être pas un spectre, ni un Juge. Je ne suis peut-être qu’un mortel et n’est que moins de puissance que vous. Je ne suis aussi peut-être pas un suivant d’Hadès à part entière, mais je n’accepterai pas qu’on lui tienne tête et fasse affront. Je me doute bien qu’il y a quelque chose d’autre chose que ta fidélité envers ton seigneur, mais cela ne te permet pas de contester ses choix. Et si tu as si peur que je fasse échouer tout vos plans, rappelle toi que je suis le chevalier de la constellation d’Andromède. En tant que tel je suis le premier des chevaliers de mon rang à me sacrifier et à protéger les miens. Je suis parfaitement conscient que l’on veut faire de moi le corps mortel de votre dieu, et je suis prêt à consentir à ce sacrifice. Peu importe les illusions que l’on veut essayer de me donner pour m’amadouer afin que j’accepte cette possession, je l’aurais accepté de toute manière. Alors oublie un peu tes sentiments personnel à mon égard et continue de faire confiance à ton maître, sinon c’est toi qui risque de tout faire rater.

S’en était trop pour Eaque, et une puissante onde de choc de sa part plongea le chevalier dans le coma.

oOo

Andromède reprit lentement conscience. Il ne savait pas où il était, mais une atmosphère paisible et douce baignait les lieux. Une légère et agréable brise soufflait tandis qu’il était allongé dans un lit exceptionnellement doux et confortable. Il se rendit soudain compte qu’il était nu, et que malgré l’agréable et légère température, son corps était couvert de sueur, son cœur battant à un rythme un peu trop rapide.
Le chevalier ouvrit lentement les yeux et se redressa. Il reconnu immédiatement Elision et son décors enchanteresse. Il remarqua également qu’il était dans un magnifique pavillon d’extérieur de style grec. Le lit sur lequel on l’avait allongé était grand. Il chercha soudain autre chose du regard, et vit la grande silhouette d’Hadès assis sur la marche , tête baissé. En écoutant bien, il l’entendit pleurer. Le chevalier se leva et rejoignit le dieu. Il posa sa main sur son épaule, et le Monarque tressaillit légèrement avant de tourner un visage scintillant de larme.

-Qu’est ce que… ? S’étonna Shun.
-Est-ce vraiment ce que tu penses ?
-Quoi ?

Le chevalier était prit au dépourvut et ne comprenait pas. Le dieu se redressa et se tourna vers lui. Lui aussi était entièrement nu et se dévoilait dans toute sa splendeur, le dominant également de toute sa taille. Andromède trembla légèrement, à la fois de crainte et de fascination. Hadès répéta la propre phrase du chevalier :

-Peut importe les illusions que l’on veut essayer de me donner pour m’amadouer afin que j’accepte cette possession...

Shun resta figé de stupeur. Hadès qui pleurait… A cause de cette phrase ? Mais le jeune homme n’eu pas le temps de réfléchir plus, qu’il fut surpris de se retrouver presque projeté contre le musculeux corps divin.

-Alors comme ça je t’aurai mentis ? J’en serai allez jusque là ? Me donner à toi pour t’amadouer ?!

La triste colère rageuse d’Hadès était presque palpable alors que Shun souffrait de son étreinte. Elle n’était plus douce et apaisante comme elles avaient toujours été, mais puissante, voir bestiale. Puis soudain, Shun fut projeté sur le lit où Hadès le rejoignit soudainement. Sa main se referma fermement sur le sexe du mortel et fit de vigoureux va et vient. Shun cria. Il n’y avait plus rien de tendre voir d’humain dans ses gestes… C’était presque machinal, sans aucune humanité. C’était tellement douloureux…

-Arrêtez…
-Pourquoi arrêterai-je ? Tu m’as démasqué non ? Jusque là je ne faisait que jouer un jeu comme tu l’as deviné ! Alors pourquoi continuer de cacher la réalité ? Pourquoi te cacher plus longtemps que tu n’est qu’une enveloppe mortel et un simple objet de plaisir ?!
-Arrêtez !!!

Le cosmos de Shun explosa, repoussant Hadès sans pour autant le blesser. Le chevalier se releva et s’enfuis, les larmes aux yeux. Le corps encore douloureux et tremblant, il trébucha assez vite, et tomba au sol. Il se recroquevilla en sentant Hadès approcher.

-Ce n’est pas ce que je voulais insinuer… Pleura-t-il. Je n’ai pas dit cela pour vous… Je ne voulais pas que vous ayez de représailles de vos Juge s’ils avaient sut vos véritables sentiments. Pitié ne recommencez pas…

Hadès s’agenouilla près de lui et posa à son tour sa main sur l’épaule de Shun. Ce dernier se raidit, faisant véritablement regretter son humeur au Seigneur Noir. Andromède terrifié face à lui. Tremblant et suppliant… Tout ça à cause de lui et de son emportement pour une phrase qui l’avait blessé. Tout cela parce qu’il avait eu peur de le perdre...

-Pardonne-moi… Je n’avais pas voulut m’emporter ainsi… Mais cette phrase m’a fait si mal… J’en ai perdu la tête.

Avec beaucoup plus de douceur, il déposa un tendre baiser sur l’épaule de Shun et laissa lentement le bout de ses doigts parcourir son corps qui se déraidi lentement. Le chevalier tourna la tête vers Hadès et ce dernier lécha tendrement ses larmes. Il le prit alors dans ses bras, et le ramena au pavillon où il l’allongea sur le lit. Shun, encore un peu tremblant de crainte, l’observa longuement tandis que le Seigneur Noir était assit à ses côtés. C’était la première fois qu’il le voyait ainsi nu en plein jour. Son interminable et épaisse chevelure sombre le rendait très pâle, mais il restait séduisant. Ses yeux sombre brillaient étrangement dans la clarté du soleil d’Elision. Son corps musculeux et imposant était toujours aussi attirant.
Lentement, les mains froides du Monarque caressèrent le corps tant aimé du chevalier. A nouveau ce dernier eu chaud, et comprit bizarrement qu’Hadès avait du lui faire l’amour durant son inconscience. Il savait alors qu’ils ne partiraient pas d’ici tant qu’Hadès n’aurait pas était pleinement satisfait et rassuré de ce malentendu. Menant une main légèrement tremblante à la joue de son amant divin, Shun murmura :

-Faite de moi ce que vous désirez, je ferais ce que vous voulez. Faite ce que bon vous plaira à mon corps si cela me permet de racheter mes paroles…

Une étrange lueur apparut dans les yeux du Monarque :

-Il est très dangereux de me dire cela Shun… Fait très attention à…
-Je le dit et le maintient, coupa Shun. Je vous ai fait du mal. Je rachèterai cette faute avec mon corps. Je suis prêt à souffrir à mon tour s’il le faut.
-Shun. C’est vraiment dangereux. Je peux complètement perdre l’esprit. Tu l’as bien vu à l’instant. Et à ce moment là, j’en viendrais sûrement à te faire subir de terribles humiliations et de la souffrance. Je me refuse de t’imposer ça pour qu’après tu me haïsses et me craigne à cause de ce que ma folie m’aurait poussé à te faire.

Shun se redressa et caressa doucement le visage de son amant qui était prit d’une terrible inquiétude pour lui. Le chevalier enfouit un instant son visage au creux du cou d’Hadès avant de lui murmurer :

-J’ai fais mon choix. J’ai enduré de terribles combats dont les douleurs m’ont mené à l’article de la mort. J’ai fais des morts dont mon cœur porte la honte en permanence. Et pourtant j’y ai survécu, avec votre aide ou non. Mais plus que tout, je ne me pardonnerai jamais de vous avoir blessé. Alors je veux payer ma dette ainsi, car je sais que vous me désirez. Vous pouvez m’humilier. Vous pouvez me blesser, si tel est votre désir. Je suis prêt à assumer votre folie si pour cela je peux payer ma dette. Et jamais, jamais je ne vous haïrez.

Il était évident qu’il avait quand même un peu peur, mais plus encore qu’il ne reviendrait pas sur ses dires. Qu’il se plierait aussi à tout les ordres et plaisirs ou supplices sexuelles désirés par son amant. Hadès eu un regard triste et détourna la tête.

-Non Shun. Je refuse totalement ta tentative. Tu peux faire ce que tu veux pour vouloir te racheter mais pas ça ! Nous ferons l’amour la journée durant si nous le désirons, mais je t’interdis de te soumettre à moi de la sorte. Tu peux me laisser te conduire durant notre union, mais ne deviens pas mon pantin sexuelle. Je le refuse !

Il avait serré les poings et semblait avoir été de nouveau blessé par cette attitude. Shun se sentit désemparé. Quoi qu’il fasse ou essaye de faire, il ne parvenait qu’à blesser celui qu’il aimait… Une larme coula sur sa joue.
Hadès se tourna alors vers lui et essuya délicatement sa larme. Il lui murmura :

-Pardonne-moi. Je refuse tout simplement de prendre le risque de te blesser. Même si tu y avait consentit, jamais je ne me le pardonnerai… Restons seul cette journée durant et aimons-nous, c’est tout ce que je te demanderai.

Ils se sourirent et s’enlacèrent. Cette journée fut une longue journée d’amour. Une journée pour une vie, pour une éternité… Eux seul et l’amour mutuelle de leur cœur et de leur corps.
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MessageSujet: Re: [Fanfic] Innocence aux Enfers    Lun 19 Juil - 3:09

10ème Partie : Il m’appartient




C’était le lendemain de leur journée d’amour à Elision. Hadès souriait de la certaine gène que Shun gardait toujours lorsqu’il venait à repenser à leurs ébats ou à en faire allusion. Mais cela lui donnait un certain charme. Cependant, aujourd’hui était un jour de plus grande gravité, car l’intrus des Enfers avait presque réussit à venir jusqu’à eux. Ce n’était qu’une question d’une petite heures, voir de minutes, pour le voir débarquer dans la salle d’audience. Le Sombre Monarque y siégeait pour l’attendre, son bras autour de la taille de Shun qui restait à ses côtés. Pandore restait à l’extérieur de la battisse pour veiller à ce que personne d’autre que le chevalier ne pénètre les lieux.
Andromède avait peur, car il savait, sans même qu’on ne lui ai explicitement dit, que c’était son frère qui approchait. Il craignait sa colère, sa réaction… De voir dans l’état dans lequel il sera aussi.

-Ne t’inquiète pas. Les Juges ne l’ont pas touché, et mes spectres ont eu pour ordres de le laisser passer. Rassura Hadès.

Le chevalier eu un vague hochement de tête et fixa l’entrée de la salle.
Quelques minutes suffirent pour que les lourdes portes s’ouvre dans un grincement, et laisse apparaître la silhouette du phénix. Shun se raidit quelque peu et fermis les yeux. Le bruit des pas de son frère s’amplifia, signe d’approche, puis s’arrêta.

-J’ai tenu ma promesse. J’ai traversé l’Enfer afin de ramener mon petit frère au Sanctuaire. Au passage Hadès, je crains que tes rangs n’ai quelque peu diminué.
-Peu m’importe mes spectres… Ils sont assez nombreux, je peux me permettre d’en perdre quelques uns… Cependant, tu dis avoir tenu une promesse. Mais une promesse faite à qui ?
-A mon frère et moi. Je ne vie que pour le protéger, et à présent je le protégerai de vous ! Comme je l’ai toujours fais !

Hadès fronça les sourcils :

-Toi ? Tu l’aurais toujours protégé ?! Tu revendiques être son protecteur de toujours et n’avoir jamais faillis ?!
-Oui !

Le Seigneur Noir se leva presque d’un bond et sa voix fut menaçante, son cosmos vacillait d'une colère contenue :

-Ne me fais pas rire ! Shun a été le premier à pâtir de ton retour de l’île de la Reine Morte ! Tu l’as blessé, mené à l’article de la mort malgré tout ses efforts pour te faire revenir à toi ! Tu ne l’as même pas écouté et continué à le frapper, à l’insulter, le rabaisser ! Il a endurer milles souffrances pour te rejoindre et te faire revenir à la raison! Comment oses-tu prétendre l’avoir toujours protégé ?! Pourquoi crois-tu que l’esprit maléfique de Saga c'est-il subitement réveillé ? C'est parce que tu as commencés à répandre l'idée du mal autour de toi! Tu es celui qui as tout engendré. Et ne viens pas me parler de l'expérience que tu as vécus durant ton entraînement. Car tout ce que tu es capable d'en dire c'est que ça a été un véritable enfer, et tu es bien mal placé pour parler de l’Enfer avec moi qui en suis le Seigneur et Gardien!

Pendant quelques secondes, Hadès respira, comme s'il voulait se calmer, mais cela semblait être en vain. Shun posa sa main sur son épaule, espérant pouvoir l'apaiser un peu. Mais le Seigneur Noir reprit à l'adresse du phénix, toujours colérique et glacial

-Tu n'as aucune excuse pour le mal que tu as fais à ton frère, et ce mal je ne te le pardonnerai jamais. Tu n'as pas idée de la douleur qui s'emparait de moi à chacune de ses blessures. Tu ne peux pas savoir à quel point je t'ai haï de ces souffrances que tu as été le premier à lui faire véritablement connaître! Toi qui te revendique son seul protecteur de toujours... Je ne te pardonnerai jamais phœnix!
-Hadès… Murmura Shun.
-Ecarte-toi de lui petit frère.

Mais le bras du Maître des Enfers se resserra sur la taille d’Andromède qui se retrouva serré contre le torse de son amant ténébreux. Ce ne fut qu’à ce moment, que Shun pu ce rendre compte, malgré la longue cape, qu’Hadès pleurait. Le jeune homme tressailli légèrement.

-Pardonne-moi Shun… Mais toute cette rancœur que je contiens, et surtout le souvenir de tes souffrances… C’en ai trop, je ne peux plus le supporter.
-Niisan arrête. C’est bon, il ne m’a fait aucun mal. Il ne m’en fera pas. Arrêtez tout ça. Je reviendrai au Sanctuaire au début du mois alors je t’en pris…
-T’aurait-il déjà possédé à ce point petit frère ? Hadès ! Il est vrai que je n’ai aucune excuse pour ce que j’ai fais, mais je me suis repentit depuis. Il est mon frère, il est tout ce qu’il me reste et je l’aime comme tel. Je ne permettrait pas à un dieu, quelque soit les reproches qu’il me fait, qu’il prenne ainsi possession de mon frère et le prenne pour son pantin. J’en ai que faire de votre pacte divin, Shun reviendra au Sanctuaire avec moi et aujourd’hui. Je te hais aussi Hadès.
-Pauvre inconscient ! Sais-tu à qui tu veux t’attaquer, tu ne fais pas le poids !

Le cosmos des deux hommes s’intensifièrent, près à combattre. Les deux personnes à qui il tenait le plus… Shun était terrifié. Hadès était tellement envahis de haine pour Ikki qu’il en avait lâché son amant. Les attaques allaient êtres lancées… Il ne pouvait pas rester là sans réagir. Il ne pouvait pas laisser faire ! Les deux attaques furent lancée en même temps..

-Que les ailes du phénix t’emportent !
-Subit le supplice du premier enfers !
-Arrêtez !!!

Hurlant, Shun c’était lancé entre eux deux.

-Shun !!

Le temps sembla se ralentir pour les deux combattant. L’armure d’Andromède avait recouvert le corps de son chevalier une seconde avant le choc. Mais les deux puissances combinées détruisirent totalement l’armure, et projeta Shun, criant de douleur, à travers la salle.
Le dieu et le chevalier coururent rejoindre leur protégé, prostré au sol. Ikki fut le premier à demander :

-Pourquoi Shun ?
-Je… Je ne voulais pas… Que vous soyez… blessé. Pas… Pas à cause… de moi. Ne vous blessez pas… à cause de moi.

Incapable de bouger après un tel choque, il se contenta de le faire comprendre avec son regard. Ikki serra les dent et acquiesça, lui prenant la main. Mais Shun sentit soudain des gouttes d’eau tomber sur son autre main.

-Hadès… sama… ?

Même Ikki fut stupéfait de voir le dieu des enfers en train de pleurer. De pleurer pour son frère qui plus est ! Son cosmos sombre enveloppa celui de son frère, faisant disparaître ses blessures extérieurs.

-Pardonne-moi Shun…Je suis désolé…
-Ce n’est… pas grave.

Mais soudain, le chevalier cria de douleur et sembla en proie à de terribles et souffrances. Le dieu ce pencha sur son amant et déposa ses lèvres sur les siennes. Un tendre baiser, presque désespéré. Ikki bouillonna de rage, mais remarqua que la douleur de son frère semblait disparaître et certaines blessures interne s’estomper. Après un instant, Shun sombra dans l'inconscience et Hadès sépara alors leurs lèvres. Quelques larmes coulèrent encore sur ses joues alors qu'il fixait son amour.

-Que c'est-il passé?! Demanda Ikki avec agressivité.
-Je te rappelle que Shun a reçu de plein fouet nos attaque et donc la mienne "le supplice du premier enfer". Il est déjà insupportable à un mort de vivre là-bas, alors tu ne peux pas imaginer ce que cela pourrait être pour quelqu'un de vivant. Et le premier enfer n'est pas le pire quant à la douleur...

Ikki sembla de nouveau bouillonner de rage mais Hadès lui jeta un regard glacé sous sa cape.

-Arrête tes emportements stupides! Je viens de lui sauver la vie. Si moi je l'ai fais souffrir, toi tu as faillit détruire son corps! Cependant, à moins que tu ne tiennes à risquer sa vie, il faudrait que je le ramène à ses appartement pour être sûr que tout aille bien.
-Et encore le souiller plus que tu ne l'a déjà fais? Ca jamais!

Le phénix voulut lui donner un coup de poing, mais Hadès intercepta le coup et le repoussa. Tout deux ce levèrent et se firent de nouveau face. Le Seigneur Noir était de nouveau glacial:

-Pauvre idiot! Je me fiche complètement de tout les sentiments et toutes les pensées que tu peux avoir contre moi, mais je ne te laisserai pas faire souffrir Shun de ta bêtise. Plus tu me provoqueras, plus tu auras de chance de provoquer une Guerre Sainte, tout ce que ton frère voulait éviter. De plus, si tu m'attaques de nouveau, si tu entame un combat, non seulement tu risques de blesser son corps, mais tu iras contre sa volonté et son sacrifice aura été vain. Il aura souffert pour rien! Alors cesse tes jérémiades! Tout ça parce que tu crois que je vais le violer durant son sommeil. Je ne me rabaisse pas à ça comme les mortels.

Ikki serrait les poings, tandis qu'Hadès s'agenouillait de nouveau aux côtés de Shun et le prenait dans ses bras.

-Laissez-le! Je le ramène au Sanctuaire!
-Etes-vous vraiment tous aussi stupides parmi les chevaliers de bronze? Comment veux-tu sortir d'ici? Elision t'est interdis d'accès sans l'aide d'un Dieu et il n'y a aucune autre issu que celle par laquelle tu es venus. Crois-tu vraiment que si tu reprend Shun avant la fin de l'accord prévu, je te laisserai repartir aussi facilement?

Hadès eu un petit rire.

-Je le ramène dans ses appartements afin d'être sûr qu'il se remette de ses blessures. Et si tu as si peur pour lui je t'accorde le droit de rester ici un jour de plus pour qu'il vienne te parler lui même à son réveille.

Ikki serrait les dents, mais il n'avait pas le choix. Il se fit donc conduire à l'ancienne chambre de Shun par Pandora, alors qu'Hadès ramenait son amour dans sa chambre et veillait sur lui.
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MessageSujet: Re: [Fanfic] Innocence aux Enfers    Jeu 5 Aoû - 5:47

Onzième partie : Je t’en supplie, ne me laisse pas…



Hadès avait passé la nuit dans la chambre de Shun pour veiller sur lui. Il c'était même endormit près de lui. Il avait suffit que son protéger remue un peu, signe d'un réveille imminent, pour qu'il se réveille avant lui. Presque par instinct, le jeune homme leva les yeux sur son protecteur qui lui souriait doucement:

-Bonjour Shun.
-Bonjour...
-Comment te sens-tu? Tout va bien?
-Je... Je crois.

Shun essaya alors de se redresser et à part un léger vertige, tout semblait normal. Hadès parut profondément soulagé. Il le prit alors dans ses bras.

-Je suis vraiment désolé, je me suis laissé emporter...

Le chevalier fut tout d’abord surprit, et du prendre quelques secondes pour tout se rappeler et comprendre. Il rassura :

-Ce n'est pas grave. C'est moi qui ai choisis de m'interposer après tout.
-Oui... Mais j'ai attaqué...
-Avec mon frère. Je ne prend aucun de vous deux pour responsables. Je suis le sujet de votre dispute, je mérite donc... ces quelques dommages.

Hadès eu un petit sourire amusé face à la tentative de son amant pour le rassurer. Il enfouit alors sa tête au creux de son épaule. Il soupira de bonheur et de soulagement d’être ici. Après quelques instants de silence, il dit en un murmure:

-Je suis si bien comme ça... Avec toi... L'un contre l'autre... Je ne sais pas ce que je ferais si je venais à te perdre...

Ca voix avait été si triste à sa dernière phrase...

-J'ai laissé ton frère rester ici jusqu'à ton réveille. Il ne sert à rien que moi je parle avec lui, et même que nous parlions ensemble tout court!
-Je lui parlerai. Seul.
-Si...
-Si j'ai le moindre problème je vous appellerai. Coupa Shun avec un sourire.

Hadès sourit à son tour en resserrant un peu l'étreinte de ses bras. Pour l'instant, il ne voulait pas laisser partir son amour. Peut-être était-ce parce qu'il avait peur que suite à la discussion avec son frère, Shun ne se mette à l'abandonner? Ou qu'à cause des blessures qu'il avait reçu, Athéna rompt leur accort et ne lui reprenne définitivement le chevalier Andromède? Rien que ces possibilités le faisait trembler de peur, aussi garda-t-il son amour contre lui de longues heures encore. Shun se blottissant tendrement contre lui, ce qui le conforta au moins dans une chose: il ne le haïssait pas pour hier.

Shun c’était assoupit contre son amour, mais il se réveilla de nouveau. Ce dernier l’avait tendrement gardé contre lui, dans ses bras. Le chevalier parut quelque peu embarrassé d’avoir ainsi retenu son amant et voulut se redresser, mais Hadès l’obligea à rester comme ils étaient. Le jeune homme dit alors :

-Je suis désolé de m’être endormit ainsi…
-Ce n’est pas grave, je comprend que tu dois être épuisé. J’aurais pu te garder contre moi l’éternité entière s’il l’avait fallut.

Shun rougit.

-Je… Je dois aller parler à mon frère à présent…

Il se dégagea doucement des bras d’Hadès qui était resté étrangement sans réaction. Le jeune homme se leva du lit puis commença à aller à l’armoire, mais une main froide lui rattrapa le poignet. Shun fut stupéfait de voir le regard quasi terrifié de son amant :

-Hadès… sama… ? Qu’est-ce qui vous arrive ?

Mais ce dernier lâcha lentement le poignet de son tendre amour et se retourna en disant d’une voix faible :

-Je suis désolé… Ce n’est rien.

Mais Shun n’était pas dupe ! Jamais encore il n’avait vu un tel regard de la part du Seigneur des Enfers. Quelque chose n’allait pas. Il fallait qu’il sache. Il voulut alors faire face à son protecteur, mais ce dernier se retournait pour qu’il ne voit pas son visage.

-Hadès-sama !
-Ce n’est rien j’ai dis ! Fit-il d’une voix forte et dur mais peu convaincante.
-Vous mentez !
-Laisse-moi et va parler à ton frère…

Sa voix commençait à se briser. Quelque chose n’allait vraiment pas ! Et le chevalier était sûr que ça le concernait. Il se souvint alors… Les paroles d’Hadès concernant sa peur de le perdre. La façon qu’il avait eu de le garder contre lui et de le rattraper…

-C’est donc ça… Vous avez peur que je reparte n’est-ce pas ? Vous avez peur qu’on me reprenne à vous ?
-…

Shun s’approcha et posa sa main sur le bras tremblant de celui qu’il aimait.

-Hadès… S’il est vrai que je ne peux pas réellement m’opposer à mon frère, et malgré l’amour que je lui porte, je ne repartirai pas au Sanctuaire avec lui. Je vous le promet. Car tout ce que je désir, c’est rester avec vous. Peu m’importe que j’ai été blessé par l’une de vos attaque, j’avais décidé moi-même de m’interposé. Aussi je ne vous en veux aucunement pour ce mal. Je veux rester auprès de vous alors ne me dite pas de vous laisser je vous en pris…
-Shun…

Le Seigneur Noir accepta que Shun lui fasse face et voit ses larmes couler. Il était étrange de le voir si désemparer. Le chevalier lui caressa la joue avec douceur, et embrassa cette personne si cher à son cœur avec une grande passion plus que sincère. Hadès fut alors réconforté et pu approfondir le baiser au grand plaisir des deux hommes.
C’est alors que sa cape le recouvrit et qu’une seconde plus tard le phénix entra dans la pièce. Il resta paralysé du spectacle tandis que les deux amants se séparaient. Shun eu peur que son frère l’ai vu ainsi.

-Phénix… Murmura sarcastiquement le dieu.
-Je savais bien que tu ne faisais pas que prendre contrôle de l’esprit de mon frère !
-Hadès-sama ! Je suis désolée, je n’ai rien pu faire ! Se lamenta une Pandore blessée et faible.

Hadès porta un regard flamboyant d’indignité sur les blessures de celle qui était comme sa petite sœur. Comment phénix avait-il pu porter la main sur elle ?

-Niisan arrête je t’en pris ! Intervint Shun.
-Tais-toi Shun. Je n’écouterais pas les mots d’une personne manipulé par Hadès, même s’il s’agit de mon propre frère.
-Tu es pathétique phœnix, ria Hadès. On dirait presque que tu es jaloux. Serais-tu amoureux de ton propre frère ?
-Silence ! Hurla Ikki.

Shun avait sursauté à la provocation de son amant. Les deux opposants continuèrent.

-Viendrais-tu de me donner un ordre chevalier phénix ?
-Parfaitement je viens de vous ordonner de vous taire !
-Pour qui te prends-tu pour ordonner à un dieu… ?
-Arrêtez !!! Hurla Shun.

Les deux opposants se turent. Des larmes naissaient dans les yeux du jeune chevalier. Il posa ses mains sur l’épaule d’Hadès :

-Je vous en prit Hadès arrêtez de provoquer mon frère, ça ne sert à rien ! Vous risquez de vous faire du mal à l’un et l’autre et vous me faite du mal à moi aussi. Et surtout l’accort risque d’être rompu si vous continuer comme ça !

Hadès tressailli et Shun le sentit recommencer à trembler sous ses mains. Puis il vint vers son frère, un peu craintif de sa réaction et ce qu’il pouvait lui faire :

-Par pitié niisan, arrête ça. Je ne veux pas que tu sois blessé plus que tu ne l’es déjà. Et je ne veux surtout pas qu’une Guerre Saint éclate parce que je suis la cause de votre dispute. Je sais que tu ne supportes pas la situation, et encore moins ce que tu as vu. Tout ce que je pourrais te dire tu ne me croirais sûrement pas, car pour toi je suis déjà perdu ou corrompu, mais je te supplie de cesser cette folie ! Dans une semaine je reviendrai au Sanctuaire et je serai de nouveau auprès de toi. Dans une semaine je serai à nouveau sous ta surveillance. Mais je vous en conjures : arrêtez tout de suite cette folie dont je suis la cause !!

Ikki avait prit les mains que son frère avait posé sur sa poitrine et pleurait avec lui.

-Shun… Murmura Ikki.

Mais il n’eu pas le temps de continuer ce qu’il voulait dire qu’un cosmos à la puissance incommensurable et à la douce chaleur apparut non loin. Athéna arrivait… Pandore s’éloigna pour s’occuper de l’arrivante.
Hadès ouvrit l’armoire de Shun et en sortit le kimono qu’il tendis à Shun. Après tout, il ne portait toujours qu’une cape de secoure sur les épaules ! Le chevalier hocha la tête et enfila l’habit, avec l’aide d’Hadès. Ikki resta bouche bée devant la beauté de son frère dans ces atours.

-Je crois que votre déesse vous attend… Dit Hadès sur un ton neutre quoi qu’un peu froid.

Les deux chevaliers reprirent leurs esprits et acquiescèrent, puis allèrent à la salle d’audience. En chemin, Shun jetait des regards au Seigneur Noir. Il était inquiet pour lui et plusieurs fois il essaya de lui frôler le dos ou la main, mais son frère le gardait près de lui, et Hadès restait trois pas devant eux.

« Hadès-sama… »

Arrivé à la salle, Athéna attendait déjà, Pandore lui jouant un morceau de harpe. La musicienne stoppa son morceau, et la déesse la félicita de ses dons avant de se retourner vers les arrivants qu’elle salua. Cependant, elle demanda plus ample informations :

-J’aimerai savoir ce qu’il se passe ici…
-Ton chevalier phœnix c’est introduit en mes terres afin de rechercher Andromède et de le ramener au Sanctuaire avant la date prévue. Dans son grand esprit de paix il a décimé plusieurs de mes Spectres sur son chemin. Alors que j’avais demandé à mes troupes de ne rien faire. J’avoue également, et je le regrette, qu’il y a eu un combat entre nous. Nous avons lancé nos attaque, mais Shun c’est interposé…

Athéna observa le chevalier qui semblait mal a l’aise.

-Tout va bien Shun ?
-Oui princesse. Mais n’en voulez pas à Hadès je vous en prie, c’est moi qui ai décidé de m’interposé. Je ne voulais pas qu’Ikki et lui soient blessés…
-Je te reconnais bien là. Sourit-elle.

Shun eu un très vague sourire mais baissa la tête. Il avait peur… Si peur qu’on ne lui enlève Hadès. Il n’osait même pas le regarder lui. Si l’enfer était ici, le sien était loin de son Seigneur Noir. Il avait beau aimer et profondément respecter son frère, il ne supporterait pas une séparation définitive avec le Gardien des Enfers. Ses mains commencèrent même à trembler, mais il les rentra dans les manches de son kimono pour le cacher.
Athéna se tourna vers Ikki :

-Il me semble pourtant que tu connais notre accort, entre Hadès et moi ?
-Oui, mais je n’ai jamais été consentant à l’affaire !
-Mais Shun l’a été. Et personne n’a à interféré dans un accort divin. Pas même toi phénix. Tu vas rentrer avec moi au Sanctuaire immédiatement. Shun y reviendra dans une semaine, et tu devras lui présenter tes excuses… Car je suppose que tu ne les accepteras pas mon oncle.
-En effet… affirma froidement le dieu à voix basse. Mais je passerai outre pour cette fois quand même.
-Je t’en remercie, sourit Athéna. Je m’excuse tout de même pour lui. Je t’assure également que notre accore n’est absolument pas compromit suite à cet incident.

Shun se détendit nettement en entendant ça, mais une certaine tentions était toujours là. Athéna posa la main sur son épaule et le gratifia d’un chaleureux sourire :

-A bientôt Andromède.

Puis elle se tourna vers son oncle devant lequel elle s’inclina, avant de disparaître avec Ikki qui lui avait jeté un dernier regard triste.
Hadès c’était tourné vers sa représentante :

-Ca ira Pandore ? Demanda Hadès à sa prêtresse.
-Oui majesté. Ne vous inquiétez pas pour moi.
-Très bien, j’en suis heureux.
-Puis-je disposer ?
-Oui.

La Prêtresse Noire s’inclina majestueusement devant son maître avant de s’en aller puis les deux hommes retournèrent à leurs quartiers, sans un seul mots. Hadès toujours trois pas devant. Soudain, Shun s’arrêta, le poids de sa peur trop grande pour le laisser continuer. Ses mains tremblaient, des larmes coulaient sur son visage et il ne se rendait même plus compte de l’espace et du temps.

-Shun ?

Hadès s’était rapproché de lui et le regardait.

-J’ai eu si peur… Murmura le chevalier.
-…
-J’ai eu tellement peur de vous perdre ! s’exclama-t-il en se jetant contre la personne qu’il aimait le plus au monde pour pleurer contre lui.

Il s’accrocha à lui, comme si le lâcher signifiait le voir disparaître à jamais.

-Shun… Murmura Hadès en lui caressant les cheveux.

Lui aussi tremblait légèrement sous les bras de son amour, reste de la peur qu’il avait aussi eu que l’accort ne soit rompu. Andromède serra les vêtements de son compagnon. Si fort qu’il s’écorcha la main droite.

-Arrête, tu te fais du mal…

Il fit lâcher prise sa main droite et en lécha de mince filet de sang qui coulait, déplorant cette blessure auto-infligée. Le chevalier commença alors à le frapper au torse en essayant de crier :

-J’ai eu si peur ! Je ne veux pas que tu me laisses seul ! Je veux pas ! Non !
-Shun arrête, calme toi.
-Si peur… Je veux pas… Répétait inlassablement le chevalier, suppliant.

Il continuait de le frapper au torse sans grande force par rapport à celle qu’il pouvait vraiment déployer. Pleurant et tremblant. Il semblait incapable de se calmer, comme en état de choc. Hadès était surpris de sa réaction. L’aimait-il vraiment à ce point pour perdre la tête ainsi ?

-Shun !

Mais il ne l’entendait même plus. Le Seigneur Noir embrassa alors son protéger, qui versa une dernière larme avant de perdre connaissance contre lui. Il l’avait endormit. Le prenant dans ses bras le Maître des Enfers regarda son compagnon un instant.

-Pardonne-moi, mais c’était le seul moyen de te calmer… Lui murmura-t-il.

Il regarda brièvement d’un air triste la main blesser et l’emmena dans les appartement du chevalier. Là il l’allongea dans son lit et resta contre lui pour veiller sur son sommeil. Il murmura à son oreille :

-Ne t’inquiète pas, je serai toujours là pour toi… Shun…

Andromède qui tremblait toujours un peu, sembla se détendre comme s’il avait entendu. Hadès sourit et prit contre lui ce garçon qu’il chérissait tellement, encore un peu surprit mais touché par l’amour profond qu’il semblait lui porter.


Le chevalier se réveilla plus tard en sursaut. Des bras se resserrèrent alors sur lui et l’emmenèrent contre un torse froid et musculeux. Le garçon mit un temps avant de prendre conscience d’où il était et contre qui.

-Bonjour Shun… Fini par lui murmurer le Seigneur Noir.
-Bonjour…
-Tu as fais un cauchemar ? Continuas-t-il de murmurer.
-Oui… Frissonna le chevalier.
-Quel es-t-il ? l’encouragea-t-il d’un baiser dans le cou.
-C’est… Vous…
-Je ?

Shun frissonna de nouveau et se blottit d’avantage contre son amour avant de répondre :

-Vous étiez en train de vous éloigniez de moi. J’avais beau vous appeler, jamais vous ne me répondiez… Puis vous avez fini par définitivement disparaître, me laissant seul à la surveillance de mon frère.

Hadès soupira et caressa les cheveux et la nuque de son protéger.

-Dis-moi Shun ? Où te trouves-tu exactement à l’instant ?
-Dans vos bras…
-Donc tu vois, je n’ai pas disparus. Il t’auras fallut une journée complète pour faire un rêve absurde.

Shun tremblait. Hadès le fit légèrement s’écarter et lui souleva délicatement le menton pour l’empêcher de fuir son regard :

-Plutôt la Guerre Saint et risquer d’y mourir que de t’abandonner Shun, tu m’entends ?

Ce dernier eu un petit sourire et Hadès vint l’embrasser. Un profond et long baiser brûlant auquel Shun répondit sans hésitation. Ils se séparèrent au bout de quelques minutes et Hadès observa son protéger, les joues rosit et qui haletait légèrement suite au baiser. Ce dernier resserra sa main sur le vêtement de son aimé, un peu trop fort au goût du Seigneur Noir qui le fit lâcher. Andromède ne sembla pas comprendre.

-Je ne veux pas que tu te blesses d’avantage ou que tu t’écorches de nouveau… Murmura son interlocuteur en le regardant intensément et léchant ses plaies de la veille.

Shun rougit de plus belle. Puis les lèvres du Seigneur Noir se posèrent sur le cou de son protéger pour le mordiller et le lécher à loisir. Des soupirs s’échappèrent de la bouche du chevalier qui bascula sa tête en arrière en enfouissant l’une de ses mains dans les cheveux noirs de son bourreau.

-Etre aussi beau… Aussi sexy devrait être interdit… Ne sois qu’a moi. Murmura suavement Hadès en venant au dessus du chevalier Andromède.

Le jeune homme entre-ouvrit les yeux pour murmurer :

-Je vous appartient… Je suis entièrement votre. Je vous aime, Hadès-sama.

Sa main se glissa alors sur la virilité du Seigneur Noir qui gémis, et tressaillit de surprise. Il ne se serait jamais attendu à une telle initiative de la part de son compagnon, mais c’était loin de lui déplaire. Soupirant de plaisir sous ses caresses, il regarda son visage rouge d’excitation et de gêne. Hadès plongea pour embrasser ces lèvres tentatrices en un baiser passionné, et en profita pour inverser les positions. Shun fut un peu confus d’être au dessus et semblait ne plus savoir quoi faire. Hadès murmura à son oreille :

-Viens, continue donc de me faire plaisir et de me prendre… Je te guiderai si tu veux.

Lentement, un peu incertain, le jeune homme descendit jusqu’au bas-ventre de son partenaire pour y embrasser timidement sa virilité. Il poursuivit son travail avec plus ou moins de certitude jusqu’à l’engloutire, jusqu’au gémissement d’Hadès qui c’était quelque peu redresser pour admirer le spectacle.

-Shun… Je ne peux plus…

Ecoutant la supplique de son amant et son propre désire, Shun se plaça au dessus du sexe de son compagnon. Une lueur d’inquiétude apparue dans les yeux de ce dernier :

-Tu es sûre que ça ira ? Tu n’es pas préparé…
-Peu m’importe la douleur que je pourrais endurer si c’est vous qui me l’infligé… Et puis le plaisir me sera rendu mille fois…

Sourit le jeune homme. Puis il s’empala, criant de douleur et de plaisir mêlé. Il resta un instant immobile, laissant son amant le calmer par ses caresses dans ses cheveux et sur sa joue. Il commença enfin de lent va et vient, qui accélérèrent en même temps que leur plaisir montait. Hadès se déversa en lui le premier, mais le jeune chevalier suivit très vite, s’écroulant ensuite sur la poitrine de son amant, haletant.

-Je t’aime Shun, lui susurra-t-il. C’est un merveilleux cadeau que tu m’as fait…

Car le Seigneur Noir savait très bien qu’il avait demandé beaucoup d’efforts au chevalier pour faire cela de lui même. Lui qui était si réservé.
Ils s’endormirent alors l’un dans les bras de l’autre, Shun blottit contre Hadès, les joues encore un peu rouges, mais souriant.
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